Prime inflation : ces Français vont devoir attendre avant de toucher les 100€ !

Certains foyers devront attendre le mois de novembre pour toucher la prime inflation de 100 euros. On vous explique tout dans cet article.

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Le 15 septembre dernier, les foyers bénéficiaires ont pu recevoir la prime exceptionnelle de rentrée ou la prime inflation. Cette aide était une décision prise par le Parlement au début du mois d’août 2022. Si une majeure partie des bénéficiaires l’ont déjà reçue au premier versement, une catégorie va attendre le mois de novembre. Qui sont ces foyers ? Combien vont-ils recevoir ? Voici les réponses.

Qui sont les bénéficiaires de la prime inflation ?

Comme la Première ministre Élisabeth Borne l’avait indiqué, cette prime est pour les foyers ayant des revenus modestes. Le 3 août dernier, le Sénat a voté que les allocataires de certaines prestations sociales peuvent la percevoir.

Que ces foyers soient bénéficiaires des APL, l’AHH, l’Aspa, l’ALF ou du RSA, ils pourront toucher à la prime inflation. Près de 14 millions de personnes peuvent profiter de la prime exceptionnelle de rentrée ou prime inflation 2022.

Il s’agit des Français les plus démunis qui ont du mal à se relever face à l’inflation. Le versement de cette prime permettra de renforcer leur pouvoir d’achat. Les étudiants boursiers et les bénéficiaires de l’ASS pouvaient aussi la percevoir.

Le versement de la prime exceptionnelle de rentrée a commencé le 15 septembre 2022. Cependant, certains Français n’ont pas encore obtenu leur part de l’aide. En effet, les bénéficiaires de la prime inflation qui perçoivent la prime d’activité devront encore attendre quelques semaines.

Il faut savoir que le Parlement a bien voté pour que les allocataires de la prime d’activité profitent aussi de cette aide. Pour ces derniers, le virement automatique interviendra vers le mois de novembre.

Le gouvernement n’a pas encore communiqué la date précise de ce second virement. Il est fort probable que le versement se fera autour du 15 novembre 2022.

Quelle démarche suivre ?

En général, il n’y a pas de démarche à suivre pour obtenir la prime. Ceux qui ne l’ont pas encore reçue devraient attendre quelques jours. Comme l’explique la CAF, les virements dépendent des organismes responsables.

Le versement de l’aide interviendra selon les allocations dont le ménage en question bénéficie. En cas de persistance du retard de virement, il vaut mieux vérifier son éligibilité. Il faut aussi s’assurer que les coordonnées bancaires sont à jour.

L’allocataire peut consulter un conseiller de l’organisme par téléphone ou par email. Pour la CAF, il suffit de se rendre sur l’espace « Mon compte » ou appeler le 32 30. Les chômeurs peuvent se connecter à leur espace personnel sur le site Pôle emploi ou consulter le 39 49.

Les conseillers de l’Assurance retraite peuvent se joindre sur le 39 60. Les étudiants peuvent venir à l’espace « Assistance » du site gouvernemental MesServicesEtudiant.

Quel est le montant de la prime ?

En un an, le coût de l’inflation est monté à 5,8 %. Pour venir en aide au Français, le Parlement a voté la mise en place de la prime inflation. Le montant de l’aide s’élève à 100 euros par foyer.

Ce montant s’ajoute 50 euros pour chaque enfant à charge. Un foyer qui a deux enfants à charge peut obtenir jusqu’à 200 euros de prime inflation. À noter que la somme n’est pas la même chez tous les bénéficiaires.

Ceux qui percevront la prime en novembre 2022 obtiendront 28 euros. Selon le nombre d’enfants à charge supplémentaire, la prime s’ajoute à 14 euros. À ne pas oublier que les foyers bénéficiaires du RSA pouvaient aussi profiter de la prime inflation. Ces derniers perçoivent déjà la prestation sociale qui a connu une augmentation de 4 %.

La nouvelle formule d’accès au RSA

Cette revalorisation est aussi l’une des mesures d’aides incluses dans la loi en faveur du pouvoir d’achat. Certains foyers ont commencé à percevoir le RSA revalorisé le 05 septembre dernier.

Une catégorie devrait attendre le mois d’octobre et novembre. Le montant du RSA dépend généralement de la composition du foyer qui veut prétendre à cette aide. Le gouvernement songe à mettre en place une nouvelle condition d’attribution du Revenu de Solidarité Active.

À compter de l’an prochain, certains organismes vont commencer à tester cette formule d’accès. D’ici à 2024, il sera aussi généralisé pour tous les Français souhaitant prétendre au RSA. La nouvelle condition d’acquisition de l’aide dépend des heures de travail hebdomadaires de l’allocataire.

Le président Emmanuel Macron l’avait évoqué lors de sa campagne présidentielle. Le versement du RSA sera aussi attribué aux salariés qui atteignent aussi 15 à 20 h de temps de travail hebdomadaire.

Le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe Combe explique aussi que les expérimentations démarreront l’année prochaine. Ces expériences porteront le nom des « territoires zéro non-recours ».

Elles vont concerner près d’une dizaine de départements. Les prestataires dans ces organismes seront aussi informés sur ce nouveau processus.

Pourquoi mettre en place une nouvelle formule d’accès ?

Le gouvernement d’Emmanuel Macron a pour objectif de limiter le taux de non-recours à des aides financiers. Le président et son équipe veulent aussi élargir la gouvernance de l’Unédic sur un nouveau chantier.

La mise en place du projet « France Travail » en fait partie. Il s’agit d’une réorganisation au sein du service public de l’emploi. L’objectif est de mieux accompagner les chômeurs, surtout ceux qui sont les plus éloignés de l’emploi.

D’un autre côté, l’État souhaite répondre aux besoins des entreprises qui peinent à recruter. Jean-Christophe Combe explique que la nouvelle mesure ne concerne qu’au RSA, les aides personnalisées et la prime d’activité.

Dans un premier temps, la réforme touchera près de 20 millions de Français, soit 90 % des bénéficiaires. Le ministre poursuit que près de 30 % des bénéficiaires ne réclament pas leurs droits. Le taux de non-recours au Revenu de Solidarité Active serait relativement élevé.

La réforme du RSA va aussi renforcer l’accompagnement des bénéficiaires. La Cour des comptes avait expliqué qu’en 2019, le taux de retour à l’emploi des prestataires n’était aussi que de 3,9 % par mois.

Par rapport à la moyenne des demandeurs d’emploi qui est de 8,2 %, ce niveau est particulièrement bas. Depuis l’instauration du dispositif RSA en décembre 2008, seuls 34 % des bénéficiaires en sont sortis.

Ceux qui ont un emploi stable ne représentent qu’un tiers de ce taux. Par ailleurs, des allocataires (24 %) ne profitent plus du RSA alors qu’ils sont toujours sans emploi.