Scarlett Johansson dénonce le vol de sa voix par Open AI (Chat GPT) : « J’ai été choquée »

L'histoire ressemble à un mauvais scénario de science-fiction, pourtant, Scarlett Johansson ne décolère pas, et accuse publication la célèbre firme qui exploite l'intelligence artificielle.

© Getty Images

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Nul besoin de présenter Scarlett Johansson. Non seulement la belle fait rêver des millions d’admirateurs à travers le monde. Mais elle a surtout une incroyable carrière à son actif, en tant qu’actrice. Elle a commencé à jouer la comédie dès l’adolescence dans L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Par la suite, on a aussi pu la voir dans des films à succès comme La jeune fille à la perle, Ghost in the shell ou encore Avengers : Endgame.

Avec une telle filmographie, Scarlett Johansson a fortement marqué le grand public. Ainsi, outre son talent et son apparence, le timbre de sa voix est aussi très connu. Et assez caractéristique. Résultat ? Open AI l’a contactée il y a quelque temps, pour qu’elle incarne l’une des signatures vocales de l’outil Chat GPT. Une requête qu’elle a refusée. Mais ce 21 mai, elle a pris la parole, furieuse, pour accuser la célèbre entreprise de plagiat. On fait le point !

Comment a-t-on osé copier la voix de Scarlett Johansson ?

Ces dernières années, l’intelligence artificielle évolue à une vitesse déconcertante. Cette technologie simplifie beaucoup notre vie quotidienne. Elle permet même de s’amuser à générer des photos originales ou même des illustrations très réalistes. Or, tous ces progrès apportent leur lot de dérives. Comme les deep fakes, montrant des images totalement retouchées de nos stars favorites. Cette avancée technique ne fait pas rire tout le monde. Notamment chez les artistes comme Christophe Willem. Mais aussi parmi les célébrités basées à Hollywood. Il y a quelques années, la série Black Mirror avait déjà prévu des litiges de ce genre. Avec stars du cinéma imitées par l’IA.. À présent, Scarlett Johansson en fait l’expérience. La vedette a publié un communiqué en ce sens il y a quelques heures.

« En septembre dernier, j’ai reçu une offre de Sam Altman, qui souhaitait m’embaucher pour être la voix de l’actuel système ChatGPT 4.0 (…) Il a dit qu’il pensait que ma voix réconforterait les gens. »

Cela dit, elle n’a pas accepté sa proposition. Elle pensait que l’affaire était close. Jusqu’à ce qu’elle entende sa propre voix dans une récente vidéo présentant une nouvelle version de Chat GPT.

 » Quand j’ai entendu la démo publiée, j’ai été choquée, en colère et incrédule que Sam Altman ait mis au point une voix qui ressemblait si étrangement à la mienne que mes amis les plus proches et les médias ne pouvaient pas faire la différence. »

Ça n’a l’air de rien. Mais reconnaître son ton et ses propres inflexions, à l’identique, peut s’avérer troublant. Aussi, on peut tout à fait comprendre le mécontentement de Scarlett Johansson. Déposséder d’une partie aussi intime de sa personnalité. Pour faire parler une application dont elle n’a pas le contrôle.

« Sam Altman a même insinué que la similitude était intentionnelle, en tweetant un seul mot, elle. »

Une référence au film Her, dans lequel l’actrice joue… une intelligence artificielle à la voix féminine. Qui finit par charmer un écrivain, jouer pour Joaquin Phoenix. Forcément, la situation ressemble à une autre très mauvaise blague pour la comédienne.

Open AI dément tout plagiat

Les accusations de Scarlett Johansson font déjà grand bruit. Résultat ? La célèbre entreprise qui développe Chat GPT a déjà répondu officiellement sur X. Elle indique avoir pris connaissance des interrogations des internautes. Pour l’instant, la voix prénommée Sky (qui a causé le coup de gueule de l’actrice) a été désactivée. Cela dit, la firme nie avoir copié le timbre de la star :

« La voix de Sky n’est aucunement une imitation de celle de Scarlett Johansson. »

La question vaut pour Scarlett Johansson comme pour tout le monde. Avons-nous des droits sur notre voix, comme nous en avons sur notre image ? L’avenir nous le dira…

« À une époque où nous sommes tous aux prises avec les deep fakes et la protection de notre propre image, notre propre travail, notre propre identité, je pense que ces questions méritent une clarté absolue. », clame l’actrice.

Sources : leparisien.fr

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