Aurélien Saintoul : le député dénonce la manipulation des masses

La commission d'enquête sur l'attribution des fréquences de TNT a fait couler beaucoup d'encre. Le rapporteur de cette enquête Aurélien Saintoul donne son avis sur l'état actuel de la télévision en France.

© YouTube @lcpassembleenationale

Cette affaire avait fait grand bruit en mars dernier. En effet, la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences de la TNT avait auditionné plusieurs acteurs. Dont, entre autres : Yann Barthès, Cyril Hanouna et Vincent Bolloré. De l’autre côté, on retrouvait à la tête de cette commission Quentin Bataillon. Aurélien Saintoul occupait la place de rapporteur. Il faut savoir que les deux hommes qui ne sont pas du même bord. Quentin Bataillon appartient au groupe Renaissance. Tandis qu’Aurélien Saintoul se place bien plus à gauche avec la France Insoumise. Cet ancien professeur de Lettres a décidé de se lancer en politique en 2017. Il n’a pas caché son avis tranché sur la télévision française. Dans la mesure où celui-ci a pu constater son influence sur ses jeunes élèves.

À l’instar d’autres de ses collègues, il a mis Cyril Hanouna face à ses contradictions. Les députés de gauche lui ont rappelé que TPMP donnait une importance particulière à l’extrême droite. De ce fait, Aurélien Saintoul a voulu appuyer l’importance de la maîtrise des fréquences délivrées chez Médiapart ce 14 mai. On vous explique.

Aurélien Saintoul, vers une liberté d’expression maîtrisée ?

Avec son franc-parler, son objectif était clair. Replacer au cœur du débat la responsabilité des chaînes. Vous n’êtes pas sans savoir que la banalisation d’un discours xénophobe contribue à sa montée en puissance. De ce fait, la télévision joue un grand rôle sur les manières de penser. Ainsi, Aurélien Saintoul explique :

« Il fallait donc rappeler que les groupes audiovisuels privés ne sont pas propriétaires de leur fréquence, ont des obligations à l’égard du public, elles-mêmes motivées par l’intérêt général. »

L’Arcom est chargée de réguler les divers abus. Ainsi, TPMP avait écopé d’une amende record. Après avoir insulté le député Louis Boyard. Aussi, il met en lumière l’influence néfaste de la télévision face aux discours du bon sens :

« Par ailleurs, comment voulez-vous lutter contre le harcèlement scolaire, quand vous avez des ministres qui défilent chez un harceleur notoire dont l’un des jeux favoris est de mettre des nouilles dans le caleçon de ses chroniqueurs »

Ce n’est qu’un fait d’arme de Cyril Hanouna, parmi tant d’autres dans la même veine. Aussi, le député craint une décrédibilisation des politiques. Finalement, s’afficher avec une figure peut signifier qu’on valide ses idées. Valérie Hayer en a fait les frais récemment. Selon Aurélien Saintoul :

« Autre point important : la liberté totale de la presse n’est pas le synonyme parfait de la liberté d’expression. La question de la liberté d’expression et celle du droit à l’information sont imbriquées et on ne peut pas simplement affirmer qu’un éditorialiste a le droit de tout dire. »

Une idée raisonnable. Puisque cet argument de la liberté d’expression ou de faire de l’humour est très souvent brandi. Cependant, est-il pertinent de laisser n’importe qui, raconter n’importe quoi au risque de faire de la désinformation ? Sans que les populations puissent, par manque de ressources, faire une analyse pertinente de ce qui leur est délivré ?

Sources : mediapart.fr

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