CDI : tout savoir sur la période d’essai du contrat de travail à durée indéterminée

En général, un CDI requiert d’abord un passage par une période d’essai. Voici les informations importantes à connaître avant de signer.

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Les employeurs ont tendance à proposer une période d’essai de CDI aux nouveaux employés. La période d’essai de CDI n’est pas obligatoire, mais elle se présente comme une assurance pour le salarié et l’employeur.

Étant une étape déterminante de votre vie professionnelle, vous devez connaître les dispositions légales qui l’encadrent. Vous devez aussi connaître sa durée et d’autres informations clé avant la signature d’un CDI. On vous dit tout.

À quoi sert la période d’essai en CDI ?

La période d’essai est très importante pour l’employeur et le salarié. Durant cette période, avant la signature d’un CDI, ils expérimentent leur collaboration pour s’assurer qu’elle soit conforme à leur attente.

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Si le contrat de travail mentionne la mise en place de la période d’essai, le salarié et l’employeur doivent la respecter. Durant cette période, le salarié touchera le même salaire que celui précisé dans le contrat.

La période commence à partir du 1er jour du contrat en prenant en compte tous les jours fériés ou chômés. Le décompte qui se fait de manière calendaire est le même pour un travail à temps plein et à temps partiel.

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Cheffe d’entreprise en réunion avec deux de ses employés en CDI dans son bureau – Crédits photos : iStock

Il se peut que la période d’essai en CDI soit renouvelée. Et ce, seulement si des dispositions conventionnelles ont été prises. Cela doit être mentionné clairement dans le contrat de travail signé.

La qualification du salarié définit la durée de la période d’essai en CDI :

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  • Pour un ouvrier ou employé : la période d’essai est de 2 mois et peut être reconduite pour 2 mois de plus maximal.
  • Pour un agent de maîtrise ou technicien : la durée initiale est de 3 mois et peut aller au total 6 mois s’il y a renouvellement.
  • Pour un cadre : la période d’essai en CDI est de 4 mois et peut aller jusqu’à 8 mois.

À la fin de la période d’essai, le contrat à durée indéterminée se poursuit, sauf le cas d’une décision de rupture.

La période d’essai en CDI peut-elle être rompu ?

Une rupture pourrait très bien survenir au cours de la période d’essai. Cela pourrait être à cause de la décision de l’employeur ou du salarié de mettre un terme à la collaboration.

Dans un cas de rupture, aucun des deux parties n’aura besoin de préciser la raison. Ils doivent néanmoins respecter le délai de prévenance. L’employeur doit effectuer les formalités administratives avant le départ du salarié.

Il doit lui donner :

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  • Un certificat de travail
  • Une attestation Pôle Emploi
  • Son solde de tout compte

En cas de rupture à l’initiative de l’employeur

Il n’y a pas vraiment de démarche particulière à effectuer. L’employeur ne peut toutefois pas mettre fin à une période d’essai pour un motif discriminatoire. Si le motif est dû à une faute de l’employé, une procédure disciplinaire doit d’abord avoir lieu.

L’employeur doit respecter le délai de prévenance ou verser une indemnité compensatrice à son employé. Ce délai dépend de la durée du temps que le salarié a déjà passé dans son entreprise. Si le salarié officie dans l’entreprise depuis moins de 8 jours, le délai de prévenance dure 24 h.

Si sa présence est comprise entre 8 jours et 1 mois, le délai est de 48 h. Entre 1 mois et 3 mois, le délai de prévenance est de 2 semaines. Si le salarié a déjà passé plus de 3 mois dans l’entreprise, le délai est de 1 mois.

En cas de rupture à l’initiative de l’employé

Le salarié doit informer son employeur de son souhait d’interrompre la période d’essai en CDI. Il doit aussi respecter le délai de prévenance qui dépend du temps qu’il a passé dans la société. La rupture d’une période d’essai à l’initiative de l’employé ne lui ouvre pas de droits à l’allocation chômage.

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Un chômeur tient une boîte en carton avec une lettre de démission – Crédits photos : iStock

Cependant, l’employé pourrait bénéficier de l’allocation s’il a dû rompre la période pour des raisons exceptionnelles telles que :

  • Un déménagement
  • La création d’une entreprise
  • Un projet de reconversion professionnelle

Que se passe-t-il en cas d’arrêt-maladie ?

Vous êtes en période d’essai en CDI et votre médecin vous donne un arrêt-maladie ? Cela peut arriver si vous êtes malade, dans le cas d’un accident de travail ou si vous avez une maladie professionnelle.

Lorsqu’un salarié est en arrêt-maladie, la durée de la période d’essai en CDI est prolongée. L’essai est alors reconduit sur le nombre de jours calendaires de l’arrêt-maladie. Par exemple, si vous avez arrêté 2 semaines, la fin de votre période d’essai sera retardée de 14 jours calendaires.

À noter qu’un arrêt-maladie ne peut pas justifier une rupture de période d’essai. Vous ne risquez donc pas de perdre votre emploi à cause d’un simple arrêt de travail.

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Sources : aide-sociale.fr

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