Retraite : voici l’âge auquel on obtient le taux plein automatiquement

Pour pouvoir percevoir une pension de retraite à taux plein, vous devez soit avoir un nombre précis de trimestres d'assurance retraite, variable selon votre année de naissance, soit prendre votre retraite à l'âge de 67 ans. Dans certaines situations particulières, vous pouvez aussi avoir droit à une retraite à taux plein sans remplir ces 2 conditions. 

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L’âge auquel vous cessez votre activité à un impact sur le montant de votre retraite. Pour pouvoir prendre votre retraite, vous devez atteindre un âge minimum légal. Celui-ci dépend du régime auquel vous appartenez. Toutefois, en cas de carrière longue et pénible, il vous sera  possible de la prendre avant cet âge légal.

 

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Si vous n’avez pas accumulé tous les trimestres requis. Partir à l’âge légal ne garantit pas d’obtenir une pension de retraite à taux plein. Cependant, dès lors que vous atteindrez l’âge de 67 ans, cette condition de trimestres sera annulée. En effet, 67 ans, est l’âge du taux plein automatique. Même si vous n’avez pas le nombre de trimestres d’assurance retraite exigé. Explications.

La réforme des retraites

Afin de pouvoir partir à la retraite à l’âge légal de 62 ans, vous devez d’abord atteindre une certaine durée d’assurance. De plus, vous devez avoir validé entre 160 et 172 trimestres selon votre année de naissance. Pour faire le point sur votre future retraite, il vous suffit de demander à votre caisse votre relevé de carrière.

Si l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 62 ans, encore faut-il disposer du nombre de trimestres exigés pour la percevoir à taux plein. Faisons d’abord le point en attendant la réforme devrait entrer en vigueur dès l’été 2023, comme l’avait annoncé Emmanuel Macron, le vendredi 3 juin 2022.

Notons que cette réforme des retraites était un pilier du programme de la campagne présidentielle du Président de la République, Emmanuel Macron. Et, à ce jour, elle demeure encore un dossier sensible pour le gouvernement.

Prévue de s’appliquer au début de l’année 2023 en cas de réélection d’Emmanuel Macron et d’adoption par les Parlementaires d’ici à la fin de cette année, la réforme des retraites incluant le recul de l’âge légal du départ à la retraite touchera en premier lieu la génération née en 1961.

Ce recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, contre 62 actuellement est-il négociable ? « Il n’y a pas de totem en la matière », a déclaré Olivier Dussopt, le Ministre du Travail.

Dès le début de l’année prochaine ?

Pour mémoire, cette réforme prévoit que l’âge légal actuel (62 ans) devrait augmenter de 4 mois par an. Il devrait atteindre 65 ans en 2031. D’après les calculs, le recul de cet âge légal pourrait s’enclencher dès le début de l’année prochaine. Et, à cet effet, la mesure touchera en premier lieu les personnes nées en 1961. Néanmoins, le départ à la retraite à l’âge de 65 ans concernera la génération née en 1969. Et, même si la réforme pourrait s’appliquer dès janvier 2023. Les travailleurs nés au cours du premier semestre 1961 ne seront pas concernés.

Lors de sa conférence de presse du 17 mars dernier, pendant sa campagne, le Président de la République, Emmanuel Macron, avait déclaré que le report de l’âge légal se fera de manière progressive.

Pour l’heure, à partir de 62 ans, vous pouvez prendre la décision de partir à la retraite. Quelle que soit votre situation. Mais attention ! Si vous souhaitez avoir une retraite à taux plein, sachez que la loi exige un nombre minimum de trimestres. Si ce n’est pas votre cas, votre pension sera amputée définitivement, sauf situations particulières.

Les âges légaux de départ à la retraite varient selon les régimes

  • Pour les salariés et les non-salariés du secteur privé, l’âge d’ouverture des droits à la retraite fixée à 62 ans.
  • Dans la fonction publique, l’âge d’ouverture des droits à la retraite est variable. 62 ans pour les agents des catégories « sédentaires » (métiers de bureau), qui sont mis d’office à la retraite à 67 ans. Et de 52 ou 57 ans pour les agents des catégories « actives » (métiers de terrain pénibles ou dangereux), mis d’office à la retraite à 57 ou 62 ans.
  • Dans les régimes spéciaux, l’âge d’ouverture des droits est variable (de 40 à 62 ans) et diffère selon le métier exercé et l’ancienneté. Notez tout de même que, depuis la réforme des retraites de 2010 et après une série de décrets, la majorité de ces régimes s’alignent progressivement sur l’âge légal de droit commun, à 62 ans.

Départ à l’âge de 67 ans

Un salarié de 67 ans qui n’a pas cotisé le nombre de trimestres nécessaire pourra partir à la retraite sans pénalité de minoration. Toutefois, sa pension sera calculée au prorata du nombre de trimestres qu’il aura cotisés.

C’est également à 67 ans qu’un salarié peut percevoir sa retraite complémentaire à taux plein. Et ce même s’il n’a pas cotisé le nombre de trimestres qu’il faut pour la retraite de base.

Sachez que pour certaines catégories de personnes, cet âge reste fixé à 65 ans. Elles sont les suivantes :

  • Les bénéficiaires de l’Allocation des Travailleurs de l’Amiante (ATA).
  • Les assurés qui ont cessé leur activité pour être aidant familial.
  • Les assurés qui ont validé au moins 1 trimestre au titre de la majoration de durée d’assurance pour enfant handicapé. Avec un taux d’incapacité d’au moins 80.
  • Les assurés qui ont apporté une aide effective en tant que salarié ou aidant familial. Et ce pendant au moins 30 mois à leur enfant bénéficiaire de la Prestation de compensation du handicap (PCH).

Et la retraite à 70 ans ?

Un employeur a le droit de mettre d’office à la retraite un salarié de 70 ans ou plus. Ainsi, il lui suffit d’adresser à l’employé en question le préavis légal, comme dans le cas d’un licenciement. D’ailleurs, l’indemnité de mise à la retraite d’office est égale à l’indemnité en cas de licenciement.

Si l’employeur veut mettre un salarié à la retraite avant ses 70 ans, cela devra se faire à deux conditions :

  • Le salarié devra avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite à taux plein qui est de 67 ans.
  • Et le salarié devra donner son accord sur papier.

Pour ce faire, 3 mois avant la date d’anniversaire du salarié, l’employeur doit lui adresser un préavis lui demandant s’il est d’accord pour prendre sa retraite. Si celui-ci accepte, l’employeur n’a plus qu’à procéder à la mise effective à la retraite.

Au contraire, si l’employé refuse, l’employeur n’a plus qu’une seule chose à faire : attendre.

Ainsi, tous les ans, 3 mois aussi avant la date d’anniversaire du salarié, l’employeur sera en droit de lui adresser la même demande. Et ce jusqu’à l’âge de 70 ans. Mais, à 70 ans l’accord du salarié ne sera plus obligatoire. Ce dernier dispose d’un délai d’1 mois pour répondre aux demandes de son employeur.