Amélie Oudéa-Castéra : la nouvelle ministre de l’Éducation nationale en pleine tourmente

Ministre des Sports depuis 2022, Amélie Oudéa-Castéra commence son nouveau mandat à l’Éducation nationale avec un gros scandale…

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Le 8 janvier dernier, la démission d’Élisabeth Borne a déclenché une vaste réaction en chaîne. Il a d’abord fallu que le Président de la République désigne un nouveau Premier ministre. À la surprise générale, Emmanuel Macron a porté son choix sur un jeune homme politique prometteur : Gabriel Attal (ministre de l’Éducation nationale depuis l’été 2023). À 34 ans, le nouveau chef du gouvernement a dû mettre en place un gouvernement. Tout en essayant de “limiter” le nombre de ministres. Ainsi, Amélie Oudéa-Castéra, déjà ministre des Sports, et des jeux olympiques et paralympiques, a pris la tête du ministère de l’Éducation nationale. Or, à peine nommée, cette dernière se trouve déjà au cœur d’une immense polémique… On fait le point !

Un mauvais exemple qui irrite déjà les enseignants

En France, il fut un temps où l’école de la république faisait rêver les parents comme les enfants. Avec une discipline parfois stricte, les instituteurs d’autrefois avaient la lourde tâche d’instruire les citoyens et les professionnels de demain. L’égalité des chances et le mérite formaient la promesse d’une ascension sociale pour les générations futures. Mais les établissements scolaires ont changé… Et même Amélie Oudéa-Castéra, a choisi de délaisser l’école publique au profit d’une institution privée, pour la scolarité de ses enfants. Une décision assumée, qui a fait couler beaucoup d’encre, alors qu’elle vient d’obtenir le poste de la ministre de l’Éducation nationale. 

“Je vais vous dire pourquoi nous avons scolarisé nos enfants à l’école Stanislas [NDLR : un établissement privé]. Je vais vous raconter brièvement cette histoire. Celle de notre aîné, Vincent. Vincent qui a commencé, comme sa maman, à l’école publique. À l’école Littré. Et puis, la frustration de ses parents, mon mari et moi, qui avons vu, des paquets d’heures, qui n’étaient pas sérieusement remplacées. Et à un moment, on en a eu marre. Comme des centaines de milliers de familles.”

Des propos qui ont fait l’effet d’un coup de tonnerre dans l’opinion, mais aussi au sein du personnel de l’enseignement public. Il faut dire que tous les parents ne peuvent pas payer pour la scolarité de leurs enfants. D’autant que l’école reste, en théorie, un service public gratuit pour tous dans notre pays. Or, il est vrai que les syndicats et les parents d’élèves, déplorent, depuis des années, le manque de moyens et de professeurs dans le public. Dans ce contexte, les déclarations d’Amélie Oudéa-Castéra ont suscité une volée de critiques à son encontre, en ligne comme dans les médias. 

“Ces dernières années, il y a des classes qui sont restées six mois sans professeur dans une discipline, y compris dans des classes à examen. Ce qui est problématique dans les propos d’Amélie Oudéa-Castéra, c’est qu’elle est ministre aujourd’hui. Sa responsabilité, c’est de trouver des solutions à ces difficultés. », rappelle Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du SGEN-CFDT, lors d’une interview accordée à TF1

Amélie Oudéa-Castéra tente de rattraper la situation

Dès le samedi 13 janvier 2024, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale a essayé de revenir sur ses propos, afin de présenter ses excuses. Elle regrette en effet d’avoir pu heurter l’équipe éducative de l’école Littré. Ce mardi 16 janvier au matin, Amélie Oudéa-Castéra a décidé de venir sur place, pour échanger avec le personnel de l’établissement. En sortant de sa voiture, bien escortée, elle a dû faire face à des huées. Et sur la Toile, de nombreux internautes appellent déjà à sa démission, moins d’une semaine après sa nomination.

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Et dans l’hémicycle, les députés de l’opposition ne semblent pas plus tendres avec Amélie Oudéa-Castéra. Allant jusqu’à fustiger ses compétences sur un sujet aussi crucial que l’éducation des jeunes Français.

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