Prime ASPA : une aide de 100€ prévue pour ces retraités

Depuis le 15 octobre, certains retraités perçoivent une prime exceptionnelle de 100 euros. Faites-vous partie des retraités qui peuvent en bénéficier ? 200 000 personnes, bénéficiaires de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ex minimum vieillesse) sont concernées par ce coup de pouce. Qui est concerné par cette prime ASPA ?

Prime ASPA : une aide de 100€ prévue pour ces retraités ! – Source : iStock

Au regard de l’inflation galopante pesant sur le pouvoir d’achats des Français, le Gouvernement a décidé, en août dernier, de verser aux foyers les plus modestes, une Prime ASPA exceptionnelle de solidarité d’un montant de 100 euros, auquel s’ajoute un complément de 50 euros par enfant à charge. Entre autres bénéficiaires de ce coup de pouce, celui-ci concerne aussi 200 000 personnes bénéficiaires de l’ASPA. Il s’agit de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées qui a remplacé le minimum vieillesse depuis 2006.

 

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Les retraités représentent une catégorie de la population sur laquelle la baisse du pouvoir d’achat a un impact considérable et les bénéficiaires de l’ASPA en particulier. C’est dans le cadre de la prime exceptionnelle de rentrée qui concerne les plus modestes, que cette prime ASPA a donc fait l’objet d’un versement à certaines personnes à la retraite.

C’est au tour des bénéficiaires de l’ASPA !

La loi de finances rectificative (LFR) pour 2022 permet de financer des mesures pour booster le pouvoir d’achat des Français. Cette loi prévoit notamment une aide exceptionnelle de solidarité (AES) dite « prime de rentrée » destinée aux foyers modestes.

Ce versement concerne tous les allocataires de minimas sociaux. Ainsi en octobre, les bénéficiaires de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), anciennement appelée le minimum vieillesse le percevront.

Cette prime ASPA de 100 euros interviendra à partir du 15 octobre, comme le confirme la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse.

Qui versera cette Prime ASPA ? À quelle date ?

Si vous êtes bénéficiaire de l’ASPA et d’une autre de ces prestations :

  • Revenu de Solidarité Active (RSA)
  • Revenu de Solidarité Outre-mer (RSO)
  • Allocation Adultes Handicapés (AAH)
  • Aide au Logement (APL)
  • Aide Financière à l’Insertion Sociale et Professionnelle (AFIS)
  • Aide à la vie familiale et sociale (AVFS)
  • Allocation Équivalent Retraite (AER)
  • Prime forfaitaire

Ce coup de pouce vous sera versé par l’organisme qui paye habituellement ces prestations (CAF ou Pôle emploi), à partir de mi-septembre.

En revanche, pas de manique pour ceux qui sont bénéficiaires uniquement de l’ASPA ! Ce versement ne commencera à être effectué qu’à la mi-octobre. Et c’est l’Assurance retraite, qui le fera, par virement bancaire, et indépendamment de votre retraite bien-sûr.

Quelles démarches pour percevoir cette prime ASPA exceptionnelle ?

Vous n’avez aucune démarche à effectuer pour percevoir cette aide de 100 euros. En effet, si vous êtes éligible, la somme fera l’objet d’un versement de manière automatique.

Qu’est-ce-que l’ASPA ?

L’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées, ou ASPA, est une allocation mensuelle accordée aux personnes âgées qui ont de faibles revenus. Cette aide financière permet aux retraités qui n’ont pas assez cotisé aux régimes de retraite de bénéficier d’un revenu suffisant. Elle est sous conditions de ressources.

Attention ! Cette allocation n’est pas une pension de retraite. L’ASPA est financée par l’État, et non par les cotisations sociales. Elle fait partie des minima sociaux, tout comme le RSA.

Quelles sont les conditions d’attribution de l’ASPA, ancien minimum vieillesse ?

Afin de pouvoir bénéficier de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), il faut réunir les conditions suivantes :

  • être âgé d’au moins 65 ans, ou entre 60 et 62 ans en cas d’inaptitude reconnue au travail
  • avoir la nationalité française ou disposer d’un titre de séjour attestant la régularité du séjour en France ; et depuis au moins 10 ans pour un étranger hors Union européenne
  • résider en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à la Réunion, à Saint Martin et/ou Saint Barthélémy plus de 6 mois (ou 180 jours) au cours de l’année civile de versement de l’allocation.
  • Avoir demandé, de même que votre conjoint, concubin ou partenaire pacsé, toutes vos retraites personnelles et de réversion auprès de tous vos régimes français, étrangers et des organisations internationales.
  • Avoir des ressources mensuelles inférieures à un plafond mis à jour tous les ans en avril.

Ainsi, les personnes handicapées vieillissantes, qui sont en inaptitude reconnue au travail, peuvent recevoir l’ASPA avant l’âge de 65 ans. Il s’agit alors des trois cas suivants :

  • elles justifient un taux d’incapacité permanent d’au moins 50 %,
  • elles sont inaptes au travail et ont un taux d’incapacité définitif d’au moins 50 %,
  • elles reçoivent une retraite anticipée pour handicap.

Dans ces cas, l’âge ouvrant droit à l’ASPA dépend de la date de naissance du demandeur :

  • de 60 ans, pour une personne née avant juillet 1951
  • à 62 ans, pour une personne née à partir de 1955

Quel est le montant ?

En cas d’absence totale de revenus, l’ASPA s’élève à 953,45 euros mensuels pour une personne seule et à 1480,24 euros mensuels pour un couple. Le montant de cette allocation est dégressif en fonction des revenus du demandeur.

Comment demander l’ASPA ?

Pour percevoir l’ASPA, vous devez adresser votre demande à votre caisse de retraite ou à la caisse qui versait la retraite de votre conjoint si vous êtes veuf/veuve. Ainsi, vos ressources seront évaluées sur les 3 derniers mois qui précèdent la demande. Dans le cas où elles dépasseraient le plafond, c’est la moyenne des 12 derniers mois qui est prise en compte.

Il convient d’informer votre caisse de tout changement concernant le montant de vos ressources, votre situation familiale ou votre lieu de résidence.

Si vous n’avez jamais travaillé ou cotisé en France, une demande peut être faite en mairie ou au CCAS (centre d’action sociale) de votre commune.

Plus aucune allocation sur un compte non français, ou non européen

Le jeudi 20 octobre 2022, Gabriel Attal, le ministre délégué chargé des Comptes publics au sein du gouvernement Élisabeth Borne, a annoncé devant l’Assemblée nationale que « plus aucune allocation sociale hors retraite ne pourra être versée sur un compte non français, ou non européen ».

En effet Gabriel Attal a justifié cette décision en évoquant. « La question de la fraude », qui, à son sens, « alimente régulièrement un certain nombre d’études, d’articles et scandalise à juste titre nos concitoyens ». Le ministre délégué chargé des Comptes publics a déposé un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en ce sens. Ainsi, le texte a fait l’objet de l’utilisation de l’article 49.3 le jeudi 20 octobre au soir par la Première ministre, Elisabeth Borne.

Ainsi, cet amendement est donc passé sans vote des députés. Si l’article continue son chemin législatif et est validé au Sénat, les allocataires de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), qui remplace le minimum vieillesse depuis 2006, seront concernés.

La moitié des retraités ne profitent pas de ce droit

« Si vous êtes retraité, âgé de 65 ans ou plus, et que vos revenus sont inférieurs à 916,78 € par mois alors que vous vivez seul, vous avez droit à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse). Selon une étude récente, la moitié des retraités dans cette situation n’utilisent pas ce droit, qui leur permettrait de compléter leurs ressources de 205 € par mois en moyenne. Service-Public.fr vous explique comment vérifier si vous êtes dans cette situation. La moitié des personnes âgées de plus de 65 ans vivant seul(e) avec des revenus inférieurs à 916,78 € n’ont pas recours à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), alors qu’elles y ont droit. Elles se privent ainsi de 205 € de ressources mensuelles en moyenne, selon une étude récente de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) », explique le service publique.

Attention, l’ASPA fait partie des allocations qui ne font pas l’objet d’un versement automatique. En effet, elle doit faire l’objet d’une demande à la caisse de retraite dont vous dépendez. Ainsi, celle-ci évaluera vos ressources au cours des trois derniers mois.