Jeux Olympiques : quelles conditions pour louer son logement ?

Les Jeux Olympiques approchant, les propriétaires voient la manne financière arriver. Découvrez ici comment en profiter.

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Les propriétaires et locataires voient la manne arriver de loin. Les Jeux Olympiques se rapprochent à vitesse grand V. Aussi, cet évènement présentera une occasion exceptionnelle qui appâtera dans les grandes villes françaises les nombreux spectateurs. Paris, Marseille, Lyon, Nice ou encore Bordeaux verront leur tourisme augmenter dans la mesure où les épreuves s’y dérouleront. Dans cette mesure, il se trouve que mettre son logement en location représente une occasion de se faire de l’argent facilement. Toutefois, afin de se préserver des mauvaises surprises, il convient d’observer quelques règles.

Jeux Olympiques
Foule de supporters lors de la présentation de la torche des jeux olympiques de Paris 2024 le 25 juillet 2023 à Paris. Crédit photo – Rapho via Getty Images

 

Effectivement, la location de votre bien pour les Jeux Olympiques nécessite certaines prérogatives à respecter. D’ailleurs, cette démarche demeure strictement encadrée. En effet, dans ce cas de figure, l’objet de la location passe automatiquement dans la catégorie meublé de tourisme. De plus, vous êtes dans l’obligation d’en faire la déclaration auprès de la mairie de votre ville. En outre, cette déclaration peut se faire en ligne, à l’instar du site meubles-tourismes.paris.fr dans le cas de la capitale. Mentionnons que, cette démarche particulière ne concerne pas toutes les villes de l’hexagone. Dans ces conditions, renseignez-vous au préalable pour éviter d’écoper d’une éventuelle amande en cas de non-respect de la règle.

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De surcroit, le montant des loyers que vous aurez perçus s’avère imposable. Pour ce faire, une inscription au répertoire Sirène de l’Insee pour l’obtention de votre SIRET demeure obligatoire. Grâce à cela, vous pourrez remplir votre déclaration d’impôts en toute légalité. Par ailleurs, la location pour les Jeux Olympiques ne peut pas dépasser les 120 jours par an.

Quelles prérogatives pour louer son bien pour les Jeux Olympiques ?

À l’image des propriétaires, les locataires peuvent également se lancer dans l’aventure de la sous-location pour les Jeux Olympiques. Dans ce cadre, ces derniers ont l’obligation de se fier à la loi du 6 juillet 1989 qui règlemente cette opportunité. En effet, pour ce faire, les locataires doivent demander l’autorisation par écrit à leur propriétaire. De même, et c’est là où le bât blesse, le montant fixé pour la sous-location doit se trouver au même niveau que celui que le bailleur demande. Autant dire qu’avec une plus-value inexistante, cette opération ne représente aucun gain notable. De manière spécifique, les logements sociaux sont interdits à la sous-location.

Dans le cadre d’une location d’une résidence secondaire pour les Jeux Olympiques, la situation s’avèrera plus complexe. En effet, pour pallier le problème du manque de logements disponibles, certaines villes ont exigé un recours particulier en mairie. De fait, il vous faudra demander une autorisation de changement d’usage. Dans cette mesure, la mairie peut demander une règle de compensation. Ainsi, vous aurez à modifier un local à usage commercial en habitation dans le but de le rendre disponible à la location. En cas d’absence d’autorisation de changement d’usage, le propriétaire s’expose à une amende de 50 000 euros.

Par quel biais louer son bien ?

Avec les Jeux Olympiques, les plateformes comme Airbnb vont être prises d’assaut pour mettre en relation propriétaires et locataires. Effectivement, passer par une plateforme reconnue permet d’avoir certaines garanties non négligeables. Dans cette mesure, le site Airbnb met en avant une garantie spéciale afin de couvrir d’éventuelles dégradations liées à la location. Évidemment, cette dernière possède ses limites. Effectivement, elle ne couvre pas les dommages sur les œuvres d’art et objets de collection. Cependant, l’entreprise sert de médiateur parfois utilise dans les litiges entre propriétaire et locataires.

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Avec les Jeux Olympiques, il demeure certain que les prix des locations vont flamber. Notamment dans les quartiers centraux des villes accueillant des épreuves. Il convient donc de faire une veille des prix, avant de soi-même mettre son bien en location. De plus, l’État souhaite mettre en place une politique de limitation des prix de locations pour éviter les abus.

Au-delà des garanties proposées par les sites de locations comme Airbnb, les propriétaires doivent posséder une assurance multirisque habitation. Néanmoins, il convient de mentionner que tous les contrats ne sont pas logés à la même enseigne. Dans cette mesure, il s’avère nécessaire de vérifier les clauses de celui-ci avant de mettre son bien en location.

Le locataire peut également avoir son rôle à jouer. En effet, ce dernier peut avoir une assurance responsabilité civile villégiature. Cette assurance fournira un dédommagement en cas d’accidents provoqué par le locataire.

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