Contrôle technique : ces deux nouveaux critères font leur entrée, ce qu’il faut savoir

Deux éléments nouveaux font leur apparition dans le contrôle technique. Il s’agit de l’eCall et la collecte de données. Les détails.

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Le contrôle technique auto connaît une évolution importante avec l’introduction de nouvelles mesures. Deux éléments majeurs sont à l’honneur : le système d’appel d’urgence eCall et la collecte de données. Ces changements apportent des améliorations importantes en termes de sécurité et de suivi des véhicules. En revanche, cette modernisation n’est pas sans conséquence sur les coûts liés aux contrôles techniques. Il est donc essentiel de comprendre ces nouveautés et leur impact financier pour tous propriétaires de véhicules. On fait le point dans cet article.

Contrôle technique et collecte de données

Dès le 20 mai, les contrôleurs techniques sont tenus d’observer les données de consommation de carburant des véhicules. La mesure répond à la réglementation OBFCM (On Board Fuel Consumption Monitoring).

Elle exige désormais aux constructeurs d’équiper leurs véhicules d’un logiciel enregistrant les données de consommation. La disposition s’applique aux véhicules immatriculés à partir du 1er janvier 2021 et soumis à un contrôle technique à partir du 20 mai 2023.

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Cela vaut aussi pour les voitures électriques et hybrides rechargeables. Le logiciel enregistre les informations relatives à la consommation de carburant, d’électricité, à la distance parcourue et au débit de carburant. Toutefois, la collecte et la transmission de ces données demeurent facultatives.

Contrôle technique
Contrôle technique automobile – Crédits photos : iStock

La collecte et la transmission des données nécessitent d’abord l’accord de l’automobiliste. Ainsi, les automobilistes ayant la possibilité de s’y opposer. Cela dit, ce refus doit faire l’objet d’un document spécifique. Il s’agit d’un formulaire détaillant les motifs du refus.

Cependant, cette procédure est plus contraignante et chronophage. Il est même préférable d’accepter la collecte. Les constructeurs, les autorités nationales ou même les véhicules eux-mêmes peuvent transmettre les données collectées de manière anonyme.

L’objectif de l’Union européenne est d’évaluer les différences de consommation entre les valeurs déclarées par les constructeurs et les chiffres réels observés lors de l’utilisation des véhicules d’ici 2026. Des sanctions pourraient alors être appliquées si des écarts importants sont constatés.

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Contrôle technique et bouton d’appel d’urgence

Le nouveau contrôle technique met l’accent sur les consommations. Mais il introduit également un nouveau critère : le bouton d’appel d’urgence. Ce bouton est connu sous différents noms, comme eCall, SOS ou Urgences.

Celui-ci a pour fonction de permettre aux conducteurs de contacter les secours et d’être géolocalisés en cas d’accident grave. Le bon fonctionnement de ce système est primordial. Voilà pourquoi, son inclusion dans le contrôle technique périodique.

L’objectif du système eCall est d’assurer une communication vocale automatique avec les secours. Il permet de fournir les coordonnées GPS du véhicule en cas de détection d’un accident par les capteurs intégrés.

Le conducteur a également la capacité de l’activer manuellement lorsque cela est nécessaire. Parmi les treize défaillances potentielles qui peuvent être détectées, douze d’entre elles sont classées comme des problèmes mineurs.

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Cependant, si une partie matérielle du système d’appel d’urgence est manquante en totalité ou en partie, une contre-visite sera obligatoire. Cette défaillance majeure devra ainsi être réparée dans les deux prochains mois.

Les dysfonctionnements du système eCall, comme l’allumage du voyant de dysfonctionnement du système eCall, les problèmes de signal GPS, les versions incorrectes du logiciel ou les pannes des composants audio, seront classés comme des défaillances mineures. Ils n’entraîneront pas de contre-visite ni de réparation obligatoire.

Contrôle technique
Un technicien en uniforme répare le volant d’une voiture – Crédits photos : iStock

Une légère augmentation des coûts

L’impact financier de ces nouvelles mesures sur le prix des contrôles techniques est sujet à discussion. Avec ces nouvelles exigences, le contrôle technique comprend désormais 136 points de vérification au total.

La collecte des données nécessite l’utilisation d’un logiciel approprié. Cela pourrait exiger une mise à jour matérielle. En ce qui concerne les coûts, il est probable que ce nouveau test entraîne des frais supplémentaires pour les centres de contrôle technique.

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Cela peut avoir un impact sur le temps alloué aux contrôles, ce qui pourrait se traduire par une légère augmentation des tarifs. Cependant, selon Geoffrey Michalak, directeur technique et formation du groupe SGS, les augmentations resteront marginales. Elles ne devraient pas dépasser 15 à 20 %.

Bien qu’il n’y ait pas de règle spécifique, chaque centre de contrôle est libre d’appliquer ses propres tarifs. La possibilité d’une éventuelle augmentation du prix du contrôle technique n’est donc pas à écarter. Par ailleurs, l’ajout du système d’urgence eCall ne devrait pas entraîner de surcoût spécifique lors du contrôle technique.

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