Leclerc dépouillé par une famille : 70 chariots volés en 6 mois

Ils avaient trouvé une combine qui a finalement été mise au jour par un agent de sécurité du magasin Leclerc situé au Portail à Saint-Leu.

Une petite famille de Saint-Leu a tenté un stratagème qui a mal tourné. En effet, après plusieurs mois de vol dans un magasin Leclerc, un vigile a enfin pu mettre la main sur les fautifs. À l’aide d’un membre de la famille qui travaillait dans le Leclerc, cette famille a réussi à voler près de 70 chariots pleins de produits en ne payant qu’une somme minime à la caisse. Un délit qui finira par leur coûter cher. On vous explique tout ici ! 

Une situation louche au Leclerc de Saint-Leu

Lors d’une semaine de travail normal, un vigile a commencé à suspecter une famille d’achats à répétition. Et ce, à la même caisse à chaque fois. Quand il finit par demander le ticket de caisse à la sortie pour effectuer un contrôle du chariot, il se rend compte que le prix affiché semble dérisoire. En effet, à sa surprise, la petite famille révèle un ticket de caisse qui n’a rien à voir avec le contenu sorti des rayons du Leclerc en question. Tout de suite, il décide de signaler ce problème à sa direction. Pour commencer, il débute le visionnage de toutes les caméras de surveillance du magasin. Et ce, afin de retracer l’utilisation de la carte de fidélité, bipée en sortie de chaque caisse. 

 

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Le fait de tracer l’utilisation de cette carte a permis de faire un lien avec tous les passages frauduleux dans le Leclerc. Cette fraude s’étend sur une durée de six mois. Les enquêteurs de la gendarmerie se rendent alors compte que le vol dépasse bien le chariot que le vigile a contrôlé. Il semblerait alors que la caissière et membre de la famille des fraudeurs, réalisé une manipulation de la caisse. En faisant ceci, elle pouvait ainsi manipuler le “contrôle des prix” avec l’écran de la caisse. De ce fait, les articles étaient scannés mais pas comptabilisés ni pris en compte dans le montant total du ticket de caisse. De plus, les caméras de surveillance prouvent que les fraudeurs semblent des membres de sa famille proche. Que ce soit son père, sa belle-mère ou sa sœur. Ils ont tous profité de ce stratagème.

Un délit grave à Leclerc

Au fil de leur investigation, il semblerait que ce stratagème ait duré six mois. Entre octobre 2021 et mars 2022, la petite famille a réussi à payer des montants absurdes sur près de 70 chariots remplis. Il faut savoir que l’utilisation des mots “montants absurdes” semble loin d’être une exagération. Sur des chariots qui valaient au minimum 150 euros, cette famille ne payait que 5 euros au maximum à la caisse. Que ce soit sûr des achats alimentaires, de l’outillage, des vêtements. Ou encore des produits technologiques, des poussettes. Tous ces produits ont quitté les rayons du Leclerc sans facturation. 

 

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Les enquêteurs de la gendarmerie ont alors cherché les différents passages en caisse. Ils ont donc pu voir que les chariots semblaient pleins à craquer. Au point où il fallait faire trois tours de tapis pour qu’ils passent tous en caisse. Le prix de ces fraudes accumulées semble donc estimé, par le Leclerc en question, dans les alentours de 10 000 euros sur six mois. Une fois devant le tribunal de Saint-Pierre, le jeudi 27 octobre, la famille n’a pas souhaité contester les faits. Ils estiment même « être accros ». Malgré cela, ils minimisent le nombre de chariots au total. « C’était comme une drogue, on en parlait entre nous en se disant qu’il fallait qu’on arrête… », avoue, à la barre, la petite famille. 

Des conséquences sévères pour la famille

Pour ajouter de l’ironie, il s’avère que la sœur de la caissière, qui profitait de ce stratagème, est elle-même agent de sécurité. De ce fait, et du fait des vols à répétition, elle ne pourra plus exercer son métier. « Vous avez joué plus que des caddies sur ce coup-là », a donc souligné le parquet. Sa réponse : « J’ai fait ça pour aider, on avait des soucis d’argent mais je sais que c’est mal ». Une réponse qui ne justifie en aucun cas les faits rapportés au tribunal. De plus, cela ne suffit pas au Leclerc concerné qui cherche un remboursement total. En effet, après de longues estimations des passages en caisse, le Leclerc a demandé un remboursement d’un montant de 9 335 euros

« Un calcul de voyous financiers car tout le monde sait que les vols dans les grandes enseignes sont déjà comptabilisés dans les prix affichés. De plus, il s’agit du prix de sortie, avec la TVA et la marge appliquée. Ils ont amorti ces pertes il y a bien longtemps », défend le maître Alain Le Bras. En effet, il souligne une absence totale de représentants et d’avocats de la part du Leclerc. Le tribunal de Saint-Pierre a fini par condamner les deux sœurs à 150 heures de travaux d’intérêt général. De plus, les parents ont eu 4 mois avec sursis. Toutefois, après de longs débats, ils n’auront pas à rembourser l’enseigne. Et ce dû au fait qu’ils n’ont pas présenté les pièces nécessaires pour aider à faire tenir la constitution de partie civile.