Vignette Crit’Air : ne cliquez surtout pas sur ce genre de SMS, il s’agit d’une arnaque

Faites attention aux arnaques à la vignette Crit’Air qui prospèrent de plus en plus. Une journaliste de Franceinfo nous en dit plus.

Vignette Crit’Air : ne cliquez surtout pas sur ce genre de SMS, il s’agit d’une arnaque – Source : Getty Images

Nos confrères de Franceinfo ont récemment détaillé une mise en garde au sujet de la vignette Crit’Air obligatoire. Il s’agit d’un document sécurisé que l’on délivre en France à partir des informations figurant sur le certificat d’immatriculation d’un véhicule. Ce document atteste de son niveau de pollution.

La police lance des appels à la prudence

En ce moment, les arnaques se font de plus en plus fréquentes. De ce fait, dans plusieurs régions, la police sensibilise les conducteurs en lançant des appels à la prudence, dans les Pyrénées-Orientales, à Strasbourg, etc. En effet, ces arnaques concernent également la vignette Crit’Air.

Ces vignettes, c’est le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires qui les éditent. Sur son site, ce ministère a publié le message suivant :

« Méfiez-vous des intermédiaires et des sites frauduleux ».

Fanny Guinochet, journaliste chez Franceinfo, nous livre ses conseils.

Un rappel sur la vignette Crit’Air

Questionnée par Franceinfo, Fanny Guinochet a d’abord rappelé ce qu’est une vignette Crit’Air. Cette dernière, selon la journaliste, permet de classer les véhicules selon leur niveau de pollution. Cette vignette est nécessaire pour entrer dans les zones dites de faibles émissions mobilités, les ZFE.

On la place sur le pare-brise des véhicules. Plusieurs métropoles de la France ont ou mettent en place ces zones en question, selon Fanny Guinochet. Depuis le 1er janvier, les véhicules Crit’Air 5 ne peuvent plus entrer dans les ZFE. Ce seront les véhicules Crit’Air 4 au 1er janvier 2024…

Cette vignette Crit’Air n’est pas du tout très chère selon Mme Guinochet. On peut l’avoir à 3,70 euros avec les frais d’affranchissement en France. Étant donné, justement, que la somme est faible, on est moins méfiant.

Si vous souhaitez l’obtenir, il vous faut en faire la demande sur le site du gouvernement. En cette vignette obligatoire, des petits malins ont vu un sacré marché et en profitent pour en faire un juteux business.

Manière de procéder des escrocs

Franceinfo lui a ainsi posé la question de savoir comment ne pas se faire duper. Ce à quoi Fanny Guinochet a répondu en détaillant d’abord la manière de procéder des escrocs. En effet, souvent, ces derniers passent par des SMS et des mails. Voici à quoi ressemble le message :

« Nos agences ont constaté que votre véhicule n’était pas muni de la vignette réglementaire Crit’Air 2023, veuillez la récupérer, sous peine d’une contravention dans les 48 h. »

Ce message est suivi d’un lien internet qui vous dirige sur un site qui ressemble aux sites officiels quand vous cliquez dessus. Vous verrez sur ces sites des logos très bien faits ressemblant à ceux des sites officiels. On vous demande ensuite vos données personnelles ainsi que vos coordonnées bancaires et là vous vous faites siphonner vos comptes.

Que faire face aux sites et aux SMS douteux ?

Puis, Fanny Guinochet a affirmé qu’il faut ignorer ces sites et SMS. Elle souligne qu’il ne faut pas ouvrir le lien et surtout, il ne faut pas transmettre vos coordonnées bancaires. Il a aussi rappelé qu’il n’y a qu’un seul site de la vignette Crit’Air (Certificat qualité de l’air).

Il s’agit du certificat-air.gouv, le seul site officiel qui délivre la vignette Crit’Air que l’on vous établit selon les émissions polluantes de votre véhicule. Elle a également fait savoir que les autorités n’envoient jamais de messages aux usagers.

Puis, la journaliste a également mis en garde contre des ribambelles de faux sites qui fleurissent. Ces derniers proposent des vignettes à 15, 20 ou 30 euros. Ils vous suggèrent de passer par eux et de jouer les intermédiaires avec les autorités. Ce qui n’est évidemment pas nécessaire.

Vignette Crit’Air : les zones à faibles émissions

Cette arnaque prospère parce que les zones à faibles émissions (ZFE) se multiplient dans l’Hexagone. Il y a onze agglomérations qui l’ont déjà mis en place, obligeant ainsi de s’acquitter de la vignette Crit’Air. Il s’agit de Grand Paris, Lyon, Aix-Marseille, Toulouse, Nice, Montpellier, Strasbourg, Grenoble, Rouen, Reims et Saint-Étienne.

En vertu de la loi Climat, les 43 métropoles de plus de 150 000 habitants devront d’ici 2025 instaurer une ZFE. Selon l’entourage du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires :

« Les agglomérations ont jusqu’à mi-2023 pour en faire la demande, mais aucune ne l’a fait jusqu’à présent, et moins d’une dizaine devrait être concernée. »

Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, a reconnu un « défaut pédagogique ». C’était lors d’un débat au Sénat le 10 janvier. Il a ainsi annoncé le lancement d’une grande campagne de communication nationale « au deuxième trimestre 2023 ».

Source : Franceinfo