L’eau du robinet placée sous surveillance dans 105 villes à cause des pesticides, le choc !

C’est dans plus de 105 villes des Hauts de France que l’eau du robinet est surveillée à cause de la contenance en pesticides.

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Depuis peu, des communes de Hauts-de-France sont sous surveillance. Du moins, c’est l’eau du robinet qui semble poser problème. En effet, le niveau de pesticide observé est alarmant. Ce qui a donc conduit l’Agence régionale de santé à mettre en place une surveillance renforcée pour ces 105 communes. On vous explique tout ici.

L’eau du robinet et les pesticides

L’Agence régionale de santé, ARS, des hauts-de-France, parait bien préoccuper par l’eau du robinet de cette région. En effet, les métabolites de chloridazone restent trop présents. Et justement, une présence trop importante de ces derniers peu devenir dangereuse. Ils sont bien souvent utilisés pour tout ce qui se rapporte à la culture des betteraves. Mais depuis deux ans, ce pesticide devrait être moins présent. Ainsi, c’est tout de même 45 communes qui restent placés sous surveillance renforcée et 60 autres qui auront droit au même traitement

La mesure pour surveiller l’eau du robinet a semblé mise en place ce jeudi. De cette façon, l’Agence régionale de santé pourra garder à l’œil le taux de présence de ce pesticide. Ainsi, si la concentration de ce dernier devait devenir trop importante, il serait possible de prendre à temps les mesures nécessaires, même si cela engendre des restrictions. 

La surveillance

Ainsi, pour la première phase de surveillance renforcée de l’eau du robinet, cela ne concerne pour le moment “que” 45 communes. Il paraît donc chercher la contenance précise de la substance dans l’eau. Cette dernière excède les 3μg/L que le ministère de la Santé. Cela se répercute au final sur plus de 13 500 habitants, et 39 de ces villes sont dans l’Aisne. 

Cette mesure concernant l’eau du robinet reste contenue dans la réglementation européenne. En effet, les contrôles restent un “principe de précaution”. En 2007, c’est l’Autorité européenne de sécurité des aliments qui avait “écarté un risque pour la santé humaine associé” à ce pesticide. 

Pour ce qui en résulte de cette surveillance de l’eau du robinet, elle paraît faite tous les 15 jours jusqu’à la fin de ce mois. Et ce n’est qu’après avoir vu les résultats qu’une potentielle décision pour restreindre l’usage de cette eau pourra rester prise. Et ce seulement si la concentration est toujours en excès. 

L’Aisne principale victime

Pour ce qui résulte de la deuxième phase de surveillance de l’eau du robinet, ce sera cette fois 60 communes de surveillées. En effet, la concentration en métabolites de chloridazone de la région doit rester en dessous des 3 μg par litre. Ainsi, il s’agit d’assurer une sécurité dans la durée. Et encore une fois, 40 des villes se trouvent dans l’Aisne. Ainsi, c’est le département le plus touché. 

À côté de cela, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a une mission. Celle de fixer une valeur à ne pas dépasser de façon définitive pour ce qui en est de la concentration de ces métabolites. Quand celle-ci semblera mise en place, elle remplacera de façon immédiate et définitive sa valeur actuelle pour l’eau du robinet. Le préfet de l’Aisne a paru rassurant “En France, nous sommes extrêmement prudents. C’est la première fois que nous prenons autant de mesures pour un métabolite que l’on ne connaît pas”.