Assurance auto : les tarifs vont grimper, l’UFC-Que Choisir explique pourquoi

Pour l’année qui arrive, il faut s’attendre à voir le tarif des assurances auto à grimper, et ce, pour quelque temps.

Assurance auto : les tarifs vont grimper, l’UFC-Que Choisir explique pourquoi ! – Source : iStock

Si cette année ne reste pas vraiment grandiose. Que cela reste pour l’inflation, les pénuries, les manques de certains produits, les tensions, etc. Cela ne semble pas près de se calmer. En plus de voir donc les couts de la vie quotidienne augmenter comme les courses, le carburant ou même les énergies, il faudra s’attendre à d’autres hausses encore. En effet, les assurances auto et même habitation risquent bien de connaitre une certaine hausse pour l’année qui vient. On vous explique tout ici. 

La hausse des assurances auto

Ainsi, en plus de voir absolument tout augmenter, les Français vont devoir se préparer à payer plus cher leurs assurances auto aussi. Il se trouve que même si le nombre d’accidents de la route ne parait pas avoir augmenté, les assureurs doivent monter les prix. Et cela s’explique par une bonne raison. En effet, les assurances servent à couvrir les dégâts, ainsi s’il y a plus d’accidents, les assurances gonflent les prix. 

Mais quand les assurances auto parlent de sinistres, cela ne prend pas que les accidents de faute humaine. En effet, la nature joue, elle aussi, un très grand rôle. Alors que jusque-là, la France avait droit à une météo calme, sans trop de grosses catastrophes naturelles, les temps changent. Le climat bouge, et les intempéries s’accentuent. Comme cela a pu se voir durant le mois de juillet dans le Sud Ouest de la France ou même en Corse. 

Les chiffres inquiétants

Alors, les Français peuvent s’attendre à voir les polices d’assurances passées de 2 à 3% pour l’année qui vient. Le directeur général de la Macif a tout de même expliqué que “Sur le plan climatique, 2022 est une année catastrophique”. Il se trouve que les assurances auto ont dû couvrir de nombreux frais dû aux catastrophes naturelles. 

Pour le moment, les assurances auto ont déjà dû verser près de 750 millions d’euros pour couvrir seulement les dégâts liés aux orages ou même la grêle. “C’est trois fois plus qu’une année habituelle”. Alors pour les assureurs, cela ne reste plus rentable. Et face aux risques qui augmentent, les prix aussi. 

Mais conscient de ce problème, le gouvernement a fait en sorte que les assurances auto ne commencent pas à évoluer plus vite que l’inflation. Ainsi, les assureurs ont accepté et ont même ajouté “une remise de 100 € sur le contrat d’assurance auto des jeunes à la recherche d’un emploi”. Ainsi, les pronostics pour le moment d’après le comparateur Assurland restent de “2,5 % à 3 % d’évolution en moyenne des prix. 

L’inflation et les assurances auto 

Un autre souci se pose outre que le climat pour les assurances auto. En effet, cela reste le prix des pièces détachés. Le directeur de la Macif annonce une “sur inflation parce que les technologies sont plus avancées”. Le directeur de l’après-vente de Bosh déclare même “Plus, il y a de technologie, plus c’est cher. Un rétroviseur, désormais, comporte un capteur et un moteur électrique. Cela n’a plus rien à voir avec ce que l’on connaissait il y a 10 ans ! Les balais d’essuie-glace, aujourd’hui, sont d’une longueur impressionnante, ils respectent une certaine courbure, sont quelquefois spécifiquement calibrés pour tel pare-brise… Tout a changé, y compris le prix”. 

Ainsi, en plus de tout ce qui a déjà pu se passer cette année, les assurances auto vont devoir changer. Le directeur des achats d’Alliance Automotive Group annonce “Le phénomène inflationniste découle d’une désorganisation due au Covid. Les coûts du transport maritime, notamment, ont explosé. Ils ont été multipliés par 10 à un moment donné. Pour des disques de freins, par exemple, l’essentiel de la production vient de Chine. Le prix des disques a augmenté de 20 %. Mais à ce phénomène s’est ajouté l’impact du conflit en Ukraine : ainsi, tous les produits fabriqués en Europe qui n’avaient pas souffert de la hausse du coût des transports subissent maintenant la hausse du prix de l’énergie”. 

Les énergies et les assurances auto 

Car en effet, si les Français restent bien sûr très fortement impactés par l’augmentation des prix des énergies, les grosses industries aussi. Le directeur général de Cora explique alors que “L’inflation sur le prix des pièces est de 7 % environ à l’heure actuelle, alors que la tendance était de +4 % chaque année jusqu’alors. Les coûts d’approvisionnement, l’énergie, tout a augmenté. Les fabricants de vitrage, par exemple, utilisent beaucoup d’énergie pour faire du verre. Ils sont très impactés par la hausse. Ils ont augmenté leurs prix et vont continuer de le faire”. 

Le directeur de ma Macif tient aussi a précisé que si les prix des assurances auto risquent d’augmenter, cela dépend des véhicules. Il se trouve que certains véhicules représentent bien plus de risques que d’autres. Ou du moins plus de chose à changer. Il déclare que “Une Peugeot 208, c’est 20 % de surface vitrée en plus par rapport à une 206”. 

L’obligation de l’inflation 

Ainsi, même si jusque-là, les accidents restaient la cause la plus probable pour que les assurances auto voient leur taux augmenter. Cela ne reste pas le cas. La bonne nouvelle reste qu’au moins, il n’y a pas plus d’accident de cause humaine. En revanche, tous les soucis liés au climat restent eux bien plus présent. Alors le facteur que les assurances ne peuvent contrôler pourraient vite leur couter cher. Surtout que de plus en plus, le climat se veut de moins en moins rassurant. Entre le mois de juillet le plus sec depuis des années. Et maintenant le mois d’octobre le plus chaud depuis 2001, tout cela ne mène à rien de bon. 

Ainsi, d’après les assurances auto, sur un an, il y a eu une augmentation de 0,4% des accidents. Ce qui équivaut à de la stabilité. En revanche, pour les indemnités, la hausse reste de 5% à 7% d’après France Assureurs

Pour que les assurances auto paient moins, cela reste de réparer les dégâts plutôt. Plutôt que de les changer. De plus en plus, le travail semble fait pour rénover des pièces. Et donc pouvoir en proposer plus à différents types d’automobilistes. Il faudra donc encore beaucoup de temps avec que cette possibilité d’utiliser de la seconde main reste totalement possible.