Le foie gras sera plus cher pour Noël : voici combien il faudra débourser pour ce mets

Le foie gras risque de coûter beaucoup plus cher durant les fêtes de fin d’année. Les chiffres révélés par le Cifog sont inquiétants.

Le foie gras sera plus cher pour Noël : voici combien il faudra débourser pour ce mets ! – Source : iStock

Avis aux consommateurs, le prix du foie gras va flamber à la fin de l’année. Selon les informations, une augmentation d’environ 25 % est à craindre. On fait le point.

La raison derrière cette flambée du prix du foie gras

Alors que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas, une mauvaise nouvelle vient de tomber. Le prix du foie gras va augmenter de 25 %. Cette information a été partagée par le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras ou Cifog.

Selon ce dernier, acheter le produit à la période de Noël pourrait faire très mal au portefeuille. Deux facteurs sont à l’origine de la flambée du prix de foie gras : l’épidémie de grippe aviaire et l’inflation. En effet, la France ainsi que plusieurs autres pays européens font face à une crise des plus critiques.

Cela explique le fait que, depuis plusieurs mois, le gouvernement met tout en œuvre pour rétablir le pouvoir d’achat de la population. En ce qui concerne le foie gras, le problème se trouve surtout au niveau de la production.

Le fait est que les entreprises qui s’occupent de la transformation du produit sont dans le rouge. Ils doivent faire face à la hausse des prix des matières premières, de l’énergie et tant d’autres. Ce qui les oblige à augmenter le prix de vente pour combler le déficit.

La grippe aviaire est aussi responsable de cette augmentation du prix du foie gras. À cause d’elle, la production a considérablement diminué ces dernières années. Les statistiques montrent une réduction de plus de 40 % de la production nationale.

Le Cifog confirme

Interrogé sur la hausse des prix du foie gras, le Cifog a offert quelques explications. Selon ce qu’il a communiqué, de nombreuses contraintes ont fait qu’on en soit arrivé à ce point.

« Alors que sa production devrait être en baisse de l’ordre de -30 % à -35 % cette année et que les stocks ont déjà été largement entamés l’an passé, la filière doit également se relever dans des conditions inflationnistes sans précédent », constate le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras pour justifier cette hausse de prix.

Cela avant d’ajouter :

« La hausse généralisée de tous ses coûts de production est accentuée par le renforcement des mesures de biosécurité visant à éviter un nouvel épisode d’influenza aviaire. Ses coûts enregistrent ainsi une hausse de +30% sur 2 ans et la situation reste incertaine avec la flambée des tarifs de l’énergie »

Il faut dire aussi que la France n’a pas été épargnée par l’influenza aviaire. Cette dernière ne s’est pas juste contentée de ravager le Sud-ouest, il s’en est aussi pris aux Pays de la Loire. C’est à cause de la grippe si plus de 20 millions de volailles ont dû être abattues durant la saison 2021-2022.

Par ailleurs, il existe une solution pour avoir du foie gras sans trop dépenser. Cette solution s’appelle « foie gras du pauvre ». Fabriqué à partir de volaille de Bresse, le produit est une alternative au foie gras devenu trop coûteux.

À noter que le foie gras n’est pas le seul produit dont le prix risque de flamber à l’approche de Noël. Certains jouets sont aussi susceptibles de connaître le même sort. Les spécialistes prévoient, en effet, une hausse des tarifs de 3 à 6 % pour ces derniers.

Le témoignage d’un éleveur

Si les consommateurs souffrent à cause de l’inflation, les éleveurs ne sont pas plus épargnés. En effet, ces derniers peinent à produire. Le travail devenant de moins en moins rentable, la plupart d’entre eux ne savent plus vers où se tourner.

Pour sa part, Lionel Candelon, le président de l’association des Canards en colère essaie de faire de son mieux. Selon ce qu’il a raconté, la grippe aviaire est ce qui nuit au bon fonctionnement de son travail. À cause d’elle, il a été forcé d’abattre plusieurs de ses canards.

« Je faisais 18 000 canards par an. Cette année, je ne sais même pas si je vais en sortir 6 000 », a-t-il expliqué.

L’éleveur dit attendre « toutes les indemnisations des pouvoirs publics ». Il s’étonne aussi que le gouvernement n’ait pas encore lancé un plan national de vaccination pour lutter contre le fléau.