Hausse de la taxe foncière : le pire est à venir ? On vous explique…

Le président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers s’inquiète fortement pour la hausse de la taxe foncière…

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Christophe Demerson, le président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers, se montre très inquiet vis-à-vis des hausses de la taxe foncière. Selon lui, les hausses ont fait surface il y a bien longtemps et « ne datent pas d’aujourd’hui ». Il indique également qu’il s’avère grand temps d’agir afin de ne pas subir les répercussions extrêmes au cours de l’année prochaine. On vous dit tout !

L’inflation et ses répercussions sur la taxe foncière

Christophe Demerson explique : « L’année prochaine sera encore pire avec le retour de l’inflation ! Les propriétaires sont inquiets, catastrophés. C’était malheureusement prévisible avec la suppression de la taxe d’habitation ». En effet, si la suppression de la taxe d’habitation se trouve désormais actée, la taxe foncière, elle, ne va pas disparaître pour autant. Et ce, pour des raisons évidentes.

« Les collectivités locales ont besoin de rentrées d’argent, il y a des manques à gagner, les maires sont inquiets et vont chercher la ressource. Et où se trouve-t-elle ? Les logements sociaux ne payent pas d’impôts fonciers, ils sont exonérés vingt ou vingt-cinq ans. Ils se tournent donc vers nous », souligne-t-il.

Inquiet vis-à-vis de la hausse de la taxe foncière

Le président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers, Christophe Demerson, évoque la hausse de la taxe foncière qui ne cesse de se montrer alarmante pour de nombreux Français. En effet, selon les données de la Direction générale des collectivités locales (DGCL), elle coûte de plus en plus cher aux contribuables. Pour certains, la note à payer va flamber de 10 % à 15 % par rapport à 2021, voire même plus.

« J’ai plus que des craintes ! Nous alertons, et ça ne date pas d’aujourd’hui. Si nous mesurons, en moyenne nationale, c’est 31,74 % d’augmentation sur dix ans. C’est trois fois l’inflation et trois fois l’augmentation des loyers », précise Christophe Demerson. En clair, plus l’inflation augmente, plus le coefficient de revalorisation semble important.

La mesure qu’il préconise

Christophe Demerson souligne alors une mesure qui pourrait aider les Français avec le paiement de la taxe foncière. « J’ai attiré l’attention du ministre de l’Économie Bruno Le Maire là-dessus, je lui ai dit : “On encadre les loyers, on trouve des mécanismes pour tout, eh bien, il faut trouver un mécanisme pour encadrer ce dérapage, parce que les Français ne vont pas pouvoir payer. Ni les propriétaires occupants ni les propriétaires bailleurs” ». 

Il continue en évoquant l’exemple de la Taxe Gemapi. En effet, il déclare « On est un peu au bout de l’histoire là. Il y a aujourd’hui des maires qui mettent en place, par exemple, la taxe Gemapi, une taxe supplémentaire pour les inondations qui a été instaurée. Beaucoup de maires ne l’avaient jamais mise jusque-là… Même s’il y a un petit ruisseau chez eux. Ils le font tous aussi sur la TEOM (Taxe ou redevance d’enlèvement des ordures ménagères, Ndlr) ».

Ce que ça signifie pour les contribuables…

Les communes ont tendance à dire que les frais n’ont augmenté de 2 ou 3 % seulement. Toutefois, la réalité se trouve bien différente. En effet, en additionnant la TEOM, la Gemapi, les frais d’assiette, l’augmentation se chiffre très rapidement à 8, 9 ou même parfois 10 %. Ajouté à cela, il faut compter que la taxe d’habitation reste maintenue pour les résidences secondaires. L’État français a même donné leur autorisation aux maires à l’augmenter de 60 %. Une revalorisation compromettante et très élevée pour l’année à venir. 

De nombreux Français qui possèdent des biens. Pas forcément des biens de grande valeur, parfois des biens de famille, un petit appartement, une petite maison ou une petite fermette. Dans ce cas de figure, ils « se retrouvent avec un foncier qui a explosé et une taxe d’habitation majorée ».