Réforme du RSA : voici le département qui veut réellement faire partie des territoires pilotes

Malgré la polémique qu'elle a suscité pendant la campagne présidentielle, la réforme du RSA devrait finalement bien avoir lieu.

Source : IStock

Le Revenu de solidarité active (RSA) pourrait changer prochainement. Les bénéficiaires toucheraient toujours une certaine somme par mois, mais devraient travailler en retour. L’idée est aberrante pour une partie de la classe politique, mais à droite et au gouvernement, on la soutient. À tel point que des territoires français vont déjà la mettre en place, avant une possible généralisation pour l’année 2024.

Une réforme du RSA qui occasionne des polémiques

Une partie de la classe politique s’est indignée quand les candidats Valérie Pécresse et Emmanuel Macron proposent de réformer le Revenu de solidarité active (RSA) en le conditionnant à 15 à 20 heures d’activité par semaine. Le président réélu compte bien mettre en place ce tout nouveau système et envisage même que ce tout nouveau RSA soit généralisé en 2024. Des territoires pilotes vont être mis en place pour tester ce nouveau procédé. Et l’Essonne, en Île-de-France, est candidate !

Le président du conseil départemental, François Durovray (LR) défend l’idée. « Nous avons 31 500 allocataires du RSA. C’est une de nos priorités. Nous avons mis en place une plateforme d’orientation et de référents pour chaque allocataire entrant dans le dispositif, par des diagnostics personnalisés de chaque situation, par la création de dispositifs innovants pour faciliter le retour à l’emploi comme le Pack Sortie RSA, le site JOB91, coachs emploi. »

Cette nouvelle formule ne peut être que positive selon lui puisque le chômage est de 6.5% en Essonne. Plusieurs secteurs (éducation, restauration, social, enseignement) sont en recherche active de nouvelles mains. « Il y a une opportunité exceptionnelle à ne pas louper. On a un vrai devoir de leur permettre de leur remettre un pied à l’étrier. » En outre, il existe un vrai enjeu financier pour le département, comme l’admet l’homme politique.

« Notre objectif est également de maîtriser les dépenses sociales, accrues pendant la crise sanitaire, et qui pèsent lourdement sur nos budgets, afin de préserver nos marges d’actions et d’investissements« .

 

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Avant la réforme du RSA, une revalorisation qui fait du bien

Le 4 août, Bruno Le Maire s’est félicité pour la décision validée par le Sénat. En effet, les sénateurs, la veille, ont adopté en première lecture le second volet des mesures en soutien au pouvoir d’achat. Des mesures qui vont dès lors pouvoir se mettre en place. Les débats ont été animés, longs. Finalement, la revalorisation de 4 % des prestations sociales, des minimas sociaux et des retraites va bien voir le jour. Mais pour la dernière, les délais sont trop courts pour permettre cette augmentation dès le 9 août, comme initialement prévu. En septembre, les retraités toucheront l’augmentation pour le mois de juillet et pour le mois d’août. Le RSA, de son côté, passe de 575 euros à 598 euros. 

Enfin, les logements n’ont pas été oubliés avec l’augmentation des APL de 3.5 %, tandis que l’augmentation des loyers a été plafonnée à 3.5 % pendant un an, à partir du 15 octobre prochain. Ces mesures ne font pas l’unanimité et ont été massivement critiquées sur les réseaux sociaux. Les internautes reprochent à l’État de jouer avec les chiffres alors que le gouvernement est responsable de la baisse des APL par le passé.

 

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Utiliser un simulateur pour tout savoir sur les aides sociales

En France, les aides proposées aux citoyens sont très nombreuses. En effet, entre les aides nationales, les aides régionales, les aides départementales, les aides locales… il est parfois difficile de s’y retrouver. Pire, on oublie souvent de demander certaines aides… alors qu’on y a droit. Une simple liste non exhaustive nous montre à quel point les aides sont variées : allocations familiales, allocation logement, allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), prime d’activité, revenu de solidarité active (RSA), allocation adultes handicapés, bourses scolaires, aide pour une complémentaire santé (ACS)…

Afin d’y voir plus clair, le gouvernement a mis en place un simulateur sur le site Mes droits sociaux. Ce site permet d’avoir accès à ces droits en cours. Mais il donne surtout l’occasion aux utilisateurs de simuler ses prestations. Il est accessible à tous, que vous soyez salariés, travailleurs indépendants, retraités, au chômage ou étudiants.

Le but du site est simple : mettre en évidence toutes les aides qui peuvent vous être proposées. Le montant des aides est également indiqué, tout comme les conditions d’attribution. Cela reste une simulation avec des montants qui restent indicatifs et pas forcément conformes à ceux que vous pouvez toucher.