Michel Cymes victime du cancer et « en larmes devant les médecins » à l’annonce de la maladie

Michel Cymès a révélé avoir souffert il y a quelques années d'une tumeur au rein. Il va bien aujourd'hui et raconte son histoire.

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C’est un secret qu’il a gardé pendant longtemps. Michel Cymès, l’un des médecins les plus connus de France, a connu la maladie. Et pas seulement en annonçant de mauvaises nouvelles à ses patients. Un jour, il a été le patient. Le patient qui apprend être malade. Mais dans son malheur, Michel Cymès a eu beaucoup de chance. C’est pourquoi il a décidé de parler, aujourd’hui, de son cancer et des gestes et réflexes à avoir pour éviter le pire.

Michel Cymès apprend par hasard être touché par une tumeur

Nous sommes en 2008. Michel Cymès part au ski avec son fils. Ce dernier l’incite à faire quelques acrobaties. Mais le docteur finit par se blesser. Il se casse une côte. Il passe alors des examens de contrôle pour vérifier qu’aucune complication n’est à déplorer. Il a, à ce moment-là, une intuition presque miraculeuse qui lui sauve sans doute la vie.

« Alors que je passais un scanner pour vérifier que la rate ne saignait pas, j’ai demandé au médecin de jeter aussi un œil sur mes reins, comme ça, sans raison… C’est là qu’on a découvert une tumeur cancéreuse. Par chance, elle n’avait pas métastasé. L’ablation de la partie du rein atteinte a permis de me guérir. Mais cela s’est joué à quelques semaines« , assure-t-il dans les colonnes du Parisien.

Sans ça, la tumeur aurait eu le temps de se développer, et peut-être qu’il aurait été trop tard pour le docteur. Dans son malheur, il a beaucoup de chance puisque cela lui permet de sortir vainqueur et de se débarasser de son cancer sans passer par de lourds traitements invasifs. 

 

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Le jour où il s’est effondré en larmes face au médecin

Au micro de Léa Salamé, sur France Inter, Michel Cymès est revenu sur ce moment où il apprend être touché par une tumeur. Il le sait, il a une « chance incroyable. On m’a dépisté ma tumeur alors qu’elle ne faisait pas parler d’elle, qu’elle faisait 3 cm et demi et qu’à 4 centimètres, on a des métastases. Si on dépiste les tumeurs à un stade où elles sont petites, on peut vous sauver la vie« , rappelle-t-il.

Mais être malade, cela change tout dans la vie d’un médecin. Car tout d’un coup, il devient le patient. Et forcément, Michel Cymès s’en rappelle comme si c’était hier. « J’ai vécu ce que vivent tous les patients à qui on annonce un cancer. Cette phase de sidération au moment de l’annonce. Ce moment où vous vous écroulez en larmes devant le médecin« . Cela a forcément des répercussions sur sa manière d’exercer, sur son métier. Son cancer n’était jamais loin de son esprit. « J’ai vécu ça, et en ORL, on annonce pas mal de cancers. J’avais une piqûre de rappel à chaque annonce. Et je ressentais… L’empathie, vous l’avez quand vous êtes passés par là« .

 

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Le message de prévention de Michel Cymès

A l’époque, il refuse de parler de sa maladie. Il ne tient même pas au courant sa propre famille, pas avant d’être certain de s’en sortir. Mais aujourd’hui, il veut en parler. Car la médecine soigne de mieux en mieux les cancers. Mais encore faut-il les découvrir à temps, comme lui. Et cela passe par le dépistage. Or, il considère que la situation à ce sujet est catastrophique en France. 

En effet, les Français ne se dépistent pas plus qu’avant. « Seulement 34% des gens participent au dépistage organisé du cancer colorectal, 42% des femmes concernées à celui du sein, et 58% à celui du col de l’utérus. Les gens ne se rendent pas compte de la chance qu’on a de pouvoir se faire dépister. Faire l’autruche en matière de dépistage, c’est complètement débile. Plus on dépiste tôt les tumeurs, plus les traitements sont légers et efficaces et les chances de guérison augmentées« , explique-t-il dans les colonnes de Femme Actuelle.

Son message s’adresse en particulier aux hommes, touchés par le cancer de la prostate. Ils remarquent à ce sujet un changement des mentalités concernant le dépistage chez les patients. « Ils ont compris que vieillir en bonne santé, ça se prépare. Notamment parce qu’ils deviennent papa plus tard et qu’ils ont envie, tout comme moi qui ai un fils de 11 ans, de pouvoir jouer avec leurs gamins et de les voir grandir« .