Changement d’heure : avancer ou reculer, comment ne pas se tromper ce week-end

Avec le changement d’heure, on ne sait plus si l’on avance ou si l’on recule. D’ailleurs, il faut s’y préparer, car c’est pour ce week-end.

Changement d’heure : avancer ou reculer, comment ne pas se tromper ce week-end – Source : iStock

Attention, le changement d’heure arrive ce week-end. C’est le moment où la France, ainsi que les pays de l’Union européenne, passe à l’heure d’hiver. Plus exactement, c’est dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre que cela se passe. À 3 h du matin, on reculera d’une heure pour être de nouveau à 2 h.

Le changement d’heure existe depuis 45 ans

Lors de l’heure d’hiver, à 3 h du matin, il faut toujours faire revenir en arrière les aiguilles de sa vieille montre. Ou bien celles de son horloge ancestrale. On parle d’un recul d’une heure.

À 3 heures du matin, toute la France repasse donc à 2 heures. Effectivement, les smartphones et tous les appareils connectés passent automatiquement à l’heure d’hiver. Et ce, sans intervention quelconque.

Ce changement d’heure fait gagner une heure de sommeil. Par la même occasion, il fait perdre une heure de luminosité naturelle en fin de journée. À ceci s’ajoute le raccourcissement naturel et progressif des journées à l’approche du solstice d’hiver, en décembre.

C’est depuis plus de 45 ans que ce changement d’heure saisonnier existe. Il vise à économiser de l’énergie électrique en s’adaptant aux heures d’éclairage naturel. Aujourd’hui, l’ensemble des États membres de l’UE applique ce changement d’heure, soit 70 pays au total. Étant obligatoire, il est aussi vivement controversé depuis des années.

Avant tout, ces détracteurs pointent du doigt des gains énergétiques trop limités. Ils parlent aussi d’effets négatifs sur la santé, le sommeil et la sécurité routière. Cela étant, il y a déjà eu plusieurs votes importants sur ce changement d’heure. Un processus est de ce fait en cours pour y mettre fin.

Le changement d’heure fait gagner une heure de sommeil

Dort-on plus ou dort-on moins avec le changement d’heure d’hiver ? Eh bien, la réponse est « plus ». Pourquoi ? Parce que le basculement dans l’heure d’hiver nous ajoute une heure de sommeil au cadran, et ce, de manière automatique.

En effet, comme dit plus haut, lors du changement d’heure d’hiver, à 3 h du matin, on recule à 2 h. Ce qui donne comme résultat plus de sommeil. En contrepartie, le soleil se couche une heure plus tôt en fin de journée. En conséquence, on bénéficie moins de luminosité naturelle.

Cela étant, la lumière du soleil le matin fait son arrivée une heure plus tôt. Conseil : profitez-en. Cela étant, il faut se préparer physiquement pour faire face à ce changement d’heure. Le passage à l’heure hivernale a lieu en octobre, tous les ans. C’est-à-dire en automne, en France.

Une saison à rude épreuve pour notre organisme. Vous vous demandez peut-être pourquoi il faut s’y préparer physiquement ! Voici la raison : le changement d’heure influe sur notre horloge biologique interne. Notamment le changement d’heure d’hiver.

Cette horloge biologique interne régule nos fonctions physiologiques de base (faim, sommeil, etc.). Elle s’appuie sur un rythme d’environ 24 heures dit « circadien ».

Il faut s’y préparer physiquement

À cause du changement d’heure, notre horloge biologique se désynchronise.

« Il faut parfois plusieurs jours ou semaines pour que notre corps s’adapte au changement d’heure et que nos tissus et organes fonctionnent à nouveau en harmonie », a dit la chercheuse Gisèle Helfer sur le site de vulgarisation scientifique The Conversation.

Cela étant, voici quelques solutions pour aider notre organisme à mieux s’adapter à la nouvelle heure :

  • Habituer son corps de manière progressive à la nouvelle heure. Pour cela, il faut changer lentement son horaire de sommeil sur environ une semaine.
  • Le matin, il faut s’exposer à la lumière du soleil. Cela entraîne une meilleure synchronisation de notre horloge biologique. Ainsi, on aura une meilleure humeur, une meilleure vigilance au cours de la journée et un meilleur sommeil la nuit venue.
  • Il faut éviter la lumière vive le soir. Cela concerne effectivement la lumière bleue des téléphones et autres appareils électroniques. La lumière bleue vive perturbe la libération de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Cela retarde notre horloge interne.
  • Il faut manger à horaires réguliers et éviter les repas tardifs. En effet, le rythme de l’alimentation est l’un des paramètres environnementaux pouvant aider à synchroniser notre horloge biologique. À l’instar de l’exposition à la lumière.

Pour les personnes souffrant de troubles du sommeil

Les enfants, les personnes âgées ou les personnes souffrant de troubles du sommeil sont plus sensibles aux changements de rythme. Voici donc une meilleure méthode progressive pour eux. Il s’agit de se coucher un quart d’heure plus tard. À faire à chaque fois pendant les quatre jours précédant le changement d’heure.

Sinon, se coucher une demi-heure plus tard, à chaque fois, pendant les deux jours précédant le changement d’heure. De manière à dormir une heure plus tard la nuit du changement d’heure d’hiver. Par ailleurs, on leur conseille même de décaler de ces tranches horaires tous les moments importants de la journée. À savoir le lever, les repas, les siestes et le coucher.

Pour un adulte classique, voici une méthode plus radicale. La médecine du sommeil préconise de se coucher directement une heure plus tard la nuit du changement d’heure. Ainsi, dès la nuit même du passage à l’heure d’hiver, son horloge biologique se recale avec la nouvelle heure.

La fin du changement d’heure

En 2018, le Parlement européen a effectué un sondage sur 4,6 millions d’Européens. 84 % de ceux-ci ont voté pour la suppression du changement d’heure. En 2019, l’Assemblée nationale en France a organisé une consultation. Résultats : 83,71 % des Français ont plébiscité la fin du changement d’heure.

Le Parlement européen adoptait en mars 2019 un projet à la majorité pour y mettre fin. Ce projet de directive avait prévu une suppression du changement d’heure pour 2021. Chaque État membre devait donc trancher entre l’heure d’hiver et l’heure d’été.

D’ailleurs, le Parlement européen avait plaidé pour une coordination entre les États membres et la Comission européenne. Objectif ? Faire en sorte que l’application des heures permanentes dans les différents pays ne perturbe pas le fonctionnement du marché intérieur.

Ils ont même fixé une échéance (octobre 2021) pour renfermer le changement d’heure au placard. Le conseil devait adopter la directive à la fin 2020 pour que les États membres la transposent. Seulement, plusieurs raisons ont interrompu le processus. Parmi ses raisons, la crise sanitaire et le Brexit.

En effet, le texte en question sur le changement d’heure n’est actuellement plus à l’ordre du jour. D’ailleurs, le site Vie Publique affirme qu’il n’y aura pas de discussion à ce propos dans un avenir proche. Cela dit, la suppression de l’alternance entre heure d’été et heure d’hiver n’est pas pour tout de suite.