Compteur Linky : à partir du 1er janvier 2023, les réfractaires vont devoir payer

Lancé en 2015, le compteur Linky a su s'imposer dans la plupart des logements. Ceux qui le refusent encore auront une mauvaise surprise.

Compteur Linky : à partir du 1er janvier 2023, les réfractaires vont devoir payer – Source : iStock

Depuis ses débuts il y a quelques années, le compteur Linky n’a pas toujours eu que des adeptes. Loin de là. D’ailleurs le fameux petit boîtier vert a fait couler beaucoup d’encre. Certains ont redouté un impact sur leur santé. D’autres estiment que cet appareil communicant collecte des données trop personnelles. Pourtant, désormais, le compteur, géré par Enedis, a pu devenir obligatoire. En 2023, ceux qui continueront à refuser son installation pourront donc voir leurs factures alourdies. Pour mieux comprendre ce qui nous attend, la rédaction d’Il était une pub vous propose un petit récapitulatif.

La commission de l’énergie prévoit des pénalités

L’avantage du compteur Linky réside dans la technologie qu’il embarque. En effet, il permet aux usagers de suivre leur consommation d’électricité. Enedis peut aussi recevoir ces données, et effectuer les relevés à distance. Et cette fonctionnalité s’avère très utile en pleine crise de l’énergie. Or, si vous avez refusé l’installation du boîtier vert, ces opérations entraînent la visite d’un technicien.

Or ces interventions ont un coût pour Enedis. Pour inciter les usagers à adopter le compteur Linky, la commission de l’énergie a donc décidé d’employer les grands moyens. Ainsi, si vous avez gardé votre ancien compteur, vous vous exposez à un surcoût de 5 euros par mois. En tout, cette sanction financière devrait concerner 3,8 millions d’abonnés.

Compteur Linky : l’étau se resserre

En pratique, la loi en vigueur dès le 1er janvier 2023 permettra à Enedis de facturer 8,60 euros HT tous les deux mois, si vous refusez le boîtier. Ces pénalités représentent 49,80 euros HT par an. Mais il faut plutôt compter 61 euros par an TTC, soit 5 euros par mois. Pour l’heure, 90 % des Français ont déjà cédé à l’appel du compteur Linky.

Cette augmentation de la facture suffira-t-elle à convaincre les usagers les plus récalcitrants ? Pour l’heure, les critiques concernant l’appareil déployé par Enedis continuent à fuser. En effet, certaines personnes estiment qu’il permet une gestion intrusive de la part des opérateurs. Le compteur Linky prévoit ainsi de baisser l’alimentation en énergie, en cas de retard de paiement.

Ce scénario révolte de nombreux usagers, alors de nombreux ménages voient leur pouvoir d’achat chuter face à l’inflation. Pour tenir le coup face à la flambée des tarifs de l’électricité, la plupart des foyers ont adopté des écogestes. La sobriété énergétique a déjà permis une baisse de 10 % de la consommation en France, entre novembre 2021 et 2022.

Mais les mauvaises nouvelles risquent de s’enchaîner. En effet, la commission de l’énergie prévoit une hausse du surcoût dès 2025. S’opposer au compteur Linky pourrait donc coûter encore plus cher à l’avenir.

Auparavant, la bataille entre Enedis et les usagers a pu donner lieu à plusieurs procès devant la justice. Mais désormais, la loi a tranché en faveur de l’entreprise. Il faudra ainsi céder ou prévoir des factures plus conséquentes en cas de refus du compteur Linky.

Si ce boîtier ne fait pas l’unanimité, il offre tout de même de nombreux avantages aux abonnés. En effet, il permet de mieux comprendre et gérer sa consommation d’énergie. À l’heure de la transition énergétique, il va, de ce fait, devenir indispensable pour faire des économies.

Source : Money Vox