Internet : allez-vous perdre le réseau cet hiver ? On vous explique

Une pénurie d’Internet s’annonce en France et risque de provoquer quelques coupures cet Hiver. Allez-vous être concernés ?

Source : iStock

Il va sans doute falloir se confronter à un hiver avec des difficultés à gérer l’approvisionnement en internet des Français. De ce fait, les opérateurs télécoms redoutent des coupures d’Internet pendant l’hiver. Selon eux, la pénurie d’énergie pourrait venir perturber les réseaux de télécommunications. Ils pointent du doigt une des mesures envisagées par le gouvernement pour soulager le réseau électrique. Quelles sont les causes des coupures d’internet ? Quelles mesures pourraient se retrouver en place pour confronter ce problème ? On vous dit tout ! 

Les causes des coupures d’Internet

La menace d’une pénurie d’énergie se propage dans toute l’Europe. Depuis le début de ses conflits de nos voisins de l’est, les pays européens se retrouvent avec de grandes difficultés d’approvisionnement en électricité. Quelques mois avant le début de l’hiver, la France envisage déjà des coupures d’électricité ponctuelles. Elles se trouveront mises en place dans le but de soulager le réseau. Elisabeth Borne, la Première ministre, a donc admis que des opérations de« délestages » pourraient avoir lieu dans l’Hexagone. De ce fait, le gouvernement pourrait décréter des coupures ciblées et temporaires de l’approvisionnement. Pour économiser l’énergie, l’administration Macron demande aux Français d’adopter les bons gestes de consommation. 

La crise énergétique qui se profile en France ne s’arrête pas là, elle se propage également dans toute une partie de l’Europe. Au vu de la situation actuelle de nos voisins de l’est et le choix de certains pays européens de ne pas prendre parti, des sanctions sont tombées. Ces sanctions affectent l’approvisionnement en énergie. Et ce contexte pourrait donc provoquer d’importantes coupures d’Internet, d’électricité… Y a-t-il ainsi des coupures en perspective ? 

Des coupures en perspective ?

Dans ce contexte, les opérateurs télécoms craignent que les réseaux fixe et mobile ne rencontrent des perturbations dans le courant de l’hiver. Interrogée par nos confrères du Figaro, Liza Bellulo, secrétaire générale de Bouygues Télécom et présidente de la Fédération Française des Télécoms, explique : « sans électricité, les relais mobiles ne fonctionnent plus, or, 95% des communications d’urgence transitent par ces réseaux ». Pour la Fédération Française des Télécoms, les opérations de délestage pourraient se trouver dans l’obligation de compromettre le bon fonctionnement des réseaux de télécommunications. De plus, le redémarrage « d’une antenne qui a été complètement arrêtée est un processus complexe », souligne Liza Bellulo.

 

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Pour ajouter aux problèmes, les coupures d’électricités risquent de ne pas se trouver les seuls. Pour baisser les dépenses énergétiques liées aux transports, le télétravail pourrait à nouveau se répandre dans les métiers possibles. En effet, cela reste l’une des mesures préconisées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Sous une pression de consommation, les entreprises demanderaient à leurs salariés de travailler de chez eux. Et ce, pour réduire leur consommation de chauffage et d’électricité. Dans ce cas de figure, de nombreux télétravailleurs se retrouveront dépendants d’Internet pour assurer leurs tâches. « Pour réduire les dépenses de transport, il pourrait être demandé aux salariés qui le peuvent de télétravailler. Mais qu’en sera-t-il si Internet est coupé, faute de courant ? », s’inquiète Liza Bellulo.

Accélérer le déploiement de la fibre et de la 5G

Pour réduire la consommation excessive et donc des coupures d’Internet, les opérateurs recommandent d’accélérer les technologies telles que la fibre optique. Comme le souligne Liza Bellulo, la fibre optique reste « moins énergivore que le cuivre ». Même Thomas Reynaud, le directeur général d’Iliad, pense la même chose. Le dirigeant estime « un non-sens énergétique d’avoir deux réseaux télécoms en parallèle, l’un en fibre optique et l’autre en cuivre ». Installé dans les 1970, tout le réseau ADSL se retrouvera de manière progressive démantelée par le grand des réseaux, Orange.

Du côté de la 5G, la nouvelle norme qui va remplacer la 4G, elle consomme beaucoup moins d’énergie que la 4G. Selon une étude de Nokia, « les réseaux 5G sont jusqu’à 90 % plus efficaces en matière d’énergie par unité de trafic que les anciens réseaux 4G ». En effet, la 5G utilise moins d’énergie pour se connecter. « À chaque nouvelle génération de téléphonie mobile, l’empreinte environnementale baisse », souligne Liza Bellulo. Toutefois, la fibre et la 5G ne constituent pas des solutions d’urgence. Le déploiement de ces technologies s’inscrit « dans le long terme ». Le secteur se trouve en quête de solutions plus rapides pour « passer l’hiver ».