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En France, les citoyens peuvent s’appuyer plusieurs coups de pouces, selon leurs besoins. Ainsi, les parents ont droit à des allocations familiales ou à des primes pour les frais liés à la rentrée scolaire de leurs enfants. Et les travailleurs peuvent obtenir un complément de la CAF, via la prime d’activité. Dans le même esprit, les personnes en situation d’incapacité peuvent percevoir l’AAH. Ce revenu permet de garantir un niveau de vie décent à celles et ceux qui souffrent d’un handicap. Mais à combien cette prestation sociale peut-elle grimper ? Qui peut en profiter ? Et comment se déroule le calcul de vos droits ? On fait le point tout de suite sur les critères, le montant de l’AAH pour les personnes souffrant d’un handicap.
AAH : les critères à remplir
Ce dispositif n’a rien d’un cadeau ou d’une largesse. Mais bien d’un droit, qui cible les personnes ayant des problèmes de santé, reconnus au niveau de la MDPH. Et pour prétendre à l’AAH, il existe plusieurs conditions à satisfaire, auprès de la CAF (au MSA) :
- Avoir obtenu une reconnaissance pour un taux d’incapacité d’au moins 80 %, via la CDAPH.
- Avoir 20 ans ou plus.
- Avoir des revenus insuffisants, d’après le barème en vigueur.
Les plafonds de ressources appliquées par la CAF
L’AAH vient remplacer un salaire ou des revenus absents, notamment en raison de l’incapacité des bénéficiaires. Pour y prétendre, il existe donc des seuils de revenus à ne pas dépasser. Bien sûr, ces plafonds peuvent varier selon la composition de votre foyer :
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- Une personne seule ne doit gagner plus de 11 656 euros par an.
- Si l’allocataire vit en couple, les revenus du ménage ne doivent pas excéder 21 098 euros annuels.
- Une personne seule, avec un enfant à charge, ne doit pas avoir un revenu annuel supérieur à 17 485 euros.
- Un bénéficiaire de l’AAH, vivant en couple, avec un enfant à charge, ne doit pas gagner plus de 26 926 euros.
Le barème grimpe ensuite pour chaque enfant à charge supplémentaire.
La déconjugalisation de l’AAH
Depuis 2023, l’AAH fait l’objet d’une individualisation. En clair, le calcul ne tient plus compte des revenus du conjoint ou du partenaire, lorsqu’il y en a. Cette mesure, adoptée pour favoriser l’autonomie des personnes en situation de handicap, devrait aboutir à une hausse d’environ 200 euros de cette aide, pour plus de 170 000 bénéficiaires.
AAH montants en vigueur dès avril 2023
Comme de nombreuses autres prestations sociales, versées par la CAF et la MSA, le montant de l’AAH peut varier d’une personne à l’autre. Il existe néanmoins un montant maximum, fixé à 971,37 euros à partir du mois d’avril 2023, selon nos confrères de Démarchesadministratives.fr.
Rappel : jusqu’à présent le montant maximal n’était que de 956,65 euros. Mais une revalorisation a eu lieu, en raison de la forte inflation qui impacte notre économie.
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Pension et AAH
Si vous avez déjà droit à d’autres revenus comme une retraite, une rente d’accident du travail ou une pension d’invalidité, ils peuvent se cumuler avec l’AAH. Néanmoins, le total de toutes ses ressources ne devra pas excéder 971,37 euros.
- Exemple : Si vous avez 500 euros de pension d’invalidité, vous pouvez prétendre à 471,37 au titre de l’allocation adulte handicapé.
Les bénéficiaires ayant une activité professionnelle
Si vous avez dû cesser de travailler pour raison de santé, mais que vous reprenez désormais un emploi, vous pouvez, dans un premier temps, conserver l’AAH. Vous pourrez ainsi cumuler cette prestation avec votre salaire, pendant les six premiers mois de votre reprise d’activité.
Rémunération du travail et AAH
Si vous occupez un emploi, il se peut que vous ayez droit à cette allocation. Notamment si vos revenus restent inférieurs à 971,37 euros.
- Exemple : Si vous gagnez un salaire de 530 euros par mois, vous pouvez obtenir 441,37 euros d’AAH.