Retraite : voici pourquoi avoir un taux plein ne permet pas toujours l’intégralité de la pension

Vous vous apprêtez à partir à la retraite ? Attention, à 67 ans, une pension complète n’est pas garantie… On vous dit tout !

Source : iStock

Le départ du marché du travail ne constitue pas toujours l’étape la plus facile d’un parcours professionnel. Pour cause, elle se prévoit des mois, voire des années à l’avance pour certains. La retraite marque le passage à une nouvelle vie, à un nouvel environnement inconnu. Ce qui peut sembler effrayant après des saisons entières et de longs trimestres consacrés au travail. Toutefois, il ne s’agit pas de la seule raison pour laquelle les Français doivent s’inquiéter. En effet, il faut savoir que la retraite s’accompagne de toutes les questions (notamment financières). Mais également des nombreux pièges qu’il faut éviter si l’on ne veut pas voir sa pension réduite de façon significative. On vous dit tout ! 

Retraite : les pièges dont il faut se méfier

Parmi ces pièges, certains se révèlent très connus. Certains restent très classiques et concernent tous les futurs bénéficiaires d’une pension. Tandis que d’autres se montrent plus spécifiques. La première catégorie comprend toutes les erreurs possibles commises par l’administration, qu’il convient de débusquer. La seconde catégorie porte beaucoup plus sur des faits particuliers. Telle que la liquidation des droits à la retraite après une longue période de chômage, par exemple.

 

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Néanmoins, ne vous imaginez pas qu’il n’existe pas d’autres astuces. Le saviez-vous, par exemple, qu’il existe la possibilité de prendre sa retraite à 67 ans, l’âge automatique du taux plein, sans bénéficier d’une retraite à taux plein ? Comme l’explique le journal spécialisé Notre-Temps sur son site internet, le nombre de trimestres requis reste pris en compte dans le calcul du montant susceptible de revenir au pensionnaire. Parfois même en situation de pension tardive.

Le départ à 67 ans : une pension complète ?

Dans certains cas, les trimestres requis, calculés en fonction de la date de naissance, ainsi que l’âge du taux plein automatique, constituent « deux notions décorrélées ». Cela signifie qu’il devient possible de prendre sa retraite à taux plein sans avoir cotisé de manière suffisante. Ce qui a un retentissement sur le montant de la pension.

 

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Dans les faits, le nombre de trimestres acquis au régime général se voit toujours pris en compte. Et ce, pour déterminer le niveau de la pension à verser. Le salaire annuel moyen, établi sur la base des 25 meilleures années, fait l’objet d’une multiplication par le taux plein, qui correspond à 50 %. Le résultat obtenu se voit donc multiplié par un coefficient. Et c’est à ce moment-là que le montant des cotisations entre en jeu. 

Un salarié partant à 67 ans et n’ayant acquis « que » 140 des 167 trimestres requis devra, de ce fait, se contenter d’un coefficient de 84 % au lieu de 100 %. Soyez alors très vigilant lors de votre départ à la retraite. Une carrière professionnelle chaotique peut modifier de manière décisive le cours de votre vie future.

Retraite : le taux plein pour inaptitude

Il y a diverses méthodes pour obtenir le taux plein. L’âge, qui donne droit à un taux plein systématique, ne constitue que l’une d’entre elles. Ce système vise principalement à protéger les personnes dont la carrière a été irrégulière ou dont les revenus n’ont pas suffi à cotiser suffisamment pour bénéficier d’une retraite convenable. 

Toutefois, en cas d’incapacité, il existe également la possibilité de bénéficier du taux plein. Et ce, potentiellement avant même l’âge de 67 ans. Encore faut-il pouvoir prouver sa situation ! Mais une question subsiste : cela suffit-il à protéger un ancien travailleur du piège mentionné ci-dessus ? Hélas, non, estiment nos confrères. Le nombre de trimestres validés conserve toute son importance.