Pensions de retraite : ce retraité est déclaré « mort » le cauchemar commence pour lui

Un retraité âgé de 79 ans dont le décès a été déclaré par erreur se voit contraint de rembourser ses pensions de retraite.

© Crédits photos : iStock

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À la suite d’une erreur administrative, un homme pourtant bien vivant a été déclaré mort. Il se prénomme Daniel Galland. Suite à cette erreur, les héritiers de Daniel doivent rembourser ses pensions de retraite. On vous raconte tout.

L’incroyable mésaventure de Daniel Galland

Déclaré mort, alors qu’il est bien vivant, Daniel Galland vit une sacrée mésaventure. Tout a commencé lorsqu’il a pris rendez-vous chez un médecin. Au moment de passer sa carte vitale, un problème survient. La carte ne fonctionne plus.

Sur le moment, le retraité de 79 ans a pensé à un bug. Il est donc rentré chez lui sans se douter de la grosse erreur dont il a été victime. Le jour suivant, le médecin qu’il a consulté l’appelle et lui annonce une nouvelle qui le choque. Daniel Galland est considéré comme mort.

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C’est pour cette raison que sa carte vitale n’a pas fonctionné. Dès lors, les problèmes se sont enchaînés pour le retraité. Les visites chez son médecin n’ont plus été remboursées. De même que les médicaments qu’il a l’habitude de prendre et qui sont pris en charge par la sécu.

En plus, ses héritiers sont également contraints de rembourser les pensions de retraite qu’il a perçues après sa mort. Des pensions de retraite qui lui ont été versées entre septembre 2022 et janvier 2023.

Pour l’homme de 79 ans, la situation est invivable. Depuis qu’il a appris pour sa mort, son quotidien n’est plus le même.

« C’est insupportable, surtout pour quelqu’un comme moi qui a commencé à travailler à l’âge de 13 ans », se désole-t-il.

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« C’est scandaleux, c’est une honte »

Pour rectifier l’erreur, Daniel Galland a pris contact avec la mairie d’Ozouer-le-Voulgis et celle de Drosnay. Ces dernières lui ont alors confirmé qu’elles n’avaient jamais reçu d’acte de décès à son nom.

Ainsi, pour qu’il puisse prouver son existence, les mairies lui ont offert des certificats. Des documents qui lui permettent de passer outre certains blocus, mais pas tous. Et cela contrarie au plus point le principal intéressé. Las de voir certaines choses lui être injustement refusées, Daniel Galland a crié au scandale.

« On envoie des papiers à tout le monde et on n’a aucune nouvelle en retour ! Pendant ce temps-là, on se retrouve sans argent et pour le coup, sans médicament. C’est scandaleux, c’est une honte, d’autant plus que je n’y suis pour rien », déplore-t-il.

Frédéric Rouiller, directeur du produit retraite de l’Agirc-Arrco s’est exprimé sur le cas de Daniel Galland. Contacté par Actu, il a affirmé que ce genre de situation ne se produit que très rarement. Selon ses dires, cela ne concernerait qu’« une infime poignée de personnes par an ».

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« Disons que dans 99,9 % des cas, tout se passe normalement », a-t-il déclaré.

D’après Frédéric Rouiller, ce type de problème peut avoir plusieurs origines. Ces cas se produisent généralement lorsqu’un homonyme décède. Ou encore, lorsque le numéro de sécurité sociale est assez proche.

Dans le cas de Daniel Galland, il devra encore s’armer de patience. En effet, certaines opérations qui visent à rendre à nouveau ses comptes opérationnels sont encore en cours. Espérons pour lui qu’il n’aura pas à rembourser ses pensions de retraite.

Un autre cas similaire

Xavier Prevedello a été dans la même situation que Daniel Galland. Déclaré mort suite à une erreur de l’Insee, ce dernier a été contraint de refaire tous ses papiers. Notons que Xavier Prevedello est maire de la petite commune de Saint-Porquier, dans le Tarn-et-Garonne.

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En novembre dernier, après avoir envoyé un certificat de décès d’une femme âgée décédée dans son appartement, il a été pris au dépourvu. L’Institut national de la statistique et des études économiques a commis une confusion.

Ils ont confondu son nom avec celui de la femme. À cause de cette erreur, Xavier Prevedello a subi plusieurs déconvenues. La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) l’a radiée de ses affiliés.

« Pour eux, j’étais bien décédé. J’ai dû refaire mes papiers pour me réinscrire et ils ont été réactifs pour relancer mes droits », a-t-il raconté.

De nombreuses personnes se sont également mises à l’appeler sur son téléphone. L’une d’elles, particulièrement triste, a même failli faire un malaise. Heureusement, toute cette agitation est désormais derrière Xavier. Déclaré officiellement en vie, l’homme politique a pu reprendre son train-train quotidien dans sa petite commune de Saint-Porquier.

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Source : Capital

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