Électricité : gros changement à prévoir sur le prix de l’énergie, on vous dit tout

Invitée dans l'émission Le Grand Jury sur RTL, la ministre Agnès Pannier-Runacher a évoqué les "évolutions tarifaires" demandées aux fournisseurs d'énergie, afin de s'adapter à la "sobriété énergétique".

Source : IStock

Alors que les prix de l’énergie grimpent en flèche, les Français sont inquiets face à l’approche de la période la plus froide de l’année.

 

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Ce dimanche 11 septembre, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher était l’invitée de l’émission Le Grand Jury sur RTL dans le cadre de l’augmentation du prix de l’électricité en France.

Moins consommer d’électricité aux heures de pointe

Au regard de l’incertitude qui plane sur l’approvisionnement en énergie pour l’hiver prochain, le gouvernement a lancé sa campagne pour promouvoir la sobriété énergétique. Ce dernier incite les Français à moins consommer, en particulier aux heures de pointes.

Le prix de l’électricité doit encore augmenter en février 2023.« Il faut amortir cette augmentation naturelle du prix pour les Français », explique Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, invitée du Grand Jury dimanche 11 septembre sur RTL.

La ministre indique également que les fournisseurs d’énergie « EDF, Engie, Total sont en train de « finaliser des propositions d’évolution tarifaire » et que de nouveaux tarifs seront proposés « pour le courant du mois de septembre ». Elle a également tenu à rappeler l’importance de « faire ses propositions de tarifs » pour les fournisseurs d’énergie à destination des clients. Et qu’ils « fassent la promotion de ces tarifs, qu’ils soient connus (…) et d’avoir un courrier pour chaque consommateur ».

Ainsi la ministre a annoncé la mise en place rapide d’une nouvelle tarification heures pleines/heures creuses « dans le courant du mois de septembre« . Et d’ajouter : « Vous avez un deuxième système de pointe mobile, c’est-à-dire que les jours où nous consommons le plus, vous payez très cher votre électricité, mais vous payez nettement moins cher tous les autres jours de l’année ».

Lors de son interview, la ministre a rappelé que « les Français bénéficient d’un tarif régulé qui a augmenté de 4% en 2022 alors que la hausse aurait dû être 10 fois supérieure« . Et d’ajouter que « Le gouvernement a pris ses responsabilités pour amortir la hausse du coût de l’électricité. Notre démarche sera la même l’année prochaine », promet-elle. Les arbitrages du gouvernement bientôt présentés dans les prochains jours« .

Les ministres s’impliquent

Outre le levier du tarif régulé, le chèque énergie devrait également survivre. « On m’a demandé de travailler sur diverses hypothèses de chèque énergie. Afin qu’il soit mieux ciblé« , a expliqué la ministre, mettant l’accent sur le fait que ces mesures seront réalisées dans le respect des 5% de déficit public.

La ministre de la Transition énergétique a abordé aussi la transparence des géants de l’énergie envers leurs clients. Une communication claire concernant le suivi de leur consommation en est un exemple.

De son côté, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, a également affirmé au micro de LCI ce lundi 12 septembre qu’une « hausse contenue et raisonnable. » appliqué début 2023 sur les prix de l’électricité. « Quand vous avez un prix du gaz qui prend 100, 110, 150% en quelques mois, il serait complètement irresponsable de faire peser la charge de cette augmentation. Uniquement sur le budget de l’Etat » a expliqué le ministre.

Quant à la ministre du gouvernement, Elisabeth Borne, elle, a rappelé « les deux systèmes » de consommation qui fonctionnent en France : « Vous avez le système d’heures pleines/ heures creuses, connu dans les années 1970-1980. ». Lors des heures pleines, « vous payez plus cher », soit « le matin 8 heures -13 heures » et le soir vers « 18 heures -21 heures ».

Quel est le prix de l’électricité en France et en Europe ?

 

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Selon les dernières données d’Eurostat, le prix du kWh en France atteint 0,1946 euro en 2021, soit bien moins que la moyenne des 27 pays de l’Union européenne (0,2203 € / kWh). Le tarif bien plus élevé dans des pays comme l’Allemagne (0,3193 €/ kWh), le Danemark (0,2900 € / kWh) et la Belgique (0,2702 € / kWh).