Prix du gaz : voici les Français concernés par la hausse de 15% en 2023 !

Il y a quelques mois, le bouclier tarifaire sur le prix du gaz a été rallongé jusqu’à la fin de l’année. Que va-t-il se passer après ?

Source : Istock

Ce n’est plus un secret, les méfaits de la situation conflictuelle à l’Est impactent toute l’Europe. Pour l’hiver qui approche et les mois qui suivent, une pénurie d’énergie est à craindre en France. Quand on parle d’énergie, on ne parle pas tout simplement de l’électricité, mais aussi du gaz.

Pour le moment, le prix du gaz est en forte hausse. Heureusement, le gouvernement français a limité les prix. Le bouclier tarifaire limite la hausse à seulement 4 %. Comme vous vous en doutez, cela ne va pas durer éternellement. Attendez-vous à voir une hausse jusqu’à 15 % d’ici janvier 2023.

Une hausse limitée à 15 % pour le gaz

C’est officiel, le prix du gaz va connaître une augmentation jusqu’à 15 %. En tout cas, la Première ministre Élisabeth Borne l’a annoncé lors d’une conférence de presse mercredi 14 septembre dernier.

La cheffe du gouvernement a officialisé une hausse limitée à 15 %. Toujours ses dires, cela représenterait une majoration de 25 euros par mois pour les Français.

« Dans les scénarios les plus probables, si chacun prend ses responsabilités, il n’y aura pas de coupure. Nous n’aurions alors pas besoin d’actionner le dispositif de rationnement », a temporisé madame la Première ministre.

Au moins, c’est rassurant, concernant l’électricité, il n’y aura probablement pas de coupure. Ainsi, pour l’hiver, il n’y a rien à craindre. Enfin, le gouvernement invite en contrepartie chaque citoyen à adopter une attitude de sobriété.

Emmanuel Macron a même déjà proposé la température idéale pour le chauffage pour l’intérieur. À titre de rappel, la température idéale est de 19 °C.

« La chose la plus efficace à faire, c’est d’essayer de se caler sur une référence de chauffage, dès qu’il commencera à faire froid, autour de 19 °C dans la pièce, pour maintenir la température ambiante », a expliqué le président de la République lors d’une conférence de presse le 5 septembre.

Pourquoi le prix du gaz va-t-il flamber ?

Partout en Europe, il y a une forte inflation des prix du gaz naturel. Le 8 mars 2022, le prix par mégawattheure a atteint un sommet historique. La cote au TTF, la référence néerlandaise en Europe, a atteint 345 euros par mégawattheure. Rappelons qu’avant la crise sanitaire et géopolitique, le prix par mégawattheure était de 127 euros.

 

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Selon le site Optima Energie :

« Cela représente une hausse de près de 140 % ! »

Cette situation est la première conséquence du conflit sur le sol européen. Il faut savoir que cette flambée a commencé au début de l’année. Toutefois, en France, le prix du gaz ne semble pas augmenter pour autant.

L’inflation n’a pas encore atteint les foyers français, car le gouvernement a instauré un bouclier tarifaire sur le prix de l’énergie. Qui plus est, les prix ont un peu baissé le mois dernier.

Le prix est retombé sous la barre des 200 euros par mégawattheure. Lundi 12 septembre, le prix affiché est de 191,50 euros. Néanmoins, soyez sur vos gardes, puisque le bouclier tarifaire va disparaître un jour ou l’autre.

Quand est-ce que le prix augmentera ?

La Première ministre, Élisabeth Borne, l’a déjà annoncé, il y aurait une augmentation pouvant aller jusqu’à 15 % sur le prix du gaz. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a déclaré que cette hausse commencera dès 2023.

Bruno Le Maire a ajouté que ce n’est pas à l’État français seul de supporter la flambée des prix du gaz. Les Français devraient également, selon lui, en prendre part. Le locataire de Bercy, faisant allusion à la suppression du bouclier tarifaire.

En effet, ce bouclier instauré par l’exécutif signifie que l’État paie le manque à gagner des fournisseurs de gaz. De plus, le tarif réglementé de vente (TRV) n’est plus disponible depuis la loi Energie et Climat adoptée en 2019.

Prix du gaz
Source : Pixabay

Cela voudrait dire que ceux qui bénéficient d’un contrat d’Engie vont bientôt changer de contrat. Quand exactement ? Les contrats seront valables jusqu’au 30 juin 2023.

L’évolution du prix du gaz en 2021

Depuis l’année dernière, le prix du gaz a déjà commencé à flamber. Pour les foyers qui utilisent du gaz pour cuisiner et pour se chauffer, rien que la hausse de prix de l’année dernière constitue une véritable dépense du budget familial.

Par ricochet aux prix du gaz sur le marché international, les consommateurs français subissent des augmentations sans précédent. La Commission de Régulation de l’énergie (CRE) récapitule les hausses pratiquées par Engie ces derniers mois.

Voici les chiffres :

  • Juillet 2021 : +10 %
  • Août 2021 : +5 %
  • Septembre 2021 : +8,7 %
  • Octobre 2021 : +12,6 %
  • Novembre 2021 : +15 %

En tout, entre juillet et novembre 2021, l’augmentation a atteint plus de 50 %. Heureusement, en 2022, le gouvernement à l’époque avait mis en place un bouclier tarifaire qui fixe les prix du gaz à la hauteur du taux réglementé en octobre 2021.

« Nous mettons en place un bouclier tarifaire. Concrètement, pendant tout l’hiver prochain, le tarif du gaz ne dépassera jamais le niveau d’octobre 2021 », a déclaré l’ex-Premier ministre Jean Castex.

Stock de gaz : la France est-elle en sécurité ?

Toutes ces pénuries de gaz ont commencé quand le Kremlin a décidé de limiter ses exportations vers l’Europe. Si cet approvisionnement est totalement coupé, qu’adviendra-t-il de la France ?

Pas de panique, selon Le Parisien, après l’Italie, la France est la seconde en ce qui concerne les réserves de gaz. D’après le journal quotidien, nous disposons de 3 terminaux méthaniers.

À savoir, à :

  • Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique)
  • Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)
  • Dunkerque (Nord)

Ce sont des établissements permettant de regazéifier du gaz naturel liquéfié. Ces stations permettent à la France d’importer du gaz liquéfié depuis la Norvège (36 %) et l’Algérie (8 %). Ce qui représente 44 % des importations de gaz en France.

Qui plus est, 40 % du gaz européen est importé depuis le grand pays. En revanche, seuls 17 % vont en France. Ainsi, dans le pire des scénarios, s’il n’y a plus d’exportation, ce n’est pas la France qui en sera la première victime.

Pour vous rassurer, les réserves de gaz en France actuellement peuvent tenir jusqu’à la fin de l’hiver. Rappelons-le, les fournisseurs de gaz en France ont l’obligation d’effectuer des stocks de gaz pour plusieurs mois.

Le prix du gaz pourrait changer, mais l’État assure qu’il n’y aura pas de coupure durant cet hiver. Par ailleurs, relativement à cette situation de 2023, le gouvernement a prévu d’offrir des chèques d’énergie exceptionnelle aux foyers les plus modestes.