Cantine scolaire : les repas des élèves pourraient connaitre une hausse des prix

Avec la hausse des prix des produits alimentaires, il semblerait que les cantines scolaires se voient menacées. On vous dit tout !

Cantine scolaire : les repas des élèves pourraient connaitre une hausse des prix ! – Source : iStock

Cette année paraît difficile pour les Français. En effet, après deux ans de pandémie mondiale, la France traverse une période d’inflation fulgurante. En effet, sur un an, l’inflation a atteint plus de 6 %. Un chiffre sans précédent qui a bouleversé la vie de nombreux foyers français. Or, ce n’est pas tout ! Cette inflation a fait que de nombreux produits alimentaires ont vu leur prix explosé en rayon de nos supermarchés habituels. Évidemment, ceci a eu des répercussions au niveau des foyers français. Mais pas seulement ! En effet, on ne pense pas souvent aux autres enseignes qui peuvent se voir affectées par l’inflation. Et ce, comme les restaurants, les restos du cœur, ou encore les cantines scolaires. En effet, avec la hausse des prix des denrées alimentaires et l’envol des coûts de l’énergie, les cantines scolaires se voient menacées. On vous explique tout ici !  

La cantine scolaire : un lieu d’aide et de sérénité

Comme vous le savez, de nombreux enfants à l’école mangent à la cantine scolaire. Et ce, pour de nombreuses raisons. Les parents travaillent, le manque de temps de rentrer pour manger ou encore les économies que cela engendre pour les familles. Or, récemment, tout ceci a changé. En effet, avec la hausse des prix des denrées alimentaires et l’envol des coûts de l’énergie, les cantines scolaires se voient menacées. Cela peut paraître évident, mais les prix n’augmentent pas que pour les foyers français. En effet, les restaurants ainsi que les cantines scolaires voient également leurs achats leur revenir de plus en plus chers.

La cantine est censé être un lieu où un enfant peut manger en toute tranquillité. Et ce, sans avoir à se soucier si ses parents peuvent payer la nourriture. Cette aide, car oui la cantine scolaire reste une sorte d’aide, devient de plus en plus difficile à maintenir. Avec les prix qui explosent, les repas pour les enfants coûtent de plus en plus chers aux cantines scolaires. Ce qui les menace véritablement. Il convient alors de trouver des solutions.

 

La hausse des prix des denrées alimentaires

Le samedi 5 novembre 2022, nos confrères du Parisien ont dévoilé en exclusivité une partie de la tribune des entreprises de la restauration scolaire. Cette dernière se verra publiée le lundi 7 novembre 2022. Il convient tout d’abord de noter les hausses conséquentes sur le territoire. On retrouve presque 10 % de hausse entre septembre 2021 et septembre 2022. En effet, il y a jusqu’à 14,9 % de hausse sur les produits premiers prix (PPX) et 12 % sur les produits des marques de distributeurs (MDD). Il convient alors de préciser que dans nos supermarchés préférés, les prix ne cessent de grimper. Voilà ce que relève la synthèse, publiée ce jeudi 29 septembre 2022. Et ce, par le cabinet d’analyses IRI France.

Ensuite, il faut clarifier que cette entreprise a de nombreux rôles. Principalement, elle analyse chaque mois l’évolution de l’inflation alimentaire en France. Cette dernière avait déjà constaté une hausse de 7,9 % en un an en août. En effet, si les produits de grande consommation ont augmenté en moyenne de 9,11 % entre septembre 2021 et septembre 2022. Alors, il semblerait que la hausse reste encore plus importante pour d’autres catégories. Sachez alors que l’inflation a atteint 11,13 % pour l’épicerie salée, 13,15 % pour les surgelés et glaces. Ou même jusqu’à 29,91 % pour les viandes surgelées. Et comme évoqué, cette hausse de prix a une influence majeure sur les cantines scolaires. 

Des produits clés à des prix exorbitants

Nos confrères du Monde ont tenté de clarifier la situation et surtout l’évolution des prix que la France traverse. Ils ont alors demandé à IRI France de leur détailler l’inflation d’un chariot de courses. Il faut alors préciser qu’en un an, leur plein de courses a augmenté de près de 12,4 %, passant de 100 à 115,03 €. Quelques produits alimentaires se trouvent en haut de la liste des explosions de prix. Et ce, tel que l’huile de tournesol. En effet, en septembre 2021, un litre d’huile de tournesol premier prix s’élevait à 1,47 €, contre 3,49 € un an plus tard. Une hausse de 137 %. Pour expliquer cette hausse, il convient de regarder le conflit chez nos voisins de l’est. Or, les cantines scolaires utilisent ce produit par exemple. 

Ainsi, il convient alors de noter que, face à cette inflation, certaines enseignes ont annoncé le blocage des prix d’un panel de produits de première nécessité. En effet, pour 2023, des prochaines négociations vont tenter de fixer certains prix. Et ce, afin de soutenir les Français. « Au vu de ce qui se passe en termes de prix de l’électricité, on pourrait avoir trois points d’inflation supplémentaires en 2023 », souligne Emily Mayer de l’IRI auprès de nos confrères du Monde. Il faut dire qu’à ce rythme-là, l’inflation alimentaire pourrait rapidement dépasser la barre des 10 %. Un chiffre inquiétant pour de nombreuses personnes. Que ce soit les foyers en eux même ou encore les restaurants et les cantines scolaires. 

Les cantines scolaires en péril 

Sachez que cette décision reste un véritable casse-tête budgétaire. Sur le territoire français, il convient de noter que 3,2 millions de repas se voient servis chaque jour. Et ce, dans les cantines scolaires de nos enfants. Comme vous le savez, 10,8 millions de Français ont perçu une prime exceptionnelle de solidarité jeudi 15 septembre 2022. Et ce, afin de soutenir les foyers français dans la lutte contre la hausse des prix des denrées alimentaires. Cette inflation fait un sérieux trou dans les portemonnaies des Français. Le mardi 24 mai 2022, Philippe Laurent, le vice-président de l’Association des Maires de France, avait fait une annonce. En effet, il a assuré, au micro de France Info, qu’une hausse « de l’ordre de 5 à 10 % » semble à prévoir.

Le 5 novembre 2022, dans une tribune dévoilée en exclusivité par nos confrères Le Parisien, les entreprises de la restauration scolaire, les cantines scolaires, ont confié aller droit dans le mur. « Depuis trois ans, notre secteur vit la crise la plus profonde de son histoire, face à la montée des prix, nous ne pouvons plus continuer. À chaque repas servi dans une cantine, les entreprises de notre secteur perdent de l’argent », peut-on lire, dans l’intégralité publiée le 7 novembre 2022.

18 % de hausse de prix sur les matières premières

Philippe Pont-Nouras, le responsable d’un grand groupe, a tenu à assurer que « tout le monde est en train de paniquer ». Il a également tenu à faire savoir que l’inflation des matières premières se faisait de plus en plus ressentir. Inquiet, il semblait vouloir faire passer un message sur les prix des denrées alimentaires. Philippe Pont-Nouras a donc déclaré : « En juin-juillet, les denrées alimentaires telles que nous les payons — c’est-à-dire avec peu de packagings, mais presque uniquement de la matière première — ont augmenté de 7 %. Nous étions à 9-10 % en août, 12 % en septembre et nous atteignons les 13 % en octobre. Selon les prévisions, nous devrions frôler les 18 % en novembre ! ». 

Il faut savoir que, dans le but de l’engagement, les cantines scolaires et les entreprises de la restauration scolaire ne souhaitent pas faire payer plus les familles des élèves. Elles ne veulent pas non plus toucher aux normes légales, aux grammages et aux variétés minimums exigées par la loi. De ce fait, Philippe Pont-Nouras a déploré : « C’est désormais aux collectivités de faire leurs arbitrages. Ne peuvent-elles pas décaler l’investissement dans un rond-point pour payer les repas des enfants ? ».