Retraite : voici les grosses erreurs réalisées à l’heure du départ

Les démarches liées au versement des pensions de retraite se simplifient. Certains bénéficiaires se font pourtant léser par les erreurs.

Retraite : voici les grosses erreurs réalisées à l’heure du départ ! – Source : iStock

Quand on est à la retraite, on devrait en profiter pour bien se reposer. Cependant, nombreux sont les assurés qui ressentent de l’angoisse à cause des erreurs qui gangrènent les dossiers déposés par les bénéficiaires. Comme si l’isolement, la perte de revenus et la transition ne suffisaient pas.

Retraite : un suivi de dossier compliqué

Même avec des démarches simplifiées, la cessation d’activité reste pour certains un véritable parcours du combattant. Le Figaro a recueilli des confessions à ce sujet, mêlant colère, incompréhension et détresse.

Première ombre au tableau : le suivi du dossier de demande des pensions de retraite. En effet, les futurs pensionnés ont confié au quotidien national la lenteur des démarches.

« Je suis censé être en retraite à partir du 1er novembre. Nous sommes le 11 octobre et je n’ai toujours pas ma notification contenant le point de départ de ma retraite, les éléments retenus pour son calcul et son montant mensuel », tels sont les mots de l’un d’entre eux, se plaignant notamment du manque d’information sur le suivi de son dossier.

Bien des angoisses peuvent être dues à cette visibilité réduite. Ce qui empêche les assurés de préparer cette nouvelle étape de leur vie comme il se doit.

Incompréhensions entre caisse et assurés

À en croire les témoignages de nombreux usagers, les caisses de retraite leur demandent plusieurs fois les mêmes documents. Ce qui retarde les démarches, en plus d’être frustrant pour ceux qui attendent le feu vert. Cela étant, il y en a qui ont bien reçu leur notification à temps, mais ils déplorent des erreurs.

Selon l’un d’entre eux, il y aurait des erreurs dans le calcul de ses 25 meilleures années. Celui-ci s’exaspère parce que la caisse n’a pas pris en compte ses deux dernières années d’activité. Ni même la majoration de durée d’assurance à laquelle il a droit pour ses deux enfants. D’où les erreurs dans le calcul de sa durée d’assurance.

L’assuré a de ce fait déposé un recours. Il a ainsi reçu une notification rectificative qui comportait, elle aussi, des erreurs. En voilà une autre raison pour laquelle les futurs pensionnés devraient prendre bien soin de préparer leur cessation d’activité. Ainsi, ils pourront repérer les couacs.

Certaines caisses de retraite recourent à un paiement provisoire à leurs assurés afin de pallier ces délais de traitement. C’est une bonne initiative, mais quelques bénéficiaires s’en trouvent encore lésés.

Une application abusive du malus

Ce paiement provisoire de la pension de retraite devrait éviter aux assurés de se retrouver sans la moindre source de revenus. Cependant, ce paiement s’éternise. En fait, la caisse effectue le versement de la retraite sans vérifier la carrière.

De plus, elle ne prend pas en compte les droits acquis au cours de la dernière année. C’est donc là que réside le premier couac. Selon Le Figaro, « les délais peuvent être longs, voire très longs ». En effet, il faut compter six mois, un an, voire un an et demi entre la liquidation provisoire et la liquidation définitive.

Le quotidien national précise que « le fait de ne percevoir qu’une partie de sa pension peut poser des problèmes de trésorerie ». Parmi les problèmes récurrents : l’application abusive du malus sur la retraite complémentaire.

Par moment, le malus de 10 % sur la retraite complémentaire applicable pendant trois ans est appliqué abusivement. C’est ce qu’en tout cas, révèle Le Figaro dans ses informations. Nicolas Strady a expliqué dans les colonnes du quotidien que pour aller plus vite, un automate traite parfois les dossiers. Un automate qui applique systématiquement le malus.

Même « à ceux qui auraient pu bénéficier d’une retraite anticipée pour longue carrière dès 60 ans et qui ont différé leur départ d’un an pour y échapper ». À noter que Nicolas Strady est le directeur des opérations retraite du cabinet de conseil MaReformeDesRetraites.

Il y a un autre point noir (le dernier). En fait, la caisse de retraite rectifie rarement cette erreur par elle-même. L’assuré doit donc vérifier que tout est en ordre au moment de la réception de sa notification.

Retraite : il faut prendre les devants

Les erreurs en rapport au calcul des pensions ne sont malheureusement pas rares. Ces erreurs sont dues notamment au nombre de plus en plus important de personnes qui arrivent à l’âge légal de départ. Ce qui occasionne un surcroît d’activité pour les caisses de retraite. Les dossiers de carrières deviennent donc de plus en plus complexes.

Ces fautes ont des incidences sur le montant des pensions. Elles concernent plus particulièrement la non (ou mal) prise en compte de périodes « atypiques » dans une carrière professionnelle. Comme les périodes de chômage, d’arrêt maladie, de congé maternité, de travail à l’étranger ou de service militaire.

On constate également, de manière régulière, des erreurs chez ceux ayant changé de statut durant leur vie active. Exemple, passage au statut de cadre, d’indépendant ou inversement. Pour chaque sénior, les caisses de retraite calculent les pensions selon les informations fournies par leur employeur. Qu’il soit du privé ou du public !

À noter que selon les situations, ce sont Pôle Emploi, la Caisse d’assurance maladie ou la CAF qui font ces calculs. Cela dit, vous devriez prendre les devants bien longtemps avant d’arriver à l’âge de la retraite. Autrement dit, vérifiez à l’avance si votre relevé de carrière correspond bien à la réalité.

Vérifier son relevé de carrière

Si la vérification de son relevé de carrière est possible, c’est grâce au Relevé individuel de situation (RIS). On appelle aussi ce relevé « relevé de carrière ». C’est un document informatif reçu tous les 5 ans à partir de 35 ans.

Ce document récapitule l’ensemble des droits dans chacun des régimes de retraite de base et complémentaire obligatoire. Chaque personne ayant ouvert son compte sur le site de l’assurance retraite de la sécurité sociale peut télécharger ce relevé.

Elle n’a pour cela qu’à se rendre dans son espace personnel. Il est également possible de demander l’envoi de son Relevé individuel de situation à son régime de retraite obligatoire. Cela peut se faire à tout moment.

Grâce à ce RIS, on peut vérifier si l’on a validé et bien pris en compte tous ses trimestres d’activité. On peut également voir s’il y a une période d’inactivité oubliée. Il est important de préciser que seules les personnes ayant acquis des droits à la retraite peuvent recevoir ce RIS.