Réforme des retraites : voici tous les problèmes avec le projet du Président de la République !

Cela fait déjà plusieurs longues semaines que la réforme des retraites fait bien parler d’elle. Mais dans ce projet, il y a quelques soucis.

Source : Getty Images

La réforme des retraites n’est pas un nouveau projet. En effet, cette dernière devait déjà avoir lieu il y a déjà quelque temps. Mais avec la pandémie mondiale, cela ne semblait pas être la priorité. Comme quoi même dans le mal il y a du bon. Mais désormais que ce souci parait stabilisé, le projet reprend de l’importance. En effet, Emmanuel Macron trouve que le système de retraites actuel reste une perte en terme d’économie. C’est pourquoi il souhaite y apporter des modifications. Et même si ce projet ne semble pas encore complet, il reste bien critiqué. On vous explique tout ici. 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Micromédia (@micromedia_off)

La réforme des retraites, une priorité

C’est Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement qui tient à jour les Français de l’avancement de cette réforme des retraites. En effet, il a fait savoir récemment que “toutes les pistes” restent étudiées. C’est d’ailleurs ce mercredi qu’il a pu prendre la parole depuis l’Élysée à ce sujet. Il faut dire que bien qu’elle n’enchante pas beaucoup de Français, beaucoup souhaite rester au courant. Car cela peut avoir un gros impact sur leurs vies et leurs carrières

Parce que c’est Emmanuel Macron qui a déclaré que cette réforme des retraites ne pouvait plus attendre. Il souhaitait qu’elle rentre en vigueur l’été prochain. Mais des rumeurs courent selon lesquelles, si cela semble possible, cela pourrait prendre place dès cet automne. C’est donc un retour bien brusque après tant de temps à rester oublié tant les autres soucis prenaient le dessus. Pour le moment, cette réforme reste très floue.

Le gouvernement ne parait pas encore décidé à quelles mesures mettre ou non de façon définitive. L’une des mesures qui parait clairement défini reste bien de repousser l’âge de départ à la retraite. En effet, une retraite trop tôt comme actuellement parait créer un déficit budgétaire. Et Le Président de la république souhaite régler ce souci au plus vite. Ainsi, l’âge de départ passerait de 62 ans à 65 ans. De cette manière, les travailleurs continueraient une carrière plus longue. Mais un doute parait planer. 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par C dans l’air (@cdanslair)

Un passage par le PLFSS ? 

C’est ainsi le porte-parole du gouvernement qui a pu déclarer au sujet de la réforme des retraites que “Les modalités opérationnelles, à commencer par les modalités législatives, ne sont pas à ce jour connues”. Mais il continue en déclarant que “la piste qui nous conduirait à proposer une réforme à travers le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS)” d’après Ouest France. Mais les syndicats trouvent cela “brutale” et emploient même les termes de “mesure cachée”. 

Le professeur d’économie gestion à l’Université de Lille 1 a bien vite déclaré que “Ce genre d’initiative sent, de fait, l’expédient politique. Difficile de ne pas y voir une volonté de ne pas débattre, puisque le budget compte parmi les textes de loi qui ne peuvent pas ne pas voter. C’est une question pratique : il faut pouvoir payer les fonctionnaires l’année prochaine, par exemple”. Toujours d’après ce professeur au sujet de la réforme des retraites, c’est un “coup politique”. Mais pourtant il assure que cela semble toujours cohérent avec la Vᵉ République

Il ajoute aussi “Elles ont été pensées pour laisser les coudées franches aux gouvernements, pas pour les contraindre”. Ainsi, pour cette réforme des retraites, le Président de la République pourrait facilement prendre une telle décision. Et il n’aurait aucun mal à la mettre en place. 

Et la démocratie ? 

Ainsi, pour cette réforme des retraites, on ne peut pas remettre en doute la démocratie d’une telle mesure. En effet, cette dernière reste en accord avec les institutions de notre République. Mais ce n’est pas, car elle reste en accord, que le peuple, lui, la prendra bien. En effet, il risque d’y avoir une forte vague de mécontentement. Le professeur continue en disant d’ailleurs que “Aujourd’hui, il y a une forte attente de participation commune, à laquelle l’exécutif a fait mine de vouloir répondre en évoquant des débats et la convocation de conventions collectives”. Il ajoute également que “Faire voter la réforme des retraites comme un simple amendement du PLFSS, c’est l’application d’un programme centré sur les obsessions d’un groupe restreint de hauts-fonctionnaires qui décident de tout au sommet. Ce n’est pas joué la carte du consensus, de l’apaisement ou renvoyer le message d’une politique changée”. 

Mais le mécontentement n’est clairement pas le seul souci qui se pose avec cette nouvelle réforme des retraites. Alexandre Delaigue déclare d’ailleurs “Il faut solder ce sujet, arrêter d’en parler tout le temps : entretenir le sujet de la sorte, laisser planer le spectre de réformes qui se succèdent les unes après les autres, c’est bloquer toute visibilité pour les Françaises et les Français qui ne savent jamais à quelle sauce ils seront mangés. Leur seule certitude c’est que la retraite dont ils bénéficieront demain est regardée dès aujourd’hui par la classe politique qui, de facto, y voit une marge de manœuvre budgétaire potentielle”. Et ajoute aussi que “Nous avons besoin d’un système pérenne plutôt que d’un flou permanent, qui entretient l’angoisse et les mauvaises politiques”. 

La réforme des retraites, une nécessité ? 

Cette réforme des retraites qui parait finalement aussi complexe à mettre en place qu’à accepter.  Elle reste une nécessité selon le chef de l’État. En effet, c’est par souci économique qu’Emmanuel Macron souhaite faire passer l’âge de la retraite à 65 ans au lieu de 62 ans. De cette façon, il souhaite aussi que la durée de cotisation s’allonge. De cette manière, les Français travailleront davantage et plus longtemps. Ainsi, les retraites représenteront un moins lourd budget. Le Conseil d’orientation des retraites craint “une aggravation du déficit dans les années à venir, après un petit passage au vert”. 

Alexandre Delaigue continue son explication au sujet de la réforme des retraites en disant que “La nécessité de la réforme des retraites se discute. Depuis très longtemps, elle est jugée nécessaire, car elle répond d’une volonté de réduire la progression du poids des pensions dans le PIB. Aujourd’hui, il est d’environ 16% Sans intervention, il restera forcément amené à croître, compte tenu du vieillissement de la population française. Or, une série de rapports et d’études estiment qu’il faudrait plutôt le ramener à 14% pour éviter des problèmes économiques”. 

L’enseignant finit de s’exprimer sur la réforme des retraites en déclarant “L’autre aspect, à ne surtout pas perdre de vue, c’est la dimension budgétaire. Les pensions de retraite constituent aujourd’hui le gros morceau dans lequel aller chercher des marges de manœuvre supplémentaires. L’éducation, la santé, la défense sont autant de domaines qu’il n’est plus possible de toucher. L’action budgétaire ne peut donc que se concentrer sur les retraites et cela ne traduit pas nécessairement une réflexion sociétale poussée sur ce que devrait être le bon âge de départ ou la place du travail”.