Pouvoir d’achat : la prime carburant annulée, découvrez ce qui va la remplacer

Le gouvernement avait envisagé de verser une prime carburant aux travailleurs. Finalement, les sénateurs ont rejeté le dispositif.

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Le 7 juillet dernier, les Français avaient appris que le gouvernement allait verser une prime carburant Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire a annoncé que le versement devait avoir lieu le 1er octobre dernier. L’indemnité n’a finalement pas pu voir le jour. À la place, les Sénateurs ont alors voté pour le maintien de la ristourne à la pompe jusqu’en décembre.

Qu’est-ce que la prime carburant

Face aux conséquences de l’inflation galopante, le gouvernement avait l’objectif de protéger le pouvoir d’achat des Français. De nombreuses mesures ont été déployées pour venir en aide aux foyers les plus modestes. Pour la plupart des primes, le versement a donc eu lieu comme prévu.

Cependant, le gouvernement a annulé l’aide qui devait intervenir le 1er octobre dernier. Il s’agit de la prime carburant. L’aide était destinée aux Français ayant moins de 14 100 euros de revenu fiscal de référence.

Plus de 11 millions de Français aux revenus modestes auraient donc pu profiter de la prime carburant. L’indemnité concernait les salariés, agents publics, travailleurs indépendants et les apprentis qui utilisent une voiture pour aller au travail.

Montant de la prime carburant

Le montant de la prime carburant devait varier selon les revenus fiscaux de référence des salariés. Si le revenu fiscal de référence est inférieur à 9 400 euros, le salarié peut toucher 200 euros.

Les gros rouleurs et ceux qui habitent à plus de 30 km de son lieu de travail auraient pu toucher jusqu’à 300 euros. Le montant de la prime était de 100 euros si le RFR était entre 9 400 euros et 14 100 euros.

Si le salarié dans cette tranche de RFR devait parcourir plus de kilomètres, le montant aurait pu atteindre 150 euros. Le gouvernement n’allait pas le verser automatiquement. Pour prétendre à cette aide, il fallait donc faire une demande sur le site de la Direction générale des finances publiques.

Le maintien de la remise à la pompe

Le gouvernement a pris une nouvelle décision qui a annulé la mise en place de la prime carburant. Les sénateurs ont opté pour le prolongement de la remise à la pompe. La ristourne devait donc donner place à un nouveau dispositif plus complexe.

Une idée que les élus du LR ont rejetée pour garder la remise à la pompe. Le 27 juillet dernier, la prime carburant a finalement été mise au placard. La ristourne de 30 centimes d’euros a pris effet depuis le premier septembre dernier.

À partir du mois de novembre, la remise passera de 30 centimes à 10 centimes. Cela va durer jusqu’à la fin de l’année 2022. Un dispositif qui coûte près de 4,4 milliards d’euros à l’État. Il faut savoir que cette remise disparaîtra en 2023.

Le prolongement du bouclier tarifaire

Le gouvernement a aussi annoncé le maintien du bouclier tarifaire qui évitait la hausse du prix de l’énergie. Ce dernier avait permis le gel du prix du gaz. Le bouclier tarifaire limite la hausse des factures d’électricité à 4 % jusqu’en décembre 2022.

L’an prochain, le plafonnement sera de 15 %. Selon l’annonce du 14 septembre dernier, le bouclier va s’appliquer dès le premier janvier 2023 pour le gaz. Pour l’électricité, le prolongement prendra effet le premier février 2023.

L’Insee avait expliqué que le dispositif avait eu un grand impact pour les entreprises et les ménages. En effet, le bouclier avait permis de réduire à moitié les conséquences de l’inflation sur le prix de l’énergie.

Pouvoir d’achat : Mise en place des chèques énergies

Certains Français vont pouvoir profiter du chèque énergie exceptionnelle qui va de 100 à 200 euros. Elle concerne 40 % des ménages les plus modestes. Le chèque énergie sert essentiellement à payer les factures d’électricité, le gaz ainsi que les autres sources d’énergie.

Selon Bruno Le Maire, le chèque énergie exceptionnel coûtera près de 1,8 milliard d’euros à l’État. Le site du ministère de la Transition énergétique possède un simulateur pour connaître son éligibilité à ce coup de pouce.

Il n’y a donc pas de démarche particulière à suivre pour pouvoir le toucher. Ceux qui ont obtenu le chèque énergie du mois d’avril le recevront de manière automatique. Pour rappel, près de 5,8 millions de personnes ont pu profiter de cette aide du gouvernement.

Pouvoir d’achat : Aide face à l’augmentation du prix du fioul

À noter que les ménages qui se chauffent au fioul vont aussi recevoir une aide spéciale. Ceci est dû à l’augmentation du prix du fioul. Selon le ministre délégué chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, le prix a doublé en un an. Le versement de l’aide devrait intervenir au mois de novembre 2022.

Le montant de l’aide ira de 100 à 200 euros pour près de 1,4 million de Français. La Première ministre, Élisabeth Borne a expliqué que l’aide au fioul est cumulable avec le chèque énergie. Il est donc possible qu’un foyer modeste reçoive 400 euros d’aides cet hiver.

Revalorisation des barèmes de l’impôt sur le revenu

Si le barème a connu une revalorisation de 1,4 % au début de l’année, en 2023, la hausse ira jusqu’à 5 %. Cette décision du gouvernement évitera aux contribuables une hausse d’impôt. Le seuil d’entrée dans le barème de 11 % passe de 10 225 euros à 10 736 euros.

Un Français qui a perçu moins de 10 736 euros de revenu imposable n’aura rien à payer au fisc. Cette revalorisation est un grand soulagement pour les foyers fiscaux. Les salariés qui auront alors le même salaire que cette année vont payer moins d’impôts. En cas d’évolution, les contribuables doivent informer le fisc.

Réforme sur la redevance TV et la taxe d’habitation

Par ailleurs, la suppression de la redevance audiovisuelle est aussi en faveur du pouvoir d’achat des Français. Cette mesure permet une économie de 138 euros pour les habitants de la France métropolitaine.

Pour les Français habitant dans l’Outre-mer, cela correspond à 88 euros de moins. Pour les professionnels dans la restauration, cette suppression représente donc un allègement de 100 millions d’euros par an.

Le paiement de la taxe d’habitation prend fin cette année. L’année prochaine, la taxe d’habitation ne s’applique plus sur les résidences principales. Cependant, cette dernière demeure pour les résidences secondaires et les logements vacants.