Tournesol, colza, olive… voici les huiles alimentaires qu’il faut toujours privilégier !

Avec la récente pénurie en huiles alimentaires, la question se pose sur les meilleures ou celles à privilégier.

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Les huiles alimentaires sont une base de notre cuisine en France. On a d’ailleurs pu voir le mécontentement quand l’huile de tournesol a fini par manquer. Mais même si elles ont l’air similaires, elles sont bien toutes différentes. En effet, que ce soit en termes de micronutriments ou même de prix, cela varie beaucoup. Et bien qu’elles soient grasses, elles participent à une bonne alimentation. D’ailleurs l’huile de foie de morue pourrait même aider à la perte de poids ! On vous explique tout sur comment choisir la meilleure huile pour vous. 

 

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Les huiles alimentaires l’explication

Pour parler des huiles alimentaires et donner des précisions, c’est la Directrice de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique, Marie-Caroline Michalski qui s’exprime. Elle déclare ainsi que “D’un point de vue nutritionnel, c’est d’abord le profil en acides gras qui va être intéressant”. 

Elle explique ainsi que pour les huiles alimentaires “Les acides gras saturés sont des molécules droites et rigides, présentes notamment dans les huiles de palme et de coco. Comme nous en consommons déjà suffisamment par rapport aux recommandations nutritionnelles, ce n’est pas la peine d’augmenter nos apports. Quant aux acides gras mono-insaturés, qui sont des molécules plus souples, on pourrait les augmenter, par exemple avec de l’huile d’olive”. 

Les huiles végétales

La directrice continue en expliquant que les huiles végétales sont riches en oméga 3 et en oméga 6. “Notre organisme a besoin de ces acides gras essentiels qu’il ne peut pas fabriquer lui-même. Cependant, un bon équilibre est nécessaire, qui correspond à cinq oméga 6 pour un oméga 3. Si l’on consomme trop d’oméga 6 par rapport aux oméga 3, cela peut favoriser les réactions inflammatoires. Or, dans notre alimentation occidentale, nous avons déjà tendance à en consommer trop. Il n’y a donc pas lieu d’augmenter davantage notre consommation d’huiles riches en oméga 6 et pauvres en oméga 3, comme le tournesol par exemple”. 

Ainsi, de nombreuses huiles alimentaires végétales peuvent devenir intéressante. Comme par exemple l’huile de pépins de raison. Mais cette dernière doit se consommer avec modération et surtout avec des oméga 3 en complément pour un meilleur apport. 

Olive et Colza

La directrice déplore ainsi que “90 % des Français ne couvrent pas leurs besoins en oméga 3 végétaux (2 g/jour), alors qu’il suffirait d’incorporer dans son alimentation quotidienne deux cuillères à soupe d’huile de colza”. Ainsi, les huiles alimentaires qu’elle recommande sont plutôt celles riches en Oméga 3 comme l’huile de Colza. 

Mais elle semble aussi recommandée un incontournable des huiles alimentaires du sud : l’huile d’olive. “Elle contient 70 % d’acide oléique (oméga 9) et un peu d’oméga 6, ainsi que des polyphénols, qui sont des composés globalement bénéfiques pour la santé (antioxydants, anti-inflammatoires…)”. Ainsi, que ce soit pour le gout ou pour les apports, cette huile reste particulièrement appréciée. 

Les huiles alimentaires et les vitamines

Mais l’une des huiles alimentaires qui semble rester dans le Top 1 des utilisations est celle de tournesol. En revanche, elle paraît pourtant très riche en oméga 6 “mais les ingénieurs agronomes ont développé une variété de tournesol qui produit plus d’acide oléique pour limiter ce problème : le tournesol oléique ”. Mais en plus de cela, elle reste aussi très riche en vitamine E qui est un très bon antioxydant.

Pour ce qui est d’une autre huile alimentaire très courante, il y a l’huile de soja. Cette dernière se distingue par sa concentration en vitamine K. Elle a donc environ 362 microgrammes pour 100 g de cette huile. 

En revanche, les huiles alimentaires ont quelque manque. Notamment, elles ne contiennent pas de vitamines A et D. Mais la directrice de recherches précise que “en France, les huiles peuvent être enrichies en vitamine D pour répondre à la situation de déficit de la population pour cette vitamine”.  Et ajoute que “les huiles et matières grasses contribuent à une bonne absorption dans l’organisme des différentes vitamines liposolubles (A, E, K, D) et autres antioxydants liposolubles présents dans les aliments, notamment dans les légumes. Il est donc important d’assaisonner les légumes avec une huile ou matière grasse pour en optimiser les bienfaits”.