Calendrier scolaire 2022-203 : les profs et les parents furieux à cause de la date tardive des vacances d’été !

Le calendrier scolaire pour l'année qui vient de commencer n'est pas au goût des parents et des enseignants. On vous explique tout.

Source : iStock

Chaque année, la sortie du calendrier scolaire est suivie de différentes polémiques. Ce sont souvent les parents qui regrettent les incohérences, certaines périodes trop courtes ou trop longues entre les vacances. Mais cette année, les enseignants se joignent à leur combat concernant notamment la date des vacances d’été, trop tardive selon eux.

Le calendrier scolaire déçoit les parents et les enseignants

Les vacances d’été viennent juste de se terminer, mais les prochaines font déjà parler. L’année prochaine, le calendrier scolaire nous apprend que les vacances d’été commenceront le 8 juillet. Mais c’est beaucoup trop tard pour les parents et les enseignants. Pour plusieurs raisons. D’abord, les enseignants considèrent que les classes seront vides, tout simplement car les enfants partent en vacances avec leurs parents. C’est ce qu’annonce au Parisien Hélène, professeure d’histoire à Paris. « Ma classe sera quasiment vide la dernière semaine, les familles seront parties en vacances, surtout si les prix touristiques sont considérés hors vacances, donc moins chers ».

En outre, les récents épisodes caniculaires sont encore dans les mémoires des enseignants et des élèves. Ces derniers ont beaucoup souffert de la chaleur dans des classes qui n’ont pas la climatisation et qui ne peuvent pas toujours être correctement aérées. Ce ne sont pas des conditions faites pour étudier. Mais ce calendrier scolaire a beau être la cible de vives critiques, ce n’est pas pour autant qu’il sera changé. Car vous allez le voir, ce ne sont pas les seules critiques qu’il reçoit.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Académie de Reims (@acreims)

Le calendrier scolaire et les semaines trop courtes… ou trop longues

Les vacances de Toussaint se tiendront pour tout le monde du samedi 22 octobre au lundi 7 novembre. Celles de Noël se tiendront quant à elles du 17 décembre au 3 janvier. Mais c’est après que cela se gâte. Une zone en particulier à un calendrier qui fait parler. On parle de la zone A. Les élèves de cette zone vont connaître des périodes de cours tantôt trop courtes, tantôt trop longues. Jugez plutôt. Entre Noël 2022 et février 2023, ils travailleront… quatre semaines et demie. En revanche, entre les vacances d’avril et les vacances d’été (qui commencent le 8 juillet), ils devront s’accrocher pendant dix semaines. C’est trois de plus que les sept semaines conseillées.

En effet, on considère que le système sept semaines de cours / deux semaines de vacances est optimal pour les élèves. Mais la chronobiologiste Claire Leconte ne partage pas cet avis, et en parlait dans les colonnes du Point en 2017. 

« C’est Jean-Pierre Chevènement qui l’a mis en place en 1986, sans qu’aucune évaluation n’ait eu lieu en amont pour s’assurer de son bien-fondé. Et évidemment, il n’a jamais été évalué après !, commence-t-elle. C’est donc l’idée d’un seul homme. Pour elle, elle est absurde. Il faut deux semaines après la rentrée pour qu’ils reprennent un rythme compatible avec le travail. Je souligne d’ailleurs que ce rythme 7/2 censé être si vertueux n’est en vigueur dans aucun autre pays au monde ! »

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Delphine Dew (@paris_sportive)

L’importance du ski est absurde pour Claire Leconte

La chronobiologiste cible notamment le ski, ce sport d’hiver populaire, mais finalement pratiqué par un pourcentage négligeable de Français. Assez négligeable pour que les dates des vacances scolaires par zone ne soient pas choisies en fonction de ce sport d’hiver.

« Les professionnels de la montagne ont par exemple obtenu que l’on avance les vacances de Pâques d’une semaine cette année en raison de l’enneigement des stations. C’est incroyable : seuls 8 % des Français vont aux sports d’hiver et au lieu d’inciter les stations à s’adapter au changement climatique, à proposer de nouvelles activités moins liées à la neige, alors qu’il y en aura de moins en moins, on adapte le calendrier scolaire de tous les Français à leurs exigences ! ».

Les années se suivent et les polémiques sont toujours les mêmes. Claire Leconte pense que le mieux serait d’adapter les vacances en fonction des saisons. Par exemple, elles préconisent plus de jours de vacances l’hiver, puisque c’est la saison qui demande le plus d’énergie aux élèves. Mais pour l’heure, le calendrier scolaire ne bougera pas.