SMIC : une nouvelle augmentation prévue dès le 1er janvier 2023

En 2023, le salaire minimum de croissance devrait augmenter de 1,8 %, mais le panel d’économistes veut modifier la revalorisation du SMIC.

SMIC : une nouvelle augmentation prévue dès le 1er janvier 2023 – Source : IStock

Chaque année, le gouvernement augmente automatiquement le montant du salaire minimum de croissance ou SMIC. Actuellement, la valeur du salaire minimum est de 1 329,05 euros par mois. Une somme résultant des trois revalorisations au cours de l’année.

Au 1er janvier 2023, le SMIC pourrait augmenter de 24 euros supplémentaires. Si cela peut ravir les foyers les plus modestes, le panel d’économistes semble y voir un problème. Ce dernier ne recommande pas au gouvernement de donner un coup de pouce.

Le SMIC revalorisé de 5,6 % au total

La revalorisation automatique du SMIC au début de l’année 2023 pourrait être de 1,8 % soit environ 24 euros de plus. Avant chaque hausse, le gouvernement consulte l’avis du panel d’économistes.

Concernant la hausse de 2023, ce groupe d’experts en économie ne recommandent aucun « coup de pouce ». Gilbert Cette, économistes membres du groupe d’experts estime que « le SMIC a été revalorisé de 5,6 % au total » en 2022.

Une observation juste de la part du professeur à Neoma Business School. En effet, sous la pression de l’inflation, la valeur du SMIC a augmenté plus de deux fois. La première fois était au mois de janvier pour la revalorisation automatique.

La seconde augmentation a eu lieu au 1er mai 2022 et la troisième au 1er août. Aujourd’hui, le salaire minimum mensuel s’établit à 1 329,05 euros net. L’année prochaine, la loi va permettre une nouvelle revalorisation si les prix de consommation augmentent de plus de 2 %.

Le calcul va se baser sur la hausse des prix pour les ménages les plus modestes, soit 20 % de la population. Et ce, sur l’espace de quelques mois.

Vers une réforme du salaire minimum ?

La revalorisation automatique du SMIC permet de protéger le pouvoir d’achat salarial des smicards. Cependant, le panel d’économistes prévient que si elle est trop forte, elle pourrait avoir des effets négatifs sur l’emploi des travailleurs.

« Un coup de pouce ne nous paraît pas opportun car cela pourrait avoir un effet préjudiciable sur l’emploi des plus fragiles », confie Gilbert Cette à l’Express.

Le président du groupe d’experts rappelle que l’économie en France est encore fragile. Ce dernier explique que même si le taux de chômage a baissé, il reste élevé. Le système connaît un déficit commercial structurel important.

Ce que le panel d’économistes recommande, c’est une réforme des salaires minimum. Il faudrait modifier la formule de revalorisation du SMIC. Le groupe d’experts suggère par exemple d’indexer le SMIC sur la moyenne des évolutions des minimas salariaux.

Augmentation des retraites

Le 1er janvier 2023, les pensions de retraite de base vont évoluer après les différentes revalorisations de cette année. Il est important de savoir que l’augmentation au mois de juillet était une anticipation de la hausse de 2023.

La loi de financement de la Sécurité sociale pourrait augmenter la pension de base de 0,8 %. Ceci équivaut à 12 euros nets supplémentaires pour une retraite de base de 1 500 euros.

Cette hausse des régimes de bases va concerner les retraités de :

  • La CNAV (Caisse nationale d’assurance-vieillesse)
  • La CNRACL (Caisse nationale des agents des collectivités locales)
  • Le SRE (Service des retraites de l’Etat)
  • La CNAVPL (Caisse nationale d’assurance-vieillesse des professions libérales)

Les retraites complémentaires Agirc-Arrco ont déjà augmenté de 5,12 % au 1er novembre dernier. Quant aux retraites des régimes agricoles, le gouvernement pourrait adopter un nouveau mode de calcul à partir de 2026.

Les pensions des anciens agriculteurs se baseront sur leurs 25 meilleures années de carrière. Pour Julien Dive des Républicains, il est question de réparer l’injustice que subissent les agriculteurs.

Par ailleurs, le montant des petites retraites va aussi augmenter en 2023. La pension minimum après la réforme des retraites dépendra de la valeur du SMIC. Le gouvernement prévoit d’augmenter le montant minimal auquel un retraité a droit à 85 % du SMIC.

Selon la Première ministre, les pensions minimums pourraient atteindre les 1 200 euros à l’adoption de la réforme des retraites.

Barème de l’impôt sur le revenu

En 2023, le gouvernement appliquera un nouveau barème de l’impôt sur le revenu. Le projet de loi de finances pour 2023 a permis une revalorisation de 5,4 % du barème. Ceci protégera les Français de la hausse des impôts.

Les contribuables pourraient même subir une baisse des impôts. Pour un revenu imposable de moins de 10 777 euros, le contribuable n’aura pas d’impôts à payer l’an prochain.

Si un foyer gagne entre 10 777 et 27 478 euros en 2022, son taux d’imposition sera de 11 %. Ceux qui touchent un revenu imposable entre 27 478 euros et 78 570 euros seront taxés à 30 %.

Si le contribuable gagne de 78 570 euros à 168 994 euros de revenu imposable, le taux d’imposition en 2023 sera de 41 %. Pour un revenu imposable à partir de 168 994 euros, le taux d’imposition sera de 45 %.

La taxe d’habitation et taxe foncière en 2023

En parlant d’impôts, les Français ont connu un soulagement depuis cette année avec la suppression de la redevance TV. C’est aussi la dernière année pour la taxe d’habitation sur les résidences principales.

Les contribuables n’auront plus à payer cet impôt au fisc en 2023. Cependant, la taxe d’habitation s’appliquera toujours sur les résidences secondaires. Le mode de calcul de cette taxe n’est pas le même dans toutes les communes.

Dans certaines communes, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires est majorée. Si un contribuable ne veut pas subir cette majoration, il peut faire une demande. D’après le site Service Public, il faut s’adresser au centre des impôts dans la commune.

Par ailleurs, l’arrivée de l’année 2023 annonce une forte augmentation de la taxe foncière. Les propriétaires immobiliers doivent s’attendre à une hausse qui pourrait atteindre 62 % dans la capitale. Cela s’explique principalement avec l’augmentation des valeurs locatives cadastrales.

Pourtant, c’est sur cette valeur que dépend le calcul de la taxe foncière. La prochaine hausse des valeurs locatives cadastrales dépendra de la flambée des prix à la consommation de cette année. Cela pourrait atteindre 7 % d’où l’incroyable hausse de la taxe d’habitation.

Source : MoneyVox