Revalorisation des aides sociales : voici les catégories de Français qui ne sont pas concernés

Si la plupart des Français sont heureux de voir les aides sociales être revalorisées, tous ne toucheront pas lesdites aides.

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Le Sénat a validé le projet de loi concernant le pouvoir d’achat des Français. Les aides sociales ainsi que les pensions de retraite vont donc s’augmenter de 4% afin de lutter contre l’inflation. Une belle nouvelle pour les bénéficiaires. Pour les autres, aucun changement. Ils doivent faire face à la hausse des prix sans aide de la part de l’État, qui considère qu’ils peuvent se débrouiller compte tenu de leur ressource.

Les aides sociales revalorisées

Le 4 août, Bruno Le Maire s’est félicité pour la décision validée par le Sénat. Les sénateurs, la veille, ont adopté en première lecture le second volet des mesures en soutien au pouvoir d’achat. Des mesures qui vont dès lors pouvoir se mettre en place. Les débats ont sembl » animés, longs. Finalement, la revalorisation de 4 % des prestations sociales, des minimas sociaux et des retraites va bien voir le jour. Mais pour la dernière, les délais sont trop courts pour permettre cette augmentation dès le 9 août, comme initialement prévu. En septembre, les retraités toucheront l’augmentation pour le mois de juillet et pour le mois d’août. Le RSA, de son côté, passe de 575 euros à 598 euros. 

Les logements n’ont pas été oubliés avec l’augmentation des APL de 3.5 %, tandis que l’augmentation des loyers a été plafonnée à 3.5 % pendant un an, à partir du 15 octobre prochain. Ces mesures ne font pas l’unanimité et ont semblé massivement critiquées sur les réseaux sociaux. Les internautes reprochent à l’État de jouer avec les chiffres alors que le gouvernement est responsable de la baisse des APL par le passé.

En outre, une prime exceptionnelle de rentrée sera versée le 15 septembre prochain. D’une valeur de 100 euros (plus 50 euros par enfant), elle a pour but d’aider les Français à faire les courses alimentaires. 

 

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Qui sont les Français privés de cette revalorisation des aides sociales ?

Ce sont ceux qui, de base, n’ont pas le droit à ces aides sociales, tout simplement. Les actifs qui gagnent suffisamment leur vie pour ne pas avoir droit à la prime d’activité ou au RSA. Les élèves non boursiers se retrouvent eux aussi sans aide, tout comme les personnes valides avec un salaire élevé. Les personnes handicapées qui ont un conjoint qui gagne trop ne semblent pas concernées. Mais c’est sur le point de changer. En effet, la loi concernant la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapées a été votée. Mais elle n’entre en vigueur qu’en 2023. 

Les aides sociales doivent venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. L’État ne peut pas aider tout le monde pendant la crise, et encore moins ceux qui gagnent bien leur vie. Certaines personnes qui semblent à peine au-dessus du seuil (cela se joue parfois à quelques euros près) auraient pourtant bien besoin de ces aides. Car la crise liée à la hausse de l’inflation semble loin de se terminer.

 

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Le pic de l’inflation pas atteint avant 2023 ?

C’est ce qu’annoncent les économistes depuis quelques mois. Il s’annonce que le pic de l’inflation pourrait n’être atteint que l’année prochaine. Cela laisse penser que les prix vont continuer d’augmenter jusqu’à la fin de l’année. Une aide en revanche concerne tout le monde : la remise de trente centimes à la pompe. Les Français qui font le plein régulièrement ont évidemment vu la différence. Depuis le 1er septembre, et jusqu’au 1er novembre, l’État fait baisser le prix au litre de 30 centimes. Après le 1er novembre, et jusqu’à la fin de l’année, la ristourne baisse à 10 centimes.

Un coup de pouce indispensable pour les automobilistes qui utilisent la voiture tous les jours et pour qui le plein d’essence est un puits financier qui n’a pas de fond. Cette aide est proposée d’office dans toutes les stations service. Contrairement à la plupart des aides, elle ne semble pas versée en fonction des ressources : tout simplement car cela ne peut pas se mettre en place.

Avec ou sans aides sociales, le but pour les Français est aujourd’hui de s’accrocher en attendant la fin de cette période de crise.