Automobilistes : De gros changements sont à prévoir pour l’année 2023…

Avec le contexte économique en France, le gouvernement souhaite aider les automobilistes.

Source : iStock

[Mis à jour le 22 septembre 2022 à 12h50]

Une bien mauvaise nouvelle vient de passer. En effet, chaque année, les péages semblent prendre une augmentation. Mais celle-ci l’année prochaine pourrait bien coûter cher aux automobilistes. En effet, en raison de l’inflation, cette dernière pourrait être très importante. Néanmoins, le gouvernement cherche à faire pression afin que cette augmentation ne soit pas trop conséquente. Mais cela n’est pas du ressort de l’État, mais bien des sociétés autoroutières. On vous explique tout ici. 

 

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Augmentation annuelle 

En effet, chaque année, le tarif des péages semble varier. Ils tiennent à chaque fois compte de l’inflation. Un peu comme les pensions de retraites qui se voient revalorisées en janvier de chaque année pour la même raison. Mais en janvier prochain, avec une inflation qui a déjà dépassé les 6 %, les tarifs des péages risquent d’exploser. Néanmoins, comme le rapporte le Figaro, le gouvernement ferait en sorte de limiter l’augmentation.

En effet, ce dernier semble essayer de faire pression sur les compagnies d’autoroutes afin que les prix n’explosent pas. Clémence Beaune, ministre des Transports, déclare au JDD que “Il est inconcevable qu’il y ait une hausse du prix des péages en février prochain, de 7 % ou 8 %”. De plus, elle rappelle que ces sociétés d’autoroutes sont aussi reliées à l’État par le biais d’un contrat. Le coup de pression que cherche à mettre l’État a donc pour but de faire restreindre l’augmentation de janvier prochain. 

Des taxes pour les automobilistes

Ainsi, annuellement, sociétés d’autoroutes revalorisant leurs tarifs au niveau des péages en suivant le cours de l’inflation de l’année. Mais après avoir fixé ce nouveau tarif, c’est au ministre des Transports de le valider ou non et de les mettre en vigueur dès le début du mois de février. D’ailleurs cette année, en février, on a pu constater que les tarifs des péages avaient pris 2 % de plus. 

En revanche, bien que l’État cherche à passer pour un bienfait aux yeux des automobilistes, un avocat du droit routier tient à faire une précision. En effet, le contrat qu’à l’État avec ces sociétés lui rapporte gros. Et pour cause. Si un automobiliste paye un péage, il y a tout de même la moitié qui va dans les poches de l’État dont 38 % d’impôts et de taxes. “Le gouvernement met la pression aux sociétés d’autoroute, mais il doit aussi intervenir en réduisant le volume de sa taxation ” a ajouté l’avocat. 

 

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Des débats

D’ailleurs, cet avocat tient aussi a souligné que les prix des péages avaient bien plus augmenté quand l’État était seul décidant. Pourtant, certains députés souhaitent revoir des autoroutes nationalisées dont les péages seraient gratuits. Mais selon lui, c’est “inenvisageables tant du point de vue économique que pratique ”. 

Un autre reproche que le maître fait est que le gouvernement tient compte d’un décret relatif aux péages autoroutiers de 1995. Celui-ci restait de base contraire à l’article L112-3 qui énumère les éléments pouvant rester indexés sur le prix. De plus, une de ses craintes est que si cette augmentation est juste repoussée, elles doivent être un jour subi avec en plus celle de l’année d’après. On risque donc de voir l’augmentation de 2022 et 2023 à payer au même moment. Pour le moment, le ministre des Transports a déclaré que ce débat sera commencé “dès la rentrée avec les sociétés de concessionnaires pour éviter une forte augmentation ”. 

L’assurance voiture

Mais pour les automobilistes, les changements ne s’arrêtent pas là. Il se trouve que Bruno Le Maire a fait part d’un communiqué de presse annonçant la fin des vignettes vertes. Cela tendrait alors vers le mieux, puisque les choses en seront normalement grandement simplifiées. Ainsi, la possibilité de fraude devrait bien se restreindre et permettrait aux assureurs de faire quelques petites économies.

Et si cette vignette avait pour but de stipuler que les automobilistes ont bien une assurance, il semble désormais possible de procéder autrement désormais. Car au-delà de limiter les fraudes, cela va avoir un impact très positif sur l’écologie. Les assureurs impriment en moyenne près de 50 millions d’attestations d’assurance par an. Un nombre démentiel qui ne reste bien sûr pas bénéfique à l’écologie.

Pour le moment, rien ne reste fait. Les changements devront commencer au cours de l’année qui suit. La présidente de France Assureurs considère que le FVA qui remplace les vignettes parait bien plus pratique pour lutter contre les fraudes. Elle considère d’ailleurs que le fichier est « fiable à 99 %« . Ce dernier compte aussi plus de 56 millions de véhicules uniquement pour la France. Ainsi, c’est grâce à l’immatriculation qu’il peut se déterminer le nom de l’assureur et de l’automobiliste, et même le numéro de contrat avec sa période d’activité.

Le pouvoir d’achat des automobilistes menacé

Encore un changement, toujours du domaine de l’assurance. Les automobilistes risques de voir les prix des assurances pourraient bien changer au fur et à mesure. Ici, il ne reste pas question que d’inflation, mais le climat. L’un des grands fléaux de notre société. En effet, on a pu le voir, les catastrophes climatiques commencent à devenir fréquentes. Comme en Corse où l’ile a semblé ravagé.

Ainsi, depuis le début de l’année, c’est tout de même 1,2 million de sinistres qui restent enregistrés. De quoi couter très chers automobilistes et donc aux assurances avec un coût d’environ 4,3 milliards d’euros. Ainsi, c’est la prime habitation qui risque bien d’en prendre un coup aussi.

Ainsi, pour les hausses des primes d’habitation, une hausse entre 3% et 3,5% reste attendue. Pour le moment, le taux reste à 12% pour les indemnisations sur les catastrophes naturelles. Pour les contrats des automobilistes, on compte 6%. Ainsi, un effet négatif sur les finances des usagers de la route.

Aussi, les prix des pièces détachés et donc les réparations paraissent couter de plus en plus chers aux automobilistes. Avec l’inflation que la France connait, c’est presque 3,5% de plus en une année.

Un geste

Ainsi, pour tous les Français la situation actuelle reste bien difficile d’un point de vue financier. Et les automobilistes ne restent pas épargnés non plus. Mais, le gouvernement promet de faire un geste. On a déjà pu voir la remise carburant qui a été monté à 30 centimes. Et il reste aussi demandé un « effort » de la part des assureurs concernant leurs prix.