Justine Vayrac disparition : suspect, garde à vue, enquête… ce qu’il faut savoir sur l’affaire

Les recherches sur la mystérieuse disparition de Justine Vayrac avancent. Le jeune homme placé en garde à vue est passé aux aveux.

Disparition de Justine Vayrac : suspect, garde à vue, enquête… ce qu’il faut savoir sur l’affaire – Source : Capture TF1

Dans la nuit du 22 octobre, Justine Vayrac, âgée de 20 ans, est sortie avec ses amis. La jeune femme a ensuite disparu sans donner signe de vie. Le plus inquiétant, sa voiture contenait des traces de sang. Était-ce les siens ?

En tout cas, la police a interpellé le jeune homme avec qui elle a été aperçue la dernière fois. Il est le principal suspect de l’affaire d’enlèvement et de séquestration de Justine Vayrac. Le jeune homme est passé aux aveux. Les détails.

Le jeune homme placé en garde à vue

La Montagne a révélé que Justine Vayrac avait bu plusieurs verres d’alcool la nuit de sa disparition. Elle aurait indiqué à ses amis qu’elle ne se sentait pas bien. La jeune femme serait donc sortie se reposer dans sa voiture pour « s’aérer ».

Un jeune homme que Justine Vayrac connaissait aurait proposé de la raccompagner à sa voiture et de la surveiller. Seulement, lorsque les amis de la jeune femme se sont rendus sur place, elle n’était plus là. Le jeune homme qui l’accompagnait n’était pas non plus présent sur les lieux.

Lorsqu’ils ont contacté le jeune homme, ce dernier aurait affirmé que Justine était partie d’elle-même. Les enquêteurs ont entamé les recherches et ont trouvé des traces de sang dans la voiture de Justine. Dans les détails, BFMTV explique que les traces de sang étaient au niveau du pommeau de vitesse et du frein.

Les enquêteurs ont aussi détecté du sang dans la chambre de Lucas L. Les gendarmes auraient même retrouvé le téléphone de Justine Vayrac dans le domicile de ce dernier. En plus de ces éléments, le jeune ouvrier agricole aurait eu un comportement suspect lors de l’interpellation. Il aurait tenté de s’enfuir.

En tout cas, si son alibi a fini par être confirmé, le principal suspect avait tout de même un comportement pour le moins inhabituel. Sa mise en garde à vue a été prolongée après la découverte d’autres éléments.

Les investigations se poursuivent

Les autorités sur les lieux ont trouvé le sac à main de Justine Vayrac qui contenait des effets personnels de la jeune femme. Ce dernier était calciné et se trouvait à proximité du domicile du jeune homme.

La procureure Émilie Abrantes explique que les investigations se poursuivent. Les autorités ont utilisé d’importants moyens pour tenter de retrouver la jeune femme. Un hélicoptère survole la zone et 80 policiers sont mobilisés.

« En raison de la présence de plusieurs plans d’eau à proximité de la personne en garde à vue, plusieurs équipes de plongeurs sont engagées pour sonder les lieux », explique la procureure.

Lors de sa garde à vue, le jeune homme se serait déjà mis aux aveux. Selon France 3 Occitanie, il aurait affirmé avoir abusé de la jeune femme avant de lui ôter la vie. Il a avoué avoir brûlé la dépouille de la victime. Il serait revenu sur ses déclarations avant de tout avouer la nuit du mercredi 26 octobre.

Lucas L. a reconnu avoir enterré le corps de la jeune femme dans les bois. Les sources ont révélé que ce n’était pas la première fois que le jeune homme était face à la justice. Il aurait déjà participé à un incendie volontaire d’un hangar agricole.

Une famille dans l’angoisse

Marina, la maman de Justine Vayrac, avait déjà expliqué que la jeune femme a l’habitude de sortir en soirée. Elle rentre toujours parce qu’elle est la mère d’un petit garçon de 2 ans et demi. La maison de Justine se trouve à 50 m de chez sa mère.

Cette dernière explique qu’elles s’appelaient tout le temps. La famille de Delphine a reçu un présumé message de sa part disant qu’elle allait bien. Depuis, son téléphone n’était plus joignable et elle n’a plus donné de nouvelle.

Une chose que sa maman a immédiatement trouvée suspecte puisqu’elle entretient une bonne relation avec sa fille. Cela dit, les avancées de l’enquête révèlent des choses qui leur sont dures à encaisser.

« Nous le vivons très mal, car nous avons peu d’éléments de la part des enquêteurs »; confie Marina.

Chantal Pouget, une voisine de la famille, les décrit comme « des gens très bien ».

« Tant que je n’ai pas la preuve que c’est lui, je ne me permettrai pas de juger. Mais si elle est morte, ce sont deux familles qui sont détruites », déplore la voisine.

Jeudi 27 octobre 2022, le procureur de la République de Limoges évoquera les avancées de l’enquête dans une conférence de presse. Ce dernier va confirmer ou non les aveux de Lucas L.