Rappel massif en France : ce produit vendu dans la France entière ne doit surtout pas être consommé, il s’agit des cuisses de poulet

Rappel massif dans les magasins Leclerc ! Cela concerne des cuisses de poulet contaminées à la bactérie E. coli. N’en consommez surtout pas.

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Vendues chez Leclerc, ces cuisses de poulet font l’objet d’un rappel produit. Il s’agit d’un rappel massif que les magasins Leclerc ont lancé. Ainsi, ces cuisses de poulet sont interdites de consommation, car elles seraient contaminées à la bactérie d’E. coli.

Rappel massif de cuisses de poulet contaminées

Ces derniers mois, les rappels de produits poussent les Français à être plus prudents avec ce qu’ils mangent. En effet, les rappels ont pour objet de prévenir les consommateurs sur d’éventuelles contaminations touchant les aliments. Rappel Conso est notamment le site gouvernemental chargé de répertorier les différentes alertes en France.

Ces rappels peuvent concerner des produits alimentaires comme ils peuvent toucher des produits cosmétiques ou autres. Ils peuvent même venir des rayons de puériculture. La liste de Rappel Conso s’allonge de semaine en semaine.

Pour rappel, il y a quelques mois, un scandale a eu lieu à cause d’une contamination à la bactérie d’E. coli. Une contamination ayant touché les pizzas Buitoni. En outre, une contamination à la salmonelle sur les œufs au chocolat Kinder a également fait scandale.

C’est après ces incidents que les Français sont devenus très attentifs à ce qu’ils ont dans leur assiette. Un nouveau rappel massif vient de tomber ce lundi 3 octobre 2022. En effet, le site Rappel Conso a annoncé que des cuisses de poulet font l’objet d’un rappel produit.

Il s’agit des morceaux de poulet que l’on trouve chez Leclerc de Saint-Eulalie (Gironde). On soupçonne que ces cuisses de poulet contiennent la bactérie d’E. coli. Leclerc a mis ces morceaux de poulet en vente entre le samedi 24 septembre et le mercredi 28 septembre 2022.

Ils portent comme code-barres le numéro suivant : 0201821000000. Comme à chaque fois, ces produits sont interdits de consommation pour éviter l’ingestion de la bactérie E. coli.

E. Coli : symptômes et précautions

La contamination aux Escherichia coli (E. coli) n’est pas nouvelle. On connaît déjà les risques que court celui qui a consommé un aliment contaminé. Alors si vous avez consommé ces morceaux de poulet, voici les symptômes à surveiller :

  • Des gastro-entérites
  • Des douleurs abdominales
  • Des diarrhées éventuellement accompagnées de sang
  • De la fièvre

Souvent, ces symptômes apparaissent 3 jours après la consommation du produit contaminé. Cela dit, ne perdez pas de temps si vous avez consommé ces cuisses de poulet sans marque vendues chez Leclerc. Prenez rapidement rendez-vous chez votre médecin traitant.

Si vous avez des questions, le magasin Leclerc de Sainte-Eulalie a mis à votre disposition un numéro. Voici le numéro du magasin Leclerc de Sainte-Eulalie : 0556773535. À noter que vous pouvez vous faire rembourser votre achat.

Vous avez donc jusqu’au 22 octobre pour rapporter le produit au point de vente pour faire une réclamation. Soyez très prudent avec la bactérie d’E. coli parce qu’elle peut être dangereuse. Afin d’éviter d’autres scandales, ne prenez pas ce rappel massif à la légère.

Tout ce qu’il faut savoir sur la bactérie E. coli

L’Escherichia coli est une bactérie résidant dans le tube digestif de l’homme et des animaux à sang chaud. En majorité, les souches d’E. coli sont inoffensives ; seules quelques-unes sont pathogènes pour l’homme. Les souches d’E. coli dites entérohémorragiques font partie de ces dernières (ECEH).

Elles provoquent notamment des diarrhées sanglantes et produisent une puissante toxine. Celle à l’origine du syndrome hémolytique et urémique (SHU). Les souches de ECEH sont régulièrement la cause d’intoxications alimentaires.

Celles-ci se produisent par la consommation de produits animaux mal cuits ou consommés crus. S’ils ont été en contact avec des ECEH, les fruits et les légumes peuvent être également à risque.

Des complications neurologiques chez certaines personnes

Les symptômes que provoque l’ECEH apparaissent entre 3 et 8 jours après l’infection. Il s’agit, comme dit plus haut, de douleurs abdominales et de diarrhées. Celles-ci peuvent évoluer vers des formes sanglantes. Des vomissements et de la fièvre peuvent également avoir lieu.

En parallèle, les toxines dites Shiga-toxines produites par ECEH détruisent la paroi des vaisseaux sanguins. De plus, elles causent des problèmes de coagulations ainsi que d’hypertension artérielle. La dissémination des Shiga-toxines provoque chez 10 % des personnes infectées, un syndrome hémolytique et urémique.

Ce syndrome est mortel dans 3 à 5 % des cas. On caractérise ce syndrome par une atteinte de la fonction rénale et par une baisse de la concentration des cellules sanguines. Il y a des personnes souffrant de SHU qui développent des complications neurologiques. Ces complications peuvent aboutir à un état de coma.

Fréquemment, on peut observer des séquelles rénales pouvant conduire à une insuffisance rénale chronique des années après l’épisode de SHU. Vu ces nombreuses complications, il est normal que les produits contaminés fassent l’objet d’un rappel massif.

E. coli : transmission et traitement

Majoritairement, la transmission des pathogènes de type ECEH survient suite à une consommation d’aliments contaminés. Principalement, le réservoir naturel des ECEH est le tube digestif des bovins.

Cela étant, il contamine généralement la viande crue ou insuffisamment cuite, mais aussi les produits laitiers au lait cru. Et plus rarement, les produits végétaux crus. On peut également se faire contaminer lors de l’abattage ou de la traite de ces animaux.

Il est également possible de se faire contaminer par les matières fécales des ruminants. Ceux-ci sont présents dans le sol, dans le fumier et dans l’eau. Bien que rare, la transmission de ECEH peut aussi se faire interhumaine. C’est dans le milieu familial ou les collectivités que cela se passe dans la majorité des cas.

Le traitement des infections ECEH ne se fait pas par la plupart des antibiotiques. Ces antibiotiques détruisent les bactéries, mais cela entraîne la libération de Shiga-toxines dans l’organisme. Ce qui, par la même occasion, peut aggraver le SHU.

Cela dit, on a déjà étudié la possibilité de traitements à base de certains antibiotiques comme l’azithromycine. Cela pourrait se faire si le relargage de toxines peut être évité. En attendant, on compense les déficiences occasionnées par les Shiga-toxines par transfusion, dialyse et échanges plasmatiques.

On traite par contre les épisodes diarrhéiques de manière symptomatique. On réhydrate les patients, mais ils ne prennent pas d’antidiarrhéiques. Ceci afin de permettre l’élimination de la bactérie et de ses toxines dans les selles.