Selon les spécialistes de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), repris par l’ONU, il y a désormais 70 % de chances que la limite fixée par l’accord de Paris de 2015, soit ne pas dépasser +1,5 °C, ne soit pas respectée. Face à cette urgence, les pays européens multiplient les mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En France, cela passe par un malus écologique durci : dès 113 g de CO₂/km, le malus est de 50 € et peut atteindre jusqu’à 70 000 €, voire 90 000 € selon la loi de finances 2025. Autant dire que le marché des véhicules thermiques s’effondre.
Mais un autre pays européen va encore plus loin : le Danemark.
Malus au Danemark : posséder une voiture est un véritable luxe
Dans ce pays scandinave, les conducteurs doivent composer avec un système fiscal redoutablement dissuasif. Ainsi, tout commence par une taxe d’immatriculation progressive en fonction du prix du véhicule :
- 25 % pour les voitures valant moins de 72 900 couronnes danoises (≈ 9 770 €)
- 85 % pour les véhicules entre 72 900 et 226 500 couronnes (≈ 9 770 à 30 356 €)
- 150 % pour toute somme au-delà de 226 500 couronnes (≈ 30 356 €)
À cela s’ajoute une TVA de 25 % sur le prix total du véhicule, sans aucune exception. Et ce n’est pas tout. Le pays applique également un malus écologique par gramme de CO₂, encore plus punitif que celui en vigueur en France :
- 270 couronnes (≈ 36 €) par gramme dès 109 g/km de CO₂
- 1 064 couronnes (≈ 142 €) par gramme à partir de 139 g/km
Pour donner un exemple très parlant, une Dacia Sandero, souvent considérée comme l’un des véhicules les plus abordables d’Europe, atteint au Danemark 149 990 couronnes, soit environ 20 090 € une fois toutes les taxes incluses. À titre de comparaison, elle coûte 12 990 € en France. De fait, le système danois est clairement pensé pour freiner au maximum l’achat de véhicules thermiques.
À lireVacances en vue ? Ce piège à 135 € d’amende et voiture bloquée peut tout gâcherLe message est clair : au Danemark, la voiture individuelle est une option coûteuse, volontairement dissuasive par la fiscalité, dans une logique environnementale stricte. Toutefois, à noter que l’ensemble de ces mesures ne concernent que les véhicules thermiques.


