Chauffage : voici ce que vous risquez si vous chauffez à plus de 19°C chez vous

Emmanuel Macron l'avait déjà annoncé clairement le septembre dernier, "La règle, c'est de se chauffer à 19°C", a rappelé la Première ministre Elisabeth Borne. Que risquez-vous si vous allumez votre chauffage au-dessus de 19°C lors de l'hiver 2022 - 2023 ? Serez-vous sanctionné ? Explications.

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Une température dans la maison qui ne dépasse pas les 19 degrés… Chaudières en bon état… Fenêtres fermées et sans courant d’air… Faire des économies sur le chauffage, sachant que le coût du gaz et de l’électricité ne fait malheureusement qu’augmenter, c’est moins compliqué qu’il n’y paraît. Et cela dépend de nous, de petits gestes quotidiens qui doivent être décisifs à la veille de cet hiver 2022, pour garder nos maisons au chaud.

 

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D’un point de vue purement économique, pouvoir économiser sur les factures peut être très utile, surtout en période de crise comme celle que nous vivons actuellement. Dans le même temps, un minimum de conscience écologique pousse de plus en plus d’utilisateurs à essayer de limiter la consommation et le gaspillage potentiel. Ainsi, au fil des interviews, le président de la république Emmanuel Macron et les membres du gouvernement tentent de sensibiliser les Français et de les inciter à faire évoluer leurs habitudes en matière de consommation d’énergie. Invitée de BFMTV, la Première ministre, Elisabeth Borne, a rappelé une consigne simple, importante à l’approche de l’hiver 2022 – 2023 : « La règle », a-t-elle insisté, « c’est de chauffer à 19 degrés« . Il était une pub vous explique tout.

Sobriété énergétique de rigueur en cet hiver 2022 – 2023

Dans le contexte actuel, la transition énergétique de la France est l’une des plus grandes priorités du gouvernement. La France doit sortir de sa dépendance aux énergies fossiles et réduite de 40 % sa consommation d’énergie d’ici à 2050.

L’énergie fossile est produite à partir de composés issus de la décomposition sédimentaire des matières organiques, c’est-à-dire principalement composés de carbone. Ainsi, elle englobe le pétrole, le gaz naturel et le charbon.

Atteindre cet objectif suppose de transformer nos habitudes et nos comportements de manière stable et durable. C’est le sens du plan sobriété énergétique annoncé par la Première ministre, Elisabeth Borne, et la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, le jeudi 23 juin 2022. Dans ce cadre, des groupes de travail sur la sobriété énergétique ont été lancés pour mobiliser en premier lieu le secteur public et les entreprises.

« Ma priorité, c’est que l’État soit exemplaire en la matière. À court terme, ma conviction est qu’il faut s’attaquer aux économies d’énergie en matière de mobilité des agents. C’est le premier facteur d’émissions de l’État (pour près de la moitié). Le secteur privé, les grands opérateurs et les grandes entreprises ont aussi leur rôle à jouer. Nous devons trouver des solutions secteur par secteur, des solutions adaptées à tous », avait ainsi déclaré la ministre Agnès Pannier-Runacher.

En février dernier, à Belfort, le Président de la République annonçait que la stratégie énergétique française, reposait sur quatre piliers :

  • La sobriété énergétique : consommer moins.
  • L’efficacité énergétique : consommer autrement.
  • L’accélération du développement des énergies renouvelables (EnR).
  • La relance de la filière nucléaire française.

Avec ce plan sobriété énergétique, Agnès Pannier-Runacher a fixé l’objectif ambitieux de réduire de 10 % la consommation d’énergie sur les deux prochaines années, par rapport à 2019.

Éviter les rationnements pour les mois à venir

Alors qu’un hiver 2022 sans gaz russe se profile, Emmanuel Macron a appelé les citoyens Français, ce lundi 5 septembre, à « être au rendez-vous de la sobriété » afin d’éviter les rationnements pendant les mois à venir.

Réaliser 10% d’économies énergétiques est le but de l’appel du chef de l’État. « La solution est dans nos mains« , a encore déclaré ce dernier lors de sa conférence de presse à l’issue d’un entretien avec le chancelier allemand, Olaf Scholz.

« On doit tous se bouger », a déclaré Emmanuel Macron qui a appelé les Français à « changer les comportements », « mettre la climatisation un peu moins fort » et « le chauffage un peu moins fort que d’habitude »,  lorsqu’il fera froid durant l’hiver 2022.

« Il ne faut pas jouer sur la peur, on n’est pas dans cette situation » (de rationnements), a toutefois rassuré le président de la république avant d’ajouter « Chacun a son rôle à jouer. (…) Nous avons notre destin en main parce que, depuis le mois de février, on a fait beaucoup de choses. Et parce que si on arrive à être au rendez-vous de la solidarité et de la sobriété. La solution est dans notre main« .

Et au chef de l’État d’ajouter, « La chose la plus efficace à faire, c’est d’essayer de se caler sur une référence de chauffage, dès qu’il commencera à faire froid, autour de 19 °C dans la pièce pour maintenir la température ambiante. (…) Si on fait ce petit effort collectif, alors le pays pourra atteindre assez spontanément ses objectifs de sobriété », a-t-il conclu.

Elisabeth Borne rappelle la règle d’or de l’hiver 2022 – 2023

À la veille du nouveau conseil des ministres, le lundi 26 septembre 2022, la première ministre, Elisabeth Borne, était l’invitée d’Apolline de Malherbe sur BFMTV. Après avoir répondu à un certain nombre de questions quant à l’âge de la retraite, l’éventuel recours au 49.3, mais aussi l’augmentation du prix du paquet de cigarettes, la locataire de Matignon a répondu à une question d’ordre énergétique. « Vous avez allumé le chauffage à Matignon ?« , a lancé Apolline de Malherbe à son interlocutrice.

Elisabeth Borne a alors répondu humblement : « Pas encore« . Et la journaliste d’insister : « Donc aujourd’hui, il fera 15 °C, au plus fort de la journée à Paris. Et vous n’avez pas allumé le chauffage« .

« Alors cet été nous ne mettions pas la climatisation et on va être, effectivement attentifs à ne pas chauffer trop tôt. Ensuite, on appliquera les règles qui s’appliquent depuis les années 70, d’avoir un chauffage à 19 degrés« , a répondu la Première ministre, sans détour.

 

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Une réponse peu convaincante pour Apolline de Malherbe, qui a insisté à nouveau. « On vient de passer une semaine assez fraîche et la semaine qui s’ouvre va être assez fraîche. Il y a une partie de la France qui sera aux alentours de 15 degrés, donc nettement moins que les 19. Et ils hésitent à allumer le chauffage. Ils culpabilisent. Que leur dites-vous ?« , a-t-elle interrogé.

Sans sourciller, Elisabeth Borne a alors affirmé : « Attendez, la règle c’est de chauffer à 19 degrés. Dons s’il fait 15 degrés, naturellement, vous pouvez allumer votre chauffage. Je voudrais aussi rappeler qu’on a prolongé le bouclier tarifaire pour que les ménages ne soient pas trop pénalisés par la flambée des prix de l’électricité et du gaz« .

Aucun risque légalement

En effet, il ne faut pas oublier la mise en place un bouclier tarifaire par le gouvernement sur les prix du gaz et de l’électricité. Ce bouclier devrait contenir la hausse des prix à 15% pour l’hiver 2022 – 2023. Lors d’une conférence de presse donnée le 14 septembre dernier, la Première ministre Elisabeth Borne précisait que cela correspondrait à une hausse de 25 euros par mois pour le gaz et de 20 euros par mois pour l’électricité. Sans cette aide du gouvernement, la hausse aurait pu être de 180 euros pour de nombreux Français.

Risquez-vous des sanctions si vous chauffez votre logement à + de 19 °C ? Évidemment que non ! Aucun contrôle n’est prévu, sauf si vous en faites la demande, en cas de dysfonctionnement de votre chauffage. Vous ne risquez donc rien légalement à chauffer au-dessus de 19 °C, tout est une question d’efforts collectifs et de sobriété énergétique ! Et parce que si on arrive à être au rendez-vous de la solidarité et de la sobriété. La solution est dans notre main » comme l’a affirmé Emmanuel Macron.