Réforme des retraites : Élisabeth Borne s’exprime et donne de nouvelles infos

Le gouvernement va-t-il aller au bout de sa réforme des retraites qui a engendré tant de critiques ? La première ministre nous le dit !

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Durant son premier mandat, Emmanuel Macron veut mettre en place une réforme des retraites. Elle est pour lui indispensable, du fait de l’allongement de l’espérance de vie. Mais l’épidémie de Covid-19 vient contrecarrer ses plans. Il ne peut pas la mettre en place. Durant sa campagne pour exercer son second mandat, il remet cette réforme sur la table. Et malgré de nombreuses critiques, il est réélu. L’occasion parfaite pour lui de venir à bout de son projet.

La réforme des retraites va bien se faire

C’est la première ministre elle-même qui le dit sur France Inter. Pour elle, c’est même évident puisque cette réforme « reste un enjeu très important« . « On souhaite engager les discussions avec les organisations patronales et syndicales, on souhaite avoir des discussions évidemment avec les parlementaires« . Ces discussions « s’engageront après le Conseil national de la refondation« .

« On a un Conseil national de la refondation que le président de la République tiendra la semaine prochaine et dans la foulée on va avoir un programme de discussions, d’abord sur l’assurance chômage avec les organisations patronales et syndicales, mais il faut aussi qu’on puisse parler de ce sujet qui est un sujet complexe, il ne faut pas le nier« .

Elle ajoute en outre que « c’est important que chacun mesure que si on veut avoir un modèle social généreux, protecteur, il faut avoir des ressources et on ne peut pas se priver d’une partie de notre capacité de travail pour créer des richesses. C’est aussi important pour pouvoir demain financer la transition écologique« . La réforme des retraites est donc plus que jamais encore d’actualité. Mais certains Français y échapperont et pourront partir à la retraite à 62 ans et pas à 65 ans.

Réforme des retraites : qui peut arrêter de travailler à 62 ans ?

Une telle réforme ne peut évidemment pas se mettre en place d’un coup. À vrai dire, c’est petit à petit qu’elle va s’installer. Ainsi, l’âge du départ à la retraite va progressivement reculer, jusqu’à atteindre les 65 ans. La génération des personnes nées en 1961 se questionne. Pourront-elles partir, en 2023, à la retraite à 62 ans comme prévu ? Ou devront-elles prolonger de quatre mois comme le veut la réforme ?

Pour les personnes qui sont nées en 1960, il n’y a pas de suspens, elles ont ou auront 62 ans en 2022, elles ne sont donc pas concernées par la réforme. Mais pour les personnes nées en 1961 et 1962, ce n’est pas le cas. En revanche, certaines conditions, si elles sont remplies, peuvent vous aider à échapper à la réforme.

Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, il faut avoir validé le bon nombre de trimestres, à savoir 167. Si, alors que vous avez 62 ans, vous avez déjà atteint ce taux-là, alors vous pouvez tranquillement partir à la retraite malgré la réforme. En revanche, si vous souhaitez arrêter de travailler à 62 ans sans avoir validé le bon nombre de trimestres, alors vous ne pouvez pas bénéficier de la retraite à taux plein. Vous subissez une décote proportionnelle au nombre de trimestres manquants.

 

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Pourquoi le gouvernement pense que cette réforme est indispensable ?

Emmanuel Macron est sûr de lui et pense que cette réforme est indispensable pour l’avenir de la France. La première ministre a toujours été d’accord avec lui. En juillet dernier, elle indiquait que le système actuel comprenait trop de failles. Pour Emmanuel Macron et son gouvernement, des changements doivent obligatoirement être faits. 

« La transparence est une exigence, les faux-semblants sont un manque de respect pour nos concitoyens » dit Elisabeth Borne pour aborder la question de la réforme des retraites. Elle justifie pourquoi le gouvernement souhaite opérer des changements :

« Pour la prospérité de notre pays, pour bâtir de nouveaux progrès sociaux, pour qu’aucun retraité avec une pension complète ait une retraite à moins de 1100 euros par mois, oui nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps ». Cette réforme, « mon gouvernement la mènera dans la concertation avec les partenaires sociaux et les parlementaires. Elle n’est pas ficelée, elle ne sera pas à prendre ou à laisser, mais elle est indispensable ».