Voici les Français qui vont toucher le chèque énergie exceptionnel de 100€ minimum d’ici la fin 2022 !

D’ici la fin de l’année, un chèque énergie sera versé à 12 millions de foyers français. Un chèque de minimum 100 €. On vous dit tout !

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En ce moment, l’inflation fulgurant ne cesse de faire des victimes. En effet, de nombreux foyers ne parviennent pas à finir le mois après avoir versé les montants essentiels. Des frais tels que l’eau, l’électricité ou le gaz. Tous les prix ont connu des hausses sans précédent. Le gouvernement a déjà tenté d’amortir cette hausse. En effet, le gouvernement français a instauré un bouclier tarifaire pour le bien de la population. Or, dès janvier 2023, le bouclier tarifaire du gouvernement sur l’énergie va être allégé. De ce fait, les tarifs connaitront une hausse de 15 %, et ce comme l’a annoncé Elisabeth Borne, ce mercredi 14 septembre. Des chèques énergie se trouveront donc versés à 12 millions de foyers français cet hiver. Et ce, pour tenter de faire face à la hausse des prix. On vous dit tout ! 

Un chèque énergie exceptionnel 

Afin de soulager les foyers les plus défavorisés, le Premier ministre Elisabeth Borne a annoncé ce mercredi que des chèques énergie exceptionnels se verront versés à 12 millions de ménages français. Et ce, d’ici à la fin de l’année dans le but de pallier la hausse des prix du gaz et de l’électricité. Le coût total de l’opération représente environ 1,8 milliard d’euros et reste à la charge de l’État.

« Ce ne sont pas les Français en situation de précarité énergétique sur qui les efforts doivent reposer », a déclaré Elisabeth Borne. Ce chèque variera de 100 euros pour un couple avec deux enfants et un revenu net de 3 000 euros. Et allant jusqu’à 200 euros pour une mère célibataire avec deux enfants touchant le salaire minimum, selon le chef du gouvernement. Le chèque énergie pourra aussi servir pour le chauffage au fioul ou au bois. Et ce, comme l’a précisé la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

De manière plus détaillée, le chèque énergie de 200 euros profitera aux 20 % des foyers les plus pauvres. Tandis que les foyers des déciles 3 et 4, compris entre les 20 % les plus pauvres et les 60 % les plus riches, percevront un chèque énergie valant 100 euros.

Un geste insuffisant ? 

Toutefois, selon l’association de défense des consommateurs CLCV, ce geste reste bien trop insuffisant. En effet, cette association attend « une plus forte revalorisation du chèque énergie et une extension aux couches moyennes. Le chèque énergie pourra se situer entre 200 euros et 600 euros selon les revenus ».

En 2022, le chèque énergie, d’une valeur de 48 à 277 euros, concernera 5,8 millions de foyers français. Le gouvernement leur avait déjà fait parvenir un premier chèque exceptionnel de 100 euros en décembre 2021. Et ce, pour faire face à la flambée des prix de l’énergie. Ce chèque va permettre notamment de réaliser un meilleur repérage des foyers qui se trouvent dans le besoin immédiat.

Une hausse des prix de 15 %

Ce nouveau chèque énergie exceptionnel contribuera à limiter les effets de la diminution du bouclier tarifaire à partir de 2023. En effet, les tarifs régulés de l’électricité et du gaz connaîtront une augmentation de 15 %. Cette hausse prendra effet dès janvier dans le cas du gaz et dès février pour l’électricité. Cette hausse correspond en moyenne à une augmentation de la facture d’environ 25 euros par mois pour les ménages qui se chauffent au gaz. Et une augmentation de 20 euros pour ceux qui se contentent de l’électricité. Cette augmentation représente 8 à 9 fois moins que si les prix fixés avaient pu être alignés sur ceux du marché. Cette augmentation des tarifs réglementés de l’énergie affecte tous les foyers et les copropriétés. Ainsi que les logements sociaux, les petites entreprises et même les petites communes.

« Nous le savons bien cette augmentation de 15 %, même au lieu de 120 %, n’est pas anodine pour de nombreux Français », a souligné Elisabeth Borne. « C’est l’engagement que nous prenons. L’écart ne sera pas sur les factures des consommateurs. En 2024, ou plus tard, il sera pris en charge par l’État », a-t-elle confié. Selon le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, ce nouveau bouclier tarifaire coûtera 16 milliards d’euros. « Pour être tout à fait précis, il coûtera 11 milliards d’euros pour le gaz et 5 milliards pour l’électricité », a donc expliqué le ministre de l’Économie. Depuis le mois d’octobre 2021, les prix du gaz se voient gelés et la hausse des prix de l’électricité ne dépasse pas 4 %.