Chèque énergie 2023 : l’aide élargie à plus de foyers en France

Il semblerait que le nombre de bénéficiaires du chèque énergie connaisse une augmentation avec le projet de budget pour 2023.

Source : Istock

Depuis quelque temps maintenant, le pouvoir d’achat reste un sujet qui inquiète de nombreux Français. Une étude a démontré que 54 % des foyers se montrent préoccupés par ce sujet en ce moment. Aucune classe sociale ne se trouve épargnée par la hausse des prix, mais surtout les foyers les plus modestes. L’inflation qui se fait ressentir sur le territoire français nécessite donc des solutions. Les pouvoirs publics ont ainsi décidé d’adopter, pendant l’été 2022, le projet de loi sur le pouvoir d’achat. Avec ceci, une multitude de dispositifs se mettent en place afin de contrer l’inflation et d’aider à lutter pour le pouvoir d’achat des Français. La remise carburant, les titres-restaurant ou alors le chèque énergie. Le chèque énergie sert donc à aider les Français qui en ont besoin pour payer les factures énergétiques. Voici tout ce que vous devez savoir sur le chèque énergie ainsi que ses bénéficiaires

Les effets de l’inflation en France

Selon le site gouvernemental economie.gouv.fr, « Le pouvoir d’achat correspond à la quantité de biens et de services qu’un revenu permet d’acheter.  Le pouvoir d’achat dépend alors du niveau du revenu et du niveau des prix. L’évolution du pouvoir d’achat correspond donc à la différence entre l’évolution des revenus des ménages et l’évolution des prix. Si la hausse des revenus est supérieure à celle des prix, le pouvoir d’achat augmente. Dans le cas contraire, il diminue ».

Tous les trois mois, l’INSEE mesure l’augmentation des prix. L’augmentation des prix actuel a un impact sur le pouvoir d’achat pour trois quarts des Français à présent. Notamment quand il s’agit des prix de l’alimentation et de l’énergie. À l’approche de l’hiver, l’énergie reste une source de préoccupation des foyers modestes. Selon les chiffres de l’INSEE, en juillet dernier, l’inflation a connu une hausse de 6,1 % par rapport à 2021. 

La loi sur le pouvoir d’achat

En ce qui concerne les pouvoirs publics, la loi sur le pouvoir d’achat constitue un dispositif nécessaire. En effet, afin de protéger les Français, le gouvernement a mis en place une revalorisation de 4 % de nombreuses prestations sociales. Les mesures principales de la loi pour le pouvoir d’achat ont pour objectif principal de limiter l’impact de l’inflation sur le budget des foyers modestes.

Le texte, enrichi par les parlementaires, comprend trois volets d’aides principales. La protection du niveau de vie des foyers, la protection des consommateurs et la souveraineté énergétique. Parmi ces mesures, on peut donc trouver le chèque énergie qui verra ses bénéficiaires augmenter prochainement. 

Le chèque énergie prévu

Tous les ans, les Français peuvent bénéficier du chèque énergie. Toutefois, ce dispositif ne concerne que certains foyers. Il donne la possibilité d’aider à financer de nombreuses dépenses du foyer. Que ce soit l’électricité, le gaz ou même l’achat de combustibles. En effet, afin de faire face à l’inflation fulgurante, la crise actuelle, la Première ministre a annoncé un dispositif supplémentaire. De ce fait, en complément du bouclier tarifaire, mis en place jusqu’en 2023, certains foyers peuvent bénéficier d’un chèque énergie.

Ce dernier, d’un montant exceptionnel de 100 ou 200 euros. Il semblerait que plus de 12 millions de foyers se retrouvent concernés par ce dispositif. Ce chiffre représente 50 % de plus que le nombre de bénéficiaires du chèque classique. Comme expliqué, ce chèque énergie viendra aider de nombreux foyers français modestes à lutter contre la baisse du pouvoir d’achat. 

Le dispositif actuel du chèque énergie

Toutefois, pour le moment ceci n’est pas le cas. En effet, bien que le chèque énergie représente un dispositif pour amoindrir l’impact de la hausse des prix de l’énergie, il ne reste pas accessibles à beaucoup de personnes. Il concerne davantage le budget des foyers les plus modestes.

Instauré dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, il peut servir à payer quelques factures de chauffage ou même financer des travaux de rénovation énergétique. Pour le moment, seuls 6 millions de personnes peuvent profiter d’un montant moyen de 150 euros. Bien que ce soit un bon début, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, cherche à atteindre un plus grand public.  

 

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Une augmentation des coûts de l’énergie

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, au début du mois de septembre, a indiqué son intention de faire en sorte que tous les Français soient concernés par une forme amoindrie du « bouclier tarifaire ». En effet, pour le moment seuls les plus modestes se retrouvent avec la possibilité de profiter de ces dispositifs. « On ne va pas faire d’usine à gaz », a indiqué le ministre, « ce sera le même principe pour tous ». Avec les prix de l’énergie qui ne cessent d’augmenter, il faut tenter de prendre toute la population en compte. Il a même ajouté que l’augmentation prévue des prix du gaz et de l’électricité en 2023 concerne toute la population française. De ce fait, elle serait contenue le plus possible et pour tout le monde. Et ce, « dans la mesure de ce que nous permettent nos finances publiques ».

Bercy a récemment communiqué des chiffres sur le « bouclier tarifaire » et le remises carburant  Il semblerait que ces deux dispositifs aient coûté 24 milliards d’euros à l’État à l’automne 2021. Toutefois, cela aurait coûté beaucoup plus cher aux Français si les dispositifs n’existaient pas. Le ministre de l’Économie l’a évoqué dans un discours récemment. Selon lui, sans le bouclier tarifaire, la facture moyenne d’électricité des foyers français aurait connu une augmentation de 120 euros par mois. Et la facture de gaz de 180 euros par mois en janvier 2023. Une hausse de prix que de nombreux Français ne pourraient pas assumer. 

Comment bénéficier de ce chèque énergie ? 

Les personnes éligibles n’ont aucune démarche à effectuer afin de bénéficier du chèque énergie. Tous les ans, vers le printemps, ces derniers reçoivent le chèque énergie habituel à leur domicile. Cependant, il reste possible de le faire envoyer directement chez le fournisseurs d’énergie. Le chèque énergie est également utilisable pour les résidents de logements-foyers conventionnés, d’EHPAD, d’EHPA. Ainsi que les résidences autonomie, d’établissements ou d’unités de soins de longue durée (ESLD, USLD). Le chèque énergie habituel aide donc les foyers les plus modestes à assumer les coûts des factures énergétiques, surtout avec cette inflation fulgurante qui affecte tout le monde à présent. 

 

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Ainsi, le chèque énergie peut donc aider certaines personnes à payer leurs factures pour tout type d’énergie. En effet, que ce sport le gaz, l’électricité, le fioul, le chauffage au bois… Il permet aussi d’assumer quelques dépenses liées à la rénovation énergétique. Que ce soit changer les fenêtres pour du double vitrage, mettre de l’isolation dans les murs… Le montant du chèque régulier varie de 48 euros à 277 euros par an. Ce qui représente 150 euros en moyenne. En effet, le montant peut varier selon le revenu fiscal de référence (RFR) du foyer, mais aussi la composition du foyer. 

Une possible participation des opérateurs énergétiques

En ce qui concerne la participation d’opérateurs énergétiques qui profiteraient de l’inflation fulgurante et donc la hausse des prix de l’énergie. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a tenu à préciser que la France et l’Allemagne soutiennent tous les deux cette proposition. Et que ce n’était « ni le statu quo, ni une taxe exceptionnelle ». Il semblerait qu’un mécanisme européen d’ajustement du marché se mettait actuellement en place. Ce mécanisme aurait pour but de pousser les énergéticiens à investir dans les énergies renouvelables. Et ce, en échange d’une garantie de prix.

Dans le cas de figure où il y aurait une explosion des prix et qu’ils récolteraient trop de bénéfices, les entreprises devront reverser le trop-perçu. Déjà mis en place à l’échelle nationale, le mécanisme permettrait à l’État de récupérer huit milliards d’euros en 2022. Selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, les entreprises qui ne font pas partie du champ énergétique, comme les banques ou les assureurs, n’excluent en aucun cas l’idée d’une participation. Il semblerait donc que le ministre ait donc ouvertement appelé les entreprises « qui ont la possibilité financière d’aider les ménages dans ces circonstances difficiles » à le faire.