Crise énergétique : les aides de l’état auxquelles vous pouvez prétendre

Face à la crise énergétique, le gouvernement prévoit plusieurs aides pour les ménages et les entreprises. Quelles sont ces aides ?

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Avec la crise énergétique actuelle, il n’est pas envisageable de voir les factures d’énergie baisser cette année. La situation dans les pays européens qui cause cette crise ne semble pas encore s’améliorer.

Les ménages ne peuvent que compter sur les aides du gouvernement pour lutter contre les hausses de prix. L’État prévoit déjà la mise en place de nombreuses aides qui entrent dans le budget 2023. On vous dit tout.

Un bouclier tarifaire contre la crise énergétique

Depuis 2021, les ménages bénéficient du bouclier tarifaire qui vise à plafonner la hausse du prix de l’énergie. En 2023, sous le signe d’une crise énergétique, le dispositif limite la hausse des prix du gaz et de l’électricité à 15 %.

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Le bouclier tarifaire de 2023 prend en charge tous les ménages, y compris les copropriétés et les logements sociaux. Comme le précise l’administration française sur le site du service public, les petites entreprises et les plus petites communes vont aussi en bénéficier.

Pour les ménages, l’augmentation moyenne du prix du gaz serait à 25 euros cette année. Sans le dispositif de plafonnement, la facture mensuelle aurait augmenté de 200 euros. Quant à l’électricité, la hausse est estimée à 20 euros au lieu de 180 euros.

Un « amortisseur électricité » pour les TPE-PME

Les très petites entreprises (TPE) avec un compteur dont la puissance est supérieure à 36kVA vont bénéficier d’un « amortisseur électricité ». Cette aide pour lutter contre la crise énergétique concerne aussi toutes les petites et moyennes entreprises (PME).

Ces entreprises ne sont pas éligibles au bouclier tarifaire. Le dispositif permet la prise en charge d’environ 20 % de leurs factures d’électricité. Le dispositif applicable depuis le 1er janvier 2023 est prévu pour une durée d’un an.

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Le gouvernement prolonge l’aide « gaz électricité » pour les entreprises les plus consommatrices en énergie. Les entreprises remplissant les conditions pourront alors en bénéficier jusqu’au 31 décembre 2023.

Crise énergétique : nouvelle aide au carburant

La remise de 10 centimes à la pompe a pris fin pour donner la place à la nouvelle aide au carburant. Ce nouveau dispositif appelé indemnité carburant concerne 50 % des ménages les plus modestes. Cette aide pour financer les dépenses en carburant pour se rendre au travail est l’équivalent d’une ristourne de 10 centimes.

Une indemnité de 100 euros sera versée aux travailleurs qui se déplacent avec leur véhicule pour aller au travail. Cette aide contre la crise énergétique est attribuée à chaque personne remplissant les critères. Autrement dit, un couple recevra chacun 100 euros de la part du gouvernement.

Des chèques énergie « fioul » et « bois »

Vers le printemps 2023, le gouvernement va attribuer un nouveau chèque énergie aux Français. Selon le ministère de l’Écologie, le montant chèque énergie classique 2023 se situera entre 48 et 277 euros. Il dépendra des revenus et de la composition familiale d’un foyer.

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Tout comme les anciens chèques énergie, le nouveau chèque peut régler toutes les factures d’énergie et de chauffage pour traverser cette crise énergétique. Il peut aussi prendre en charge certaines dépenses pour les rénovations énergétiques.

Par ailleurs, les Français se chauffant au fioul ont jusqu’au 31 mars 2023 pour demander leur chèque. Pour rappel, il s’agit d’un chèque exceptionnel allant de 100 à 200 euros selon les revenus des ménages bénéficiaires.

Le chèque énergie exceptionnel bois peut être demandé jusqu’à fin avril 2023. Ce coup de pouce se destine aux ménages utilisant un système de chauffage au bois. Il peut être d’un montant de 50, de 100 ou de 200 euros.

Le dispositif MaPrimeRénv’ rehaussé en 2023

La crise énergétique est une raison pour certains d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique dans son logement. Le dispositif MaPrimeRénov’ sert à aider les Français à financer ce genre de travaux.

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Cette année, cette aide va augmenter pour les ménages « très modestes et modestes ». L’évolution des primes individuelles sera de 3 000 euros pour les ménages très modestes. L’augmentation sera de 1 500 euros pour les ménages aux revenus modestes.

D’ailleurs, les forfaits « rénovation globale » et les plafonds des travaux éligibles au financement seront aussi réévalués. Le but est d’accentuer le soutien aux ménages modestes en cas de projets de rénovation mis à mal face à la crise énergétique.

Le dispositif MaPrimeRénov’ ne va plus prendre en charge l’installation d’une chaudière à gaz. Le ministre de la Transition écologique veut réduire progressivement la dépendance aux énergies fossiles, dont le gaz.

Jusque-là, le remplacement d’une chaudière au fioul par une chaudière à gaz ouvrait droit à un bonus. À partir du 1er avril 2023, les Français ne pourront plus bénéficier de ce bonus qui allait de 1 000 euros.

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Source : Franceinfo

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