Assurance vieillesse : ce qui va changer pour les aidants avec la réforme du gouvernement

Le gouvernement souhaite offrir aux aidants la possibilité d’avoir accès à une assurance vieillesse. Tous les détails dans cet article.

Assurance vieillesse : ce qui va changer pour les aidants avec la réforme du gouvernement – Source : Istock

La réforme des retraites est un chantier qui tient à cœur au gouvernement d’Élisabeth Borne. La Première ministre a d’ailleurs évoqué les détails le 10 janvier 2023. Après avoir pris connaissance des grandes lignes, on pourrait relever quelques éléments. Parmi les éléments défavorables, il y a les nouvelles manières de calculer les trimestres pour les aidants. Parmi les éléments favorables, il y a la création d’une assurance vieillesse pour ces derniers.

L’âge de la retraite passera de 62 à 64 ans

La première fait déjà grand bruit. Il s’agit du relèvement progressif de l’âge légal ou minimal de départ à la retraite. Le gouvernement voudrait passer cette échéance de 62 à 64 ans avant 2030.

Quant à la seconde, il s’agit de la réévaluation de la durée d’assurance nécessaire pour obtenir une pension à taux plein. Celle-ci devrait se faire plus rapidement qu’avant. Pour ce faire, le pouvoir exécutif a, dans ses cartons, de nouvelles mesures qui pourront changer les choses.

Parmi ces nouvelles mesures, il y a celles qui donnent l’opportunité aux aidants de valider plus rapidement leurs trimestres. On vous explique d’ailleurs comment se feront ces nouveaux calculs.

Que pourra recouvrir la durée d’assurance ?

La durée d’assurance n’inclut pas que les trimestres travaillés. Le site officiel du service public indique qu’elle inclut également trois autres périodes.

La durée d’assurance regroupe aussi les périodes d’interruption de l’activité incluses dans les périodes où vous avez cotisé. Et ce, même si vous étiez chômeur pendant un moment de votre vie. Bien évidemment, la prise en compte de ces périodes se fera sous certaines conditions.

La durée d’assurance prend aussi en compte les trimestres de majoration d’assurance liés à certaines situations. Il s’agit ici des personnes ayant eu un enfant à charge, ceux qui ont pris une période de congé parental. Et cela, sans oublier les parents qui ont élevé un enfant handicapé. En plus de ces situations, il ne faudrait pas non plus oublier les trimestres rachetés.

Une assurance vieillesse des aidants va voir le jour

Dans le dossier de présentation de la réforme de retraite, le gouvernement soulève un problème récurrent dans notre société. Il s’agit de ceux qui doivent « réduire ou interrompre leur activité professionnelle » pour s’occuper d’un proche. Cela pénalise le calcul de leur retraite.

Conscient de ce problème, le gouvernement planche sur la création d’« une assurance vieillesse des aidants ». Ce dispositif permettra « une validation de trimestres élargie à davantage d’aidants ». Une réforme qui, selon le pouvoir exécutif, améliorera les conditions de nombreux retraités.

Ce dispositif concerne :

  • Les personnes ayant un taux d’incapacité est inférieur à 80 % et qui sont éligibles à un complément d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH).
  • Les aidants qui n’habitent pas à la même adresse que la personne aidée
  • Les aidants qui ne font pas partie de la même famille que la personne aidée

Les aidants pourraient déjà valider des trimestres

En ce moment, certaines conditions permettent déjà à des aidants de valider leurs trimestres. Les personnes éligibles sont les salariés en congé de proche aidant et les affiliés à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). La CNAF verse à cet effet des cotisations à la CNAV.

Pour ce qui est du calcul de la cotisation, sachez qu’il se fait sur la base du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance). Le gouvernement inclura la réforme des retraites dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificative (PLFSSR). Notons qu’il est prévu que tout cela soit débattu en Conseil des ministres le 23 janvier prochain.

Trop vite, trop fort, selon les syndicats

L’exécutif espère que sa proposition de loi soit adoptée au mois de mars 2023. Cela permettrait de mettre en place les différentes mesures à partir de l’automne prochain.

Avec cette proposition de loi, le gouvernement d’Élisabeth Borne a su unir les syndicats contre le gouvernement. « Une première journée de grèves et de manifestations » est prévue le 19 janvier par tous les syndicats de France. Une union que l’on n’a pas vue depuis douze ans !

Ces derniers reprochent au gouvernement de chercher à imposer « une réforme d’équilibre financier sur le seul dos des travailleurs ». Les centrales syndicales ont même lancé une pétition pour pousser le gouvernement à faire marche arrière. Reste à savoir si les Français se mobiliseront avec ces derniers.

Source : Merci Pour L’info