Michel Cymes victime du cancer : ce terrible jour où le médecin a découvert sa maladie

Michel Cymes a appris être touché par un cancer du rein il y a des années. Après une période d'introspection, il décide de se confier.

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C’est une exclusivité Femme Actuelle. Dans les colonnes de la revue, Michel Cymes se confie sur son cancer. Ce n’est pas aujourd’hui que le docteur le plus connu de France s’avère malade. C’était il y a 14 ans. Mais à l’époque, il n’en parle à personne. Pas même à sa famille. Il attend de se voir tiré d’affaires avant de le révéler. Après la période de covid-19, durant laquelle il fait une introspection, il décide de révéler sa maladie et son combat. 14 ans après.

Michel Cymes apprend son cancer par hasard

Michel Cymes apprend être malade il y a des années, totalement par hasard. Il sort faire du sport avec son fils, plus précisément du ski. Mais il se blesse. Il se casse un côte et souhaite passer un scanner, à l’origine pour « vérifier que la rate ne saigne pas« . « J’ai demandé au médecin de jeter aussi un œil sur mes reins, comme ça, sans raison… C’est là qu’on a découvert une tumeur cancéreuse. Par chance, elle n’avait pas métastasé. L’ablation de la partie du rein atteinte a permis de me guérir. Mais cela s’est joué à quelques semaines« .

Dans son malheur (son accident) beaucoup de bonheur donc puisqu’il a pu guérir de son cancer par une simple opération, sans passer par la case du traitement (chimiothérapie). De quoi fêter ce moment chaque année. Et c’est ce que Michel Cymes fait. « Tous les ans, je célèbre le jour béni de cette chute avec une coupe de champagne, sur cette fameuse piste de La Clusaz ! »

 

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Pourquoi Michel Cymes n’en a pas parlé à l’époque ?

Les fans de l’animateur sont évidemment surpris. Il est habitué à parler des maladies, après tout, Michel Cymes est médecin. Pour autant, il n’a pas évoqué la sienne. Dans les colonnes de Femme Actuelle, il explique que c’était pour lui « trop intime ». D’ailleurs, il n’a pas uniquement caché son cancer à ses fans.

« Même à mes enfants et à mes parents, je n’en n’ai parlé qu’après être sûr d’être tiré d’affaire, au moins statistiquement. Je ne voulais pas devenir le porte-parole des cancéreux en France. Je ne me voyais pas à la fois essayer de garder mon calme et d’éloigner les pensées négatives, tout en parlant publiquement de mon cancer. Et puis mes patients m’auraient demandé des nouvelles, le monde à l’envers !« , ajoute Michel Cymes.

Par pudeur et pour éviter de se disperser, Michel Cymes se concentre sur son combat, qu’il mène seul. Mais aujourd’hui, les choses ont changé. Aujourd’hui, il se trouve guéri. Il veut donc utiliser son influence pour inciter les hommes et les femmes à se faire dépister.

« J’aimerais qu’un maximum de gens aient comme moi la chance d’être dépistés et la volonté de faire des examens préventifs. Aujourd’hui, je fais des coloscopies, des PSA, tout ce qu’on me propose ! En racontant ce qui m’est arrivé, ce que j’ai fait et comment je m’en suis sorti, j’ai la conviction que je peux aider, même un peu. Car j’ai la chance que les Français aient confiance en moi en matière de santé », confie Michel Cymes.

 

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Un message qui s’adresse surtout aux hommes

Pour Michel Cymes, la situation en France est catastrophique. Les Français ne se dépistent pas plus qu’avant. Il donne alors des conseils aux Français. « Seulement 34 % des gens participent au dépistage organisé du cancer colorectal, 42 % des femmes concernées à celui du sein, et 58 % à celui du col de l’utérus. Les gens ne se rendent pas compte de la chance qu’on a de pouvoir se faire dépister. Faire l’autruche en matière de dépistage, c’est complètement débile. Plus on dépiste tôt les tumeurs, plus les traitements sont légers et efficaces et les chances de guérison augmentées« .

Et forcément, son message s’adresse en particulier aux hommes, touchés par le cancer de la prostate. Ils remarquent cependant un changement des mentalités concernant le dépistage chez les patients. « Ils ont compris que vieillir en bonne santé, ça se prépare. Notamment parce qu’ils deviennent papa plus tard et qu’ils ont envie, tout comme moi qui ai un fils de 11 ans, de pouvoir jouer avec leurs gamins et de les voir grandir« , conclu Michel Cymes.