Coco : le sulfureux site de rencontre, au cœur d’une nouvelle affaire

Le chat en ligne, de sinistre réputation, a de nouveau joué un rôle clé dans un fait divers. En effet, des adolescent originaires de Montreuil ont utilisé le site Coco pour agresser et dépouiller plusieurs victimes.

© Coco

En avril dernier, nous vous avions conté la triste histoire de Philippe C. Battu à mort derrière un supermarché à Grande-Synthe, par deux jeunes garçons de 15 et 16 ans. Ces derniers s’en sont pris à l’éducateur, par erreur. Au départ, ils avaient piégé un homme sur Internet. En se faisant passer pour une jeune fille et en faisant miroiter un rendez-vous galant à un homme via le site Coco. Mais ce dernier n’est jamais venu. Résultat ? Les adolescents ont sauvagement assassiné un éducateur innocent. Au mauvais endroit, au mauvais moment.

Mais, déjà à l’époque, nous avions mis en garde concernant le fameux chat en ligne, utilisé par les deux suspects. En effet, ces dernières années, bien d’autres affaires similaires ont eu lieu. Le collectif SOS homophobie a souvent alerté le public au sujet de Coco. Estimant que la plateforme permet à des individus malveillants de faire du repérage pour commettre des agressions. Mais aussi pour voler les effets personnels des victimes.

Coco : les jeunes malfaiteurs avaient une technique bien rodée

Cette fois-ci, l’enquête a permis d’appréhender 9 suspects. Mineurs, ils se connectaient sur le site, en se faisant passer pour des escort-girls. L’objectif ? Appâter des hommes ayant entre 40 et 50 ans. Pour les piéger. Après avoir pris rendez-vous sur Coco, les victimes étaient attaquées par surprise. Et les jeunes en profitaient pour leur subtiliser leurs objets de valeur. Téléphones, moyens de paiement, montres et même véhicules… Ce mode opératoire leur a permis de rafler un joli butin.

Au total, ces adolescents ont agressé violemment 8 internautes. Certaines victimes ont ainsi eu jusqu’à 5 jours d’ITT. Selon la mairie de Montreuil, il ne s’agit pas d’un cas isolé. Mais bien d’une tendance, qui existe au 4 coins de l’hexagone. Outre Coco, certains chercheraient aussi des proies grâce à l’application Grindr. Ciblant ainsi des hommes homosexuels. Ainsi, la commune a décidé de mettre en place une campagne d’affichage pour sensibiliser le grand public.

« Il s’agit d’un phénomène national, malheureusement les cas de guet-apens nés sur ces sites de rencontres semblent se produire partout. », déclarent les équipes de la mairie.

Outre ces pièges tendus à des adultes, dans un but crapuleux, on trouve aussi des affaires où les mineurs sont victimes. Ainsi, en avril, 8 hommes ont été jugés à Valencienne, pour avoir abusé d’une jeune fille de seulement 14 ans, après avoir échangé avec elle via Coco. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le site qui permet de chatter anonymement et sans inscription, est toujours accessible. Malgré les plaintes de nombreuses associations. Jusqu’à quand ?

 

Sources : leparisien.fr

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