Celio rachète la marque Camaïeu aux enchères après sa liquidation judiciaire

Lors d’une vente aux enchères qui s’est déroulée le 7 décembre, Célio est parvenu à racheter Camaïeu, une ancienne marque de prêt-à-porter.

Celio rachète la marque Camaïeu aux enchères après sa liquidation judiciaire – Source : Capture TF1

L’entreprise Celio a maintenant les pleins pouvoirs sur Camaïeu. Elle a réussi à l’acquérir au détriment d’une dizaine d’autres acheteurs. On vous livre les détails dans cet article.

Entre de bonnes mains

Après sa liquidation judiciaire il y a quelques semaines, la marque Camaïeu a été vendue à Celio. Ce dernier l’a obtenu pour 1,8 million d’euros lors d’une vente aux enchères qui s’est déroulée à Vendeville le 7 décembre.

Maintenant que la marque est en leur possession, Celio compte mettre à exécution leur plan. En effet, ces derniers ont pour objectif de relancer l’enseigne. Ils espèrent, d’ici à quelques années, faire de Camaïeu une marque encore plus prospère.

« Nous avons été très nombreux à regretter la disparition d’une marque à laquelle nous étions attachés (…) Nous sommes enthousiastes à l’idée de donner une seconde vie à Camaïeu pour qu’elle puisse continuer à écrire son histoire dans le prêt-à-porter féminin », a déclaré Sébastien Bismuth, Président de Celio, dans un communiqué.

Si l’on se fit à ce qu’il a réalisé auparavant, Sébastien Bismuth pourrait bel et bien réussir ce pari. Le fait est que cet entrepreneur était déjà parvenu à relancer plusieurs enseignes par le passé. Il a notamment œuvré pour remettre sur les rails Jennyfer avant de se retrouver à la direction de Celio.

Notons qu’à son arrivée, Celio était en procédure de sauvegarde. Sébastien Bismuth a réussi à renouer avec les bénéfices en mettant en place une stratégie des plus efficaces.

« Celio est désormais sauvé », assure l’entrepreneur.

Celio : Des enchères mouvementées

Mercredi 7 décembre à Vendeville, de nombreux acheteurs ont manifesté leur intérêt pour la marque Camaïeu. Ces derniers ont livré bataille pour acquérir le plus de biens possible qu’il s’agisse de biens matériels ou immatériels.

Parmi ces acheteurs figuraient Karine Renouil-Tiberghien et Arnaud de Belabre. Les deux associés projetaient d’acheter Camaïeu pour en faire une société 100 % made In France. Malheureusement, leur projet n’a pas pu aboutir. Puisque la marque a été raflée par Célio.

« On est déçus mais c’est bien au-dessus de nos moyens. On avait comme budget maximal 1,1 million d’euros », regrette Karine Renouil-Tiberghien.

Malgré leur déception, les deux entrepreneurs se réjouissent quand même que Camaïeu ait été rachetée par une entreprise française. Surtout que celle-ci a la capacité de la remettre rapidement sur les rails.

« L’important c’est qu’il y ait quelque chose qui se construise derrière », précise également Thierry Ciwik, un ancien délégué de Camaïeu aujourd’hui licencié.

Par ailleurs, lors de la vente aux enchères, plusieurs autres lots de l’enseigne ont également été proposés aux acheteurs. Ces lots comprenaient des vêtements, des tapis de yoga, des mannequins, etc.

Noz, le leader français du déstockage, était présent pour acheter le plus de lots possible. Malheureusement pour lui, les enchères sont très vite montées, et la société n’a pu acquérir que seulement 4 lots.

« On a été surpris par la montée des enchères. C’est sûrement parce que les lots étaient plus petits et il y avait plus d’acteurs intéressés », confie Sébastien Jaffres, acheteur pour le compte de Noz.

Une triste fin pour la marque

Placée en liquidation judiciaire le 28 septembre dernier, Camaïeu était pourtant un géant du prêt-à-porter. Elle faisait fureur auprès de la gent féminine. C’est pourquoi, le fait qu’elle se retrouve dans une situation tellement critique a surpris plus d’un.

Cette liquidation survient deux ans seulement après la reprise de la marque par Hermione People and Brands. La filiale avait de grands projets. Hélas, les choses ne se sont pas passées comme elle l’espérait.

C’est désormais au tour de Celio de faire de son mieux. Si le défi est de taille, son président Sébastien Bismuth se veut optimiste. Sa volonté est de « faire renaître » la marque. Pour ce faire, il envisage de reconstituer une équipe d’acheteurs et de designers.

Notons que la relance de Camaïeu ne va pas se faire en Hauts-de-France. Comme l’a indiqué Celio, son projet de reconstitution se fera en Seine-Saint-Denis, à Saint-Ouen, là où siège l’entreprise.

« Il faut repartir d’une feuille blanche (…) revenir à son ADN de marque qui habille toutes les femmes, sans avoir la prétention de faire de la mode », explique Sébastien Bismuth en parlant du projet de relance de Camaïeu.

Source : Ouest-France