Pensions alimentaires : les plafonds de déductions de vos impôts augmentent

Si vous versez des pensions alimentaires à votre enfant majeur ou à un parent, vous pouvez déduire ces dépenses de votre revenu imposable.

Pensions alimentaires : les plafonds de déductions de vos impôts augmentent – Source : Istock

Versez-vous des pensions alimentaires pour votre enfant majeur ou un parent dans le besoin ? Sachez que ces dépenses sont déductibles, sous conditions, de votre revenu imposable. Il y a aussi des plafonds à respecter. Les détails dans cet article.

Déduction des pensions versées à un enfant majeur

Les pensions alimentaires que vous versez à un enfant majeur, un parent ou un grand-parent dans le besoin sont déductibles de votre revenu imposable. Celui que vous devez actualiser chaque année. Pour l’imposition des revenus de 2022, le montant de la déduction maximale fait l’objet d’une hausse de 5,4 %.

Celle que vous versez à votre enfant majeur, vous pouvez la déduire de votre revenu global, dès lors que celui-ci est dans le besoin. Et ce, quel que soit son âge. Il ne doit pas non plus être rattaché à votre foyer fiscal pour l’impôt sur le revenu.

En effet, les conditions de déduction des pensions alimentaires varient selon que votre enfant vit chez vous ou non. Votre enfant majeur vit-il chez vous ? Vous pouvez dans ce cas déduire la somme forfaitaire de 3 786 euros par enfant au titre du logement et de la nourriture. Ou le double dans le cas où il est marié ou pacsé. Vous n’avez à fournir aucun justificatif pour cela.

Déduction si l’enfant majeur ne vit pas chez vous

Si votre enfant ne vit chez vous qu’une partie de l’année, cette somme se proratise selon le nombre de mois concernés. Tout mois commencé est à devoir. Vous devez indiquer la déduction dans la partie « Charges déductibles prévues par l’article 156 et 156 bis » de votre déclaration de revenus.

Si le montant forfaitaire ne suffit pas, il est possible de déduire d’autres dépenses pour leur montant réel et justifié. Exemple : frais de scolarité ou de santé. Cela ne doit pas dépasser 6 368 euros par enfant. Vous devez penser à bien conserver les justificatifs : relevé de compte bancaire, facture…

En effet, ces justificatifs pourront vous être réclamés par l’administration fiscale. Il faut noter que votre enfant doit remplir sa propre déclaration de revenus. Ce dernier doit indiquer comme revenu dans sa déclaration la pension que vous lui versez à la rubrique « Pensions alimentaires reçues ».

Si votre enfant majeur ne vit pas chez vous, seules les dépenses réellement engagées et justifiées peuvent se faire déduire. Cela se fait dans la limite de 6 368 euros par enfant, qu’il soit célibataire ou non. Ces dépenses peuvent être en argent ou en nature (frais de scolarité, nourriture, prise en charge du loyer…).

Le plafond de déduction se fait doubler si vous subvenez seul aux besoins de votre enfant célibataire et chargé de famille ou marié/pacsé. Soit 12 736 euros par enfant.

Déduction des pensions versées à un ascendant

Parmi les pensions alimentaires, il y a aussi celle à verser à un ascendant dans le besoin (parent, grand-parent, beau-parent). Vous pouvez déduire celle-ci de votre revenu global si elle remplit les 3 conditions suivantes :

  • Elle doit être à destination d’un ascendant envers lequel vous avez une obligation alimentaire. Ce qui n’est pas le cas des frères, sœurs, oncles, tantes, cousins.
  • Elle doit se limiter à couvrir les besoins essentiels de votre parent (nourriture, logement, santé…)
  • Elle doit être proportionnée à vos ressources.

Attention, il n’y a pas déduction de pensions alimentaires si vous bénéficiez de la réduction d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Celui que vous faites travailler chez votre parent. Cette pension alimentaire peut être sous la forme :

  • D’une somme d’argent
  • De paiement des frais médicaux, des frais de maison de retraite et autre à la place de votre parent
  • D’hébergement de votre parent ou d’un logement mis à sa disposition

Pas de plafond si l’ascendant ne vit pas chez vous

Sauf si votre ascendant vit chez vous, il n’y a pas de plafond pour le montant. Dans ce cas, vous pouvez déduire la somme forfaitaire de 3 786 euros par parent accueilli. Si vous trouvez que ce montant ne suffit pas, il est possible de déduire le montant réel des dépenses effectuées. Cela étant, vous devez vous assurer que vous pouvez les justifier.

S’il est âgé de plus de 75 ans, la déduction n’est possible qu’à une condition. Son revenu imposable ne doit pas dépasser le plafond de ressources annuel fixé pour l’octroi de l’Aspa. Ce plafond est de 11 533,02 euros en 2023 (17 905,06 euros pour un couple).

Si ce parent est titulaire de la carte d’invalidité à 80 %, vous pouvez :

  • Déduire une pension alimentaire
  • Prendre votre parent pour une personne à charge et bénéficier d’une hausse du nombre de parts pour le calcul de votre impôt

Notez que vous ne devez pas joindre les justificatifs à votre déclaration de revenus. Vous devez toutefois les conserver pour pouvoir les présenter en cas de contrôle de l’administration fiscale.

Source : Merci Pour L’info