Cette femme se rend aux funérailles d’inconnus qui n’ont pas de proches pour leur rendre hommage

Plusieurs enterrements ont lieu tous les jours. Et cette femme a décidé de se rendre à ceux d’inconnus qui n’ont pas de proches. Un geste spécial.

Cette femme se rend aux funérailles d’inconnus qui n’ont pas de proches pour leur rendre hommage – Source : Capture Facebook

Pour la majorité d’entre nous, les cimetières et les funérailles constituent des choses que l’on essaye d’éviter. Ces lieux peuvent parfois paraître effrayants ou encore morbides. Pour d’autres, ces lieux s’avèrent plutôt intrigants ou même parfois apaisants. Une femme, d’origine anglaise, a pris la décision d’en faire sa passion. Mais pas de la manière que l’on pourrait penser. En effet, cette femme a décidé de se rendre et d’assister aux enterrements d’inconnus qui n’ont pas de proches. Jugeant qu’ils ne devraient pas être seuls dans ces moments-là. Elle fait alors de son mieux pour assister à des centaines de funérailles en hommages aux défunts. On vous explique tout ici !  

La fascination de cette femme a commencé après le décès de ses parents

Une femme, originaire d’Angleterre dans une banlieue de Londres, a pris une décision qui a non seulement changé sa vie mais celle de nombreuses autres personnes aussi. Photographe et auteure d’une trentaine de livres, Jeane Trend-Hill a pris la décision de se spécialiser dans un domaine très peu visité. En effet, elle s’intéresse particulièrement aux cimetières et à la mort en général. Lors d’une interview avec The Independent, elle a tenu à expliquer d’où venait cette passion. « J’ai toujours été intriguée par la mort depuis mon enfance. Nous allions dans les cimetières, et je me promenais en regardant toutes les tombes. Elles sont comme des galeries d’art en plein air ». 

Toutefois, il convient de noter que cette fascination a commencé à croître après le décès de ses parents. Jeane Trend-Hill a perdu ses parents alors qu’elle était encore jeune, et à cette âge là vient beaucoup de questions. Son père est mort à 56 ans alors qu’elle n’était encore qu’adolescente et sa mère, Mary, a perdu la vie à 57 ans, lorsqu’elle avait 20 ans. Un âge critique pour cette femme qui ne commençait que tout juste sa vie. Depuis, elle a voulu creuser cette passion. Évidemment, pour de nombreuses personnes les cimetières et la mort constituent des choses qui peuvent faire peur. Or, pour Jeane Trend-Hill, une passion née de ces moments plus sombres de la vie. 

Jeane Trend-Hill rend hommage à des inconnus 

Tout d’abord, Jeane Trend-Hill a commencé par se sentir plus à l’aise dans ces lieux de recueillement. Après quelque temps d’adaptation, elle a décidé qu’elle voulait y consacrer sa vie. Au-delà de son degré en photographie, elle précise avoir également étudié la criminologie et les sciences mortuaires. De plus, elle évoque avoir écrit beaucoup de livres à ce sujet qui se trouvent aujourd’hui sur le marché. Dans le domaine des cimetières de l’époque victorienne et de la symbolique des tombes, cette femme devient alors une experte. Elle a fait de sa passion sa vie. 

 

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Or, la femme, d’une cinquantaine d’années maintenant, va encore plus loin que seulement écrire des livres. En effet, toujours à The Independent, elle décide de raconter la chose qui l’a poussé à commencer son activité principale. En effet, selon ses dires, en 2012, elle a vécu quelque chose qui a changé sa vie. « Je suis entrée dans cette jolie église et j’ai compris qu’un service était en cours. (…) je suis restée et je me suis assise au fond. C’était un parfait inconnu, mais j’étais émue. Peu de temps après, un employé du cimetière m’a contactée et m’a demandé si je voulais assister aux funérailles d’un ancien combattant qui n’avait personne d’autre pour lui rendre hommage, alors j’ai accepté et j’y suis allée ». Depuis, elle n’arrête plus ! 

Elle ne sait pas à combien de funérailles, elle a assisté

Lors de son interview avec le journal, la femme a confié : « Je suis fière d’être cette personne qui va aux funérailles d’inconnus quand il n’y a personne d’autre qui peut y assister ». Et ce, avant de préciser que selon elle, « personne ne devrait jamais être incinéré ou enterré seul ». Il convient d’ajouter qu’elle n’a pas compté le nombre d’enterrements auxquels elle a pu assister depuis 2012. Or, elle estime que le chiffre se trouve près des 200. On peut donc comprendre qu’elle a « perdu le compte exact ». 

La femme, passionnée de tout ce qui est en lien avec la mort, a également confié qu’elle essaye de visiter les nécropoles de toutes les villes qu’elle visite. « La première chose que je fais quand j’arrive quelque part, c’est de voir où se trouve le crématoire ou le cimetière le plus proche ». Il faut savoir que depuis qu’elle a partagé son histoire sur les réseaux sociaux, elle reçoit souvent des messages de personnes lui indiquant un lieu et une date d’un défunt qui n’a pas de proches. En plus des cimetières, on apprend aussi que la britannique aime photographier d’autres aspects. Et ce, tels que des bâtiments abandonnés ou encore des corbeaux.