Aide de 100 euros : une nouvelle prime versée à partir du 1er janvier, qui est concerné ?

À partir du début de l’année 2023, certains Français bénéficieront d’une aide de 100 euros. Qui pourrait prétendre à cette nouvelle prime ?

Aide de 100 euros : une nouvelle prime versée à partir du 1er janvier, qui est concerné ? – Source : Getty Images

Le gouvernement met en place différents coups de pouce afin de venir en aide aux Français qui font face à l’inflation. Cette dernière implique notamment la hausse des prix du carburant. Pour bien commencer la nouvelle année qui s’annonce, certains bénéficiaires percevront une aide de 100 euros. Cela étant, de quoi il retourne exactement ?

Plan national « covoiturage du quotidien »

À en croire le site de l’administration française, Service-Public, il s’agit d’un nouveau levier. Celui-ci est indispensable à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cela dit, il a pour but d’encourager le covoiturage.

C’est pourquoi on l’appelle plan national « covoiturage du quotidien ». L’objectif fixé est de passer de 900 000 trajets de covoiturage quotidiens à 3 millions en 2027. Ce nouveau coup de pouce cible les trajets domicile-travail.

Il prévoit une aide de 100 euros « pour les conducteurs qui se lancent dans le covoiturage courte distance dès le 1er janvier 2023 ». Le versement se fera sous forme monétaire ou de bon d’achat et il se fera de manière progressive.

En effet, voici ce que précise le site du gouvernement à propos du versement graduel de la prime covoiturage 2023 :

  • Un premier versement de 25 euros à effectuer au plus tard 3 mois après le 1er trajet de covoiturage
  • Un second versement de 75 euros à effectuer au plus tard 3 mois après la réalisation du 10e trajet de covoiturage

Quelques conditions à respecter

Quelques conditions sont à respecter pour bénéficier de ce plan national « covoiturage du quotidien ». Il faut pour cela :

  • Disposer d’un permis de conduire
  • Faire un premier trajet en covoiturage en tant que conducteur en 2023. Puis en effectuer 9 autres dans les 3 mois suivants.
  • Ne pas parcourir une distance allant au-delà de 80 kilomètres en France
  • Utiliser un opérateur de covoiturage éligible

En effet, le gouvernement a retenu plusieurs plateformes de covoiturage. Pour bénéficier de l’aide de 100 euros, il faut passer par l’un de ces opérateurs. Parmi ceux-ci : BlaBlaCar Daily, Coopgo, Ecov, La roue verte, Mobicoop, Karos, Klaxit ou encore Ynstant.

Cela dit, optez pour l’une de ces plateformes pour effectuer vos trajets de covoiturage à partir du 1er janvier 2023. Ainsi, vous pourrez percevoir l’aide de 100 euros, si évidemment vous respectez les autres exigences fixées. Cette prime, vous l’aurez directement de la part de l’opérateur en question.

À noter que ce sont les opérateurs qui en fixeront les détails. Vous ne serez pas non plus éligible à l’aide de 100 euros si vous bénéficiez :

  • De chèques carburant
  • De cartes-cadeaux dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie chez BlaBlaCar, Klaxit et Karos dans les 3 dernières années

Des incitations financières de la part des collectivités

Certaines collectivités territoriales, afin de favoriser la pratique du covoiturage, proposent aux conducteurs et aux passagers des incitations financières. En effet :

  • Les passagers peuvent covoiturer de manière gratuite ou pour quelques jours
  • Les conducteurs obtiennent une prime pour chaque personne transportée. En 2023, sur la base du principe 1 euro de l’État pour 1 euro de la collectivité, l’État complètera ces aides financières.

Pour information, le covoiturage est un moyen efficace pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette pratique permet en effet d’économiser 6 kg de CO2 par trajet. À l’heure où vous lisez ce texte, la part du covoiturage dans les déplacements domicile-travail est estimée à 3 %.

À savoir sur le covoiturage

Le covoiturage, c’est l’utilisation commune d’un véhicule par un conducteur non professionnel avec un ou plusieurs passagers. Le but est d’effectuer tout ou partie d’un trajet prévu initialement par le conducteur. La rémunération de cette pratique ne doit pas se faire en dehors du partage des frais de déplacement.

Le covoiturage se distingue du transport public. Que ce soit du transport public collectif (transport en commun) ou du transport public particulier (taxi et VTC) ! Il y a deux critères essentiels qui distinguent les deux usages :

  • Les flux financiers autorisés : un partage de frais pour le covoiturage uniquement.
  • La raison d’être du déplacement du conducteur : dans le cadre du covoiturage, le trajet est initialement prévu pour l’usage personnel du conducteur.

Ces deux critères doivent être remplis pour qu’il s’agisse de covoiturage. Sinon, il s’agirait d’une activité professionnelle relevant du cadre juridique particulier du transport public de personnes. Voici ce que dit l’article L. 3132-1 du code des transports :

« L’utilisation en commun d’un véhicule terrestre à moteur par un conducteur et un ou plusieurs passagers, effectuée à titre non onéreux, excepté le partage des frais, dans le cadre d’un déplacement que le conducteur effectue pour son propre compte. »

Le covoiturage implique 4 types de déplacements :

  • Ceux de très courte distance : jusqu’à 20 km
  • Ceux domicile-travail que l’on appelle « quotidien de très courte de courte distance » : entre 20 et 80 km. Ils représenteraient 6 milliards de voyageurs/kilomètres, soit environ 10 % su total parcouru pour ce motif.
  • Ceux de moyenne distance
  • Les déplacements personnels de longue distance (hors avion). Ils représenteraient 3,5 milliards de voyageurs/kilomètres. Ce qui représente 1,6 % des déplacements longues distances.

Avantages du covoiturage

Il y a des idées reçues qui persistent et freinent le développement du covoiturage. En effet, il y en a qui pensent qu’il serait trop contraignant, peu fiable ou pas assez rentable. Pourtant, il s’agit d’une opportunité pour améliorer la qualité de vie et répondre aux enjeux de la mobilité du quotidien.

Pour l’usager

Le covoiturage :

  • Augmente son pouvoir d’achat. Supposons qu’un salarié automobiliste habite à 30 km de son lieu de travail. En covoiturant quotidiennement en alternance avec un voisin ou un collègue, il peut économiser près de 2 000 euros chaque année.
  • Participe à l’amélioration de la qualité de l’air. À elle seule, la voiture individuelle représente plus de 15 % des émissions de gaz à effet de serre en France. En partageant un véhicule, on peut diviser par deux les émissions de CO2 de son trajet.
  • Permet de se déplacer librement. Là où il n’y a pas de transport en commun, le covoiturage crée une offre de mobilité partagée. Il permet également l’accès à un transport pour ceux qui n’ont pas de voiture ou ne peuvent pas conduire.
  • Améliore la convivialité dans les transports du quotidien.

Pour la collectivité

Le covoiturage permet :

  • De résorber la congestion, mais permet aussi un gain en matière de stationnement.
  • De réduire les coûts publics pour les collectivités.
  • De diminuer la pollution atmosphérique pour les métropoles.
  • D’avoir un exemple concret de solidarité territoriale.

Source : Marie France