Coupures d’électricité : RTE souligne un risque « élevé » de tensions sur le réseau électrique à partir de janvier

Depuis plus d’un mois déjà, les coupures d’électricité restent autorisées de façon contrôlées et ciblée sur certains foyers.

Coupures d’électricité : RTE souligne un risque « élevé » de tensions sur le réseau électrique à partir de janvier – Source : Istock

Face à la situation exceptionnelle dans laquelle le pays se trouve, les coupures d’électricité, contrôlées et anticipées, restent totalement possibles. D’ailleurs, elles ont même déjà lieu. Et cela pourra se produire jusqu’à la moitié du mois d’avril prochain. Ainsi, cela reste le réseau de transport de l’énergie RTE qui demande à certains distributeurs de couper les compteurs. Mais tout cela reste encadré par des limites de temps et d’heures afin de déranger le moins possible les foyers. Mais, si la fin d’année devrait bien se passer, pour le début de l’année prochaine, cela pourrait devenir plus complexe. On vous explique tout ici. 

Économies et coupures d’électricité

Depuis le début de cette année, les Français ne peuvent que rester spectateurs de ce qui se déroule. En effet, de plus en plus de produits commencent à manquer, de cette façon, leurs prix augmentent. Mais, même en augmentant les prix, cela ne permet pas d’empêcher une pénurie. Et justement, cela reste ce qui se passe. De nombreux produits viennent à complètement disparaître par manque de fournisseurs. Pour éviter cela avec les énergies, le réseau RTE autorise des coupures d’électricité. 

En effet, il se trouve qu’en faisant appel à des coupures d’électricité au bon moment, cela pourrait permettre à la France de réaliser de grosses économies e termes de consommation énergétique. Cela ne s’applique pas à tous. En effet, cela reste les personnes ayant des compteurs heures creuses et heures pleines les premiers concernées. Grâce à ces coupures de courte durée, de grosses économies restent possibles et peuvent donc permettre d’atteindre les paliers nécessaires. 

Une pratique efficace

Ainsi, les chiffres semblent bien encourageants. depuis que les coupures d’électricité ont lieu, la France a largement pu constater que sa consommation d’électricité a diminué. Pourtant, si les dirigeants des réseaux se veulent plutôt rassurants pour les mois à venir, pour le début de l’année moins. En effet, le mois de janvier pourrait se voir rythmer par les nombreuses coupures d’électricité. Bien sûr, elles resteraient encore contrôlées et averties. Mais il ‘empêche que cela ne reste pas rassurant.

Ainsi, la présidente de la commission de régulation de l’énergie, Emmanuelle Wargon a pris la parole à ce sujet. Elle déclare alors sur France Info que “On pensait que les risques commenceraient dès novembre ou décembre, et maintenant on est plus tranquille, on est vraiment rassuré sur novembre et décembre, en revanche comme il y a eu des décalages (de remise en production de certaines centrales nucléaires, NDR) chez EDF, on a une forme d’inquiétude ou de vigilance pour janvier”. 

De grands espoirs

Ainsi, cette dernière compte réellement sur la mobilisation de tous les Français afin de ne pas avoir recours aux coupures d’électricité. En effet, il existe des dispositifs comme EcoWatt qui permettent de donner l’alerte sur les pics de consommation. Ainsi, si chaque foyer se mobilise pour baisser sa consommation, alors il ne sera pas nécessaire de passer par des blackouts

Car les prévisions pour janvier reste assez dures. Pour RTE en janvier, EDF pourra fournir 40 gigawatts ou 65% de la capacité nucléaire. Mais pourtant, à ce moment de l’année, “on est plutôt autour de 50, voire au maximum autour de 60 GW. Or, on sera plutôt autour de 40, et avec 40 GW, on n’a pas beaucoup de marge de manœuvre” a déclaré Emmanuelle Wargon. Elle ajoute aussi “pas de blackout”, “Le système qui saute, ça ne se produira pas” et “Le pire qui peut se produire, ce sont des coupures ciblées, décidées, et qui tournent d’une ville à l’autre”. Ainsi, il faut réellement compter sur la mobilisation de tous les Français afin de ne pas se retrouver dans le noir. 

Source : Capital